Un week-end, une rencontre.. Partie 1

Tu étais enfin là, après avoir traversé une partie de la France pour me rejoindre. Je faisais les cent pas dans la gare depuis plus de deux heures, nerveuse, fatiguée, excitée, malheureuse.

Ton train n’était pourtant pas en retard, mais j’étais en avance. Depuis de longues heures, depuis cet après-midi où je t’avais appelé en t’avouant que je voulais te voir. Et tu étais venu, parti aussitôt, sautant dans le premier train qui te mènerait à moi.

Il était tard, et j’avais pu, en attendant ton arrivée, me remémorer ces dernières semaines, notre rencontre quinze jours plus tôt, alors que nous correspondions depuis des mois. Et puis, cela ne nous avait plus suffi, nous nous étions téléphoné, régulièrement puis tous les jours. Nous parlions simplement, de la vie, de nos vies, nous faisions connaissance, apprivoisions nos voix.

Jusqu’à il y a quinze jours, où un rassemblement était prévu, tu voulais y aller, tu avais déjà réservé ton train.. J’ai eu envie de te connaître, de te voir, de mettre un visage, un sourire sur ces écrits et sur cette voix que je connaissais maintenant si bien. Nous nous sommes retrouvés dans une gare, encore.. Je ne voulais pas y aller seule, et je souhaitais te rencontrer en tête à tête, avant de nous fondre dans la foule. Notre rencontre fut merveilleuse, douce et tendre, un brin de gêne aussi. Tu ne savais pas comment te présenter, je ne savais pas si je devais te faire la bise ou t’embrasser.

Tu as finalement tranché, une bise sur chaque joue, et un sourire, j’étais charmée. Le trajet fut de courte durée, et notre tête à tête était terminé. Chacun rejoignit les groupes qui s’étaient formés. Au fil de la soirée, je t’avais retrouvé à de nombreuses reprises, mais nous étions toujours entourés. Jusqu’à l’aube, où je te déposais devant cet appartement pour que tu puisses prendre un peu de repos, alors que moi, je finissais ma nuit avec quelques amis à discuter autour d’un petit déjeuner.

Je ne t’avais pas revu ensuite, et tu avais repris le train pour rentrer chez toi. L’intimité que nous avions dans nos échanges n’avait pu être retrouvée au milieu de cette centaine de personnes, cette foule où nous nous étions perdus. Mais ce soir, tu serais là pour moi, rien que pour moi.

J’étais malheureuse, et je te savais malheureux. Il nous manquait à chacun un compagnon de vie, et un compagnon de lit. Pendant ce temps où j’ai marché dans les moindres recoins de la gare à attendre ton train, je me suis demandée comment cette nouvelle rencontre pourrait bien se dérouler. Auras-tu l’audace de m’embrasser ? Oserai-je te dire que chaque minute passée loin de toi est un supplice ?

Mais te voilà, tu descends du train et je te repère aussitôt. Forcément, avec une tête de plus que la plupart des voyageurs, ça n’est pas très difficile ! Alors que toi, tu me cherches, tu tournes la tête à droite, à gauche, tu tournes sur toi-même. Puis tes yeux tombent sur moi et ne me quittent plus jusqu’à ce que je te rejoigne. Tu m’ouvres tes bras, m’entoures, une de tes mains dans mes cheveux. Je me sens toute petite, si fragile, mais qu’importe maintenant que tu es là !

Nous sommes restés longtemps ainsi, sans bouger, sans se dire un mot, puis un contrôleur nous demanda « de circuler », l’heure tardive ne permettant pas de rester sur le quai plus longtemps. Ainsi nous échangeâmes nos premiers mots :

– As-tu trouvé une chambre pour la nuit ? me demandais-tu.

– Je n’ai pas cherché, j’ai préféré t’attendre..

Tu compris mon désarroi, l’état dans lequel j’étais, incapable de prendre une décision, incapable de quoi que ce soit. Je t’avais attendu, sans même penser à manger, sans voir le temps qui passe, arpentant les couloirs de la gare qui devenaient déserts, inconsciente du danger potentiel, me repassant mentalement simplement le film de ces dernières semaines.

Tu passais un bras au dessus de mon épaule et m’entraînais vers la sortie de la gare. Sur la place, une enseigne lumineuse attira ton regard et tu dis simplement :

– Cela ira bien pour la nuit, n’est-ce pas ?

A l’hôtel, la réceptionniste nous demanda si l’on souhaitait un lit double ou deux lits simples. Tu me regardais les yeux interrogateurs. Un lit double, conviendrait parfaitement…

Nous étions au dernier étage, je m’apercevais en fermant les rideaux, que l’on n’ouvrirait plus du week-end, que l’on avait une très belle vue sur la gare.. Nous n’en profiterions pas cette fois là !

Nous étions un peu tendus, l’un et l’autre, ne sachant quoi dire, ne sachant quoi faire. Nos paroles avaient été minimalistes jusque là, ne s’attardant que sur les points pratiques comme celui de manger ou de savoir où nous allions dormir. Je n’avais pas faim et n’avais pas non plus envie de dormir.

Tu me sentais tendue, à bout de nerf. Tu l’avais déjà senti dans l’après-midi au téléphone, c’est pour cela que tu étais venu aussitôt, malgré les heures de train qui nous séparaient. C’est ainsi que tu me demandais de m’allonger sur le lit, pour que tu puisses me masser le dos, pour que je puisse me détendre.

