Un été de canicule (5) – un réveil voluptueux

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J’eus l’impression de recevoir un shoot d’adrénaline pure lorsque sa langue pénétra ma bouche tandis qu’elle attirait mon visage contre le sien : son baiser brûlant avait un goût délicieux, épicé d’une légère saveur d’un alcool fort indéfinissable, tequila ou gin peut-être…

C’était bien son baiser, et pas encore notre baiser, car ma bouche était juste une captive consentante de la sienne : j’étais trop stupéfié – au sens fort – par ce qui se passait, trop sous le coup de cette situation quasi-irréelle, que je n’osais réagir trop vivement.

J’étais retenu par la peur de tout faire disparaître et de m’éveiller en n’étreignant que le spectre de mes fantasmes, se dissipant aussitôt telle une simple vapeur d’été.

Ce n’était pas la seule raison : je craignais aussi que ma maladresse ne lui déplaise ou ne la fasse rire.

Mes bras et jambes étaient parcourus de frissons nerveux, mon corps semblait soudain saisi d’une fièvre qui, sans être maligne, avait pris possession de moi, partagé entre le désir de l’étreinte et l’angoisse de n’être pas à la hauteur…

Couple s'embrassant sur le lit - photo offerte par BabesBéatrice avait lâché mon sexe et enveloppé mon visage entre les paumes de ses mains : penchée sur moi, elle me maintenait dans une cage de douceur, tout en jouant avec ma bouche, dont elle saisissait les lèvres entre les siennes, qu’elle mordillait et léchait lorsqu’elle ne me bâillonnait pas de sa bouche dont la langue