Un été de canicule (6) – L’explosion des sens

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L’expérience de la caresse solitaire ne m’avait pas préparé à cela… si maintes fois, j’avais demandé et obtenu des fellations à mes faciles conquêtes lors de mes fantasmes, mes doigts étaient à mille lieux de pouvoir me faire imaginer la sensation que j’éprouvais à l’instant…

 

Fellation - photo offerte par BabesJe sentis mon sexe comme enveloppé dans un anneau à la fois ferme et élastique de chair, qui l’enserrait et l’amenait dans la caverne chaude, humide de la bouche de Béatrice…

Ses lèvres épousaient le contour de ma tige gonflée, palpitante… mon érection devint intense, presque douloureuse… Béatrice ne bougeait pas, ne me suçait pas… elle se contentait de me tenir en elle, agenouillée au dessus de mon bas-ventre en soupirant doucement…

Je haletais, tentant désespérément de contenir le désir violent de jouir… je pensais, lors des masturbations, avoir appris à contenir la montée de mon plaisir… et si j’en reconnaissais les signes, je réalisais tout à coup que l’intensité des sensations qui m’assaillaient était si vive qu’elle me submergeait comme une déferlante à l’assaut d’une digue…

Je haletais, à plat sur le dos, rien qu’en sentant mon sexe immobile dans sa bouche brûlante, posée sur mon pubis, comme si elle avait uniquement souhaité dissimuler pudiquement l’érection de mon sexe à de bien improbables spectateurs…

Ses mains étaient juste posées sur mon ventre et mes cuisses, pour soutenir son buste en appui, mais sentir sa paume douce sur ma peau, et la pression plus dure de ses ongles pénétrant ma chair était un supplice délicieux…

Rien que sa position était pour moi d’un impact érotique extrême: sa silhouette agenouillée, inclinée sur mon corps me donnait soudain l’impression d’être un sultan dans son harem, à qui la favorite viendrait faire l’offrande son corps et de sa science sensuelle..

Béatrice soupirait doucement, savourant manifestement de me tenir ainsi, simplement captif, dur et vibrant dans sa bouche… je lui étais secrètement reconnaissant de cette pause qu’elle m’accordait, car je me sentais comme une grenade dégoupillée, prêt à exploser au moindre frémissement…

Je n’osais la caresser alors qu’elle était si proche, pour la même raison: bras et jambes tendus, écartés, mains à plat sur le lit, je me concentrais sur mes inspirations saccadées en tentant de reprendre le contrôle… la proximité de sa cuisse, de ses seins qui effleuraient ma cuisse était une torture…

Ce fut alors qu’elle appuya sur le détonateur: Béatrice saisit mes bourses d’une main, enveloppant mes testicules au creux de sa paume et les comprimant légèrement, tout en m’aspirant, d’une succion intense, et en saisissant l’un des mes tétons de son autre main pour le pincer sans violence, mais avec fermeté entre son pouce et son index…

 

Fellation - photo offerte par BabesLes sensations se bousculèrent à toute allure… je n’eus qu’à peine le temps de ressentir l’impression de gonflement, de fourmillement..

Absurdement, je voulus la prévenir, l’alerter pour qu’elle puisse se retirer du jet qui arrivait… j’avais l’impression d’être attaché dans un wagon au sommet d’une montagne russe, lorsque la descente vient de commencer… que le décor se met à filer à toute allure et qu’on rit de plaisir et qu’on crie de frayeur en même temps…

– Atten… les mots s’étranglèrent dans ma gorge, alors que tout mon corps était secoué par une série de spasmes d’une violence inouïe et jamais vécue par moi…

Béatrice accompagnait mes secousses de petits gémissements étouffés qui m’excitaient encore plus, et prolongeaient mon excitation en me faisant rebondir vers le plaisir à chaque fois que j’avais l’impression que ma jouissance allait s’achever…

Elle m’aspirait avec force, sans desserrer l’étreinte de ses lèvres, et je sentais les saccades de mon sexe qui lâchait dans sa bouche les longs jets brûlants de semence laiteuse…

Je réalisais avec surprise, et même un peu de gêne, que je criais de plaisir entre mes inspirations syncopées,et que mes cris devaient être audibles de tout le voisinage, que ce soit par la fenêtre ouverte ou à travers les murs et plafonds…