J’enlevais mon tee-shirt et gardais mon soutien-gorge, puis je m’allongeais sur le ventre, mon visage enfoui dans mes bras. J’avais envie de pleurer, la tension commençant à redescendre, mais je me retenais, je ne voulais pas gâcher notre soirée.

Massage d'une jolie blonde par un beau brun - photo offerte par X-ArtTes mains se posèrent sur moi, sur mes épaules. Elles étaient chaudes, douces, un frisson me parcourut. Tu le ressentis très certainement, mais tu poursuivis le mouvement : tu malaxais mes épaules, cherchant à détendre mes muscles, puis tu te concentras sur mon cou et mes cervicales, tendues à l’extrême. Tes mains descendirent jusqu’à mes reins, entourant ma colonne vertébrale, appuyant et pinçant légèrement ma peau. Tu t’arrêtas sur mes reins, massant mes lombaires puis mes hanches, évitant soigneusement mes fesses encore habillées de mon jeans.

En même temps, tu me parlais, presque en chuchotant pour tenter de m’apaiser. Ce fut réussi, les battements de mon coeur avaient ralenti, je m’abandonnais à toi, entre tes mains et me laissais aller à t’écouter, ne te répondant que par des bribes de mots qui n’avaient souvent aucun sens.

Tu ne m’en voulais pas, tu poursuivais ce massage aussi délicatement que possible. L’attache de mon soutien-gorge te gênait cependant pour continuer ton labeur, et tu me demandais si tu pouvais le détacher. Je me tournais vers toi et j’acquiesçais, j’avais confiance en toi..

Ainsi revenue sur le ventre, ma poitrine était cachée à ta vue, mais tu pouvais continuer ce doux massage sans l’entrave de mon soutien-gorge. Ce que tu fis encore pendant plusieurs minutes, me chuchotant des histoires, me faisant rire aussi. Puis je me retournais, me relevais et te proposais de t’infliger le même traitement tout en t’aidant à te mettre torse nu. Tu avais refermé l’agrafe de mon soutien-gorge et j’allais remettre mon tee-shirt lorsque tu m’attiras à toi. Nous étions assis au centre du lit, nos jambes enlacées, et je tombais dans tes bras. Tu me serras très fort, sans un mot, et je compris que tu étais là, bien là, toujours là pour moi.

Des sanglots me remontèrent dans la gorge, des larmes de bien-être, de soulagement perlèrent dans mes yeux, que tu essuyas du bout du doigt. Tu plaquas mon visage contre ton torse nu, je pouvais sentir ta peau, humer ton parfum, je te désirais. Tu t’étais frayé un passage entre mes cheveux jusqu’à mon oreille, jusqu’à mon cou où tu déposas un premier baiser. Délicat contact entre tes lèvres et ma peau, fusion que tu reproduisis encore une fois, et encore une autre, tout en te rapprochant de ma joue, de mes propres lèvres. Nos bouches se retrouvèrent, et scellèrent notre destin.

Baiser passionné entre une jolie blonde et un beau brun - photo offerte par X-ArtNos lèvres s’entrouvrirent, ta langue vint chercher la mienne, très délicatement pour se retirer presque immédiatement, ne sachant pas quelle serait ma réaction. Tes yeux se posèrent sur moi, cherchant une réponse, un encouragement, et refermant les miens, j’approchais à nouveau mes lèvres des tiennes pour te rendre ce baiser donné avec autant de tendresse et de sensualité.

Du bout de ma langue, j’entrouvris ta bouche pour m’y enfoncer avec un peu plus d’insistance, je voulais que tu saches que j’aimais, que je t’aimais.. Mes mains se promenaient dans ton dos, alors que les tiennes n’osaient plus desserrer leur étau ni bouger, en une étreinte chaste et pure.

Ce fut notre première étreinte de la nuit, douce et tendre. Sans un mot, je détachais ma ceinture et déboutonnais mon jeans. Nous continuions à nous embrasser, comme si nos lèvres ne pouvaient plus se détacher. Tes mains s’attardaient sur l’attache de mon soutien-gorge, que tu dégrafas à nouveau. Elles remontèrent lentement mes bras jusqu’à mes épaules, pour atteindre les fines bretelles de ce carcan de dentelle, que tu fis tomber jusqu’à mes poignets, mes mains.. Ainsi tu découvris ma poitrine, nue, offerte.

Tes mains se rejoignirent à nouveau dans mon dos, et tu me pressas doucement contre toi, notre peau en contact nous fit frissonner, mes seins pointaient, frôlant ton torse nu, me provoquant de petits picotements entre les jambes. Je te désirais, mais nous prenions notre temps, savourant chaque caresse, chaque baiser, chaque découverte du corps de l’autre.

Les lampes de chevet nous offraient une lumière un peu vive, et tu te penchas pour en éteindre une. Tu m’offris involontairement – était-ce réellement involontaire ? – la vue de tes fesses bien dessinées sous ton jeans, et j’osais une première caresse sur le tissu tendu de ton postérieur. Tu gardas ainsi la pose quelques secondes avant de te tourner à nouveau vers moi.

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2 réactions à Un week-end, une rencontre.. Partie 1

  1. Arlequin a écrit:

    Merci, jolie coquine, de m’avoir envoyer le lien. Te lire, me donne un peu plus envie de reprendre cette idée d’un écrit à quatre mains… Faut juste trouver le temps :-(

  2. Pingback:Un week-end,une rencontre.. Partie 2 - Jolie coquine

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