J’étais secoué de soubresauts, elle me plaquait sur le drap en pesant de tout le poids de son corps, me ramenant à la condition de captif et conquis objet de plaisir sous sa bouche…

La tête me tournait, je sentis une ultime décharge de tension dont j’eus presque l’impression qu’elle allait déchirer les muscles de mes mollets et des mon dos… je retombais avec un ultime râle…

Je me sentais soudain aussi faible qu’une marionnette dont on aurait sectionné les ficelles… ma tête était retombée sur l’oreiller… j’entendais juste les petits bruits humides qui provenaient de la bouche de Béatrice, qui émettait des soupirs gourmands tout en me léchant et en me suçant…

Je savais qu’elle ne pouvait plus rien tirer de moi temporairement, mais j’étais étonné de constater combien un traitement aussi délicieux ne me procurait désormais plus qu’un plaisir différent, qui n’arrivait pas à se faire dresser mon sexe… juste à déclencher de longs frissons de mes orteils jusqu’à mes épaules..

Sa langue douce parcourait mon sexe, et lorsqu’elle s’attardait sur mon gland, la sensation me faisait frissonner de plaisir, mais mon membre restait inerte… ses cheveux me caressaient alors qu’elle allait et venait dans la région de mon pubis, me nettoyant avec gourmandise, m’embrassant et me caressant des ses mains douces.

– Pardon… finis-je par articuler…

Je voulais lui dire que je voulais tenir plus longtemps, mais les mots avaient du mal à sortir… dans le plaisir absolu, sans nuance, venait peu à peu s’infiltrer un venin de frustration, de déception vis-à-vis de moi-même…elle le comprit toute seule.

– Ne t’en fais pas… c’est normal la première fois… dit-elle avec douceur. J’avais justement envie de te voir exploser comme ça, sans contrôle, juste pour moi. Si j’avais voulu te faire durer, je n’aurais pas fait comme ça…

Elle se redressa et se glissa contre mon corps… je me tenais sur le dos, elle était sur le flanc, son corps épousant le mien… je sentais sa chaleur à travers l’étoffe de sa petite robe noire… elle me caressa, d’une main à plat sur mon torse…

– Tu as la peau douce, presque comme une fille… c’est agréable… murmura-t-elle. J’aime ton goût dans ma bouche aussi, ajouta-t-elle, et elle se glissa encore un peu plus vers le haut du lit pour venir tout à coup m’embrasser à pleine bouche.

J’avais déjà goûté mon sperme, avec curiosité. Le goût salé ne m’avait pas paru follement plaisant de premier abord, et j’avais toujours été surpris du plaisir que semblaient y trouver les actrices de porno.

Mais là, en se mêlant à la salive de Béatrice et en parfumant sa bouche, il la rendait encore plus excitante et follement désirable: c’était mon goût en elle; en prenant ainsi en elle une parcelle de moi-même, elle se donnait en même temps à moi… comme si je l’avais marquée de mon sceau…

Je sentais au coin de ses lèvres et sur ses joues les traces humides de ma semence… j’avais du éjaculer encore plus que d’habitude…

Je savourais cet instant de plénitude dans notre corps-à-corps, où nos langues et nos salives se mêlaient cette fois sans ardeur, mais avec une lente sensualité, savourant le fait d’être bouche contre bouche, de confondre nos souffles…

Elle s’interrompit et se reposa en arrière, sa tête appuyée au creux de mon épaule, et un soupir de plaisir s’échappa de ses jolies lèvres entrouvertes.

C’était comme dans un rêve, un abandon de sa part qui me fit me sentir fort, suffisamment fort pour lui avouer ce qui commençait à me tarauder… souvenir de films où des acteurs menaient à plusieurs reprises leur partenaire au plaisir avant de succomber dans un râle viril

– Merci… mais toi? je n’ai pas pu me retenir… tu n’as rien… commençais-je d’une voix dont je tâchais de masquer l’inquiétude de la décevoir.

Elle se lova contre moi, ronronnant comme une chatte pour me rassurer en m’étreignant de son bras nu passé autour de mon torse.

– Ne t’inquiètes pas… il y a bien des façons de se donner du plaisir… et tu m’en as donné déjà beaucoup en jouissant pour moi… j’ai pris du plaisir en te sentant exploser dans ma bouche, en me donnant tout ce que tu avais… tu reprendras des forces tout à l’heure… en attendant, on va faire autrement…

 

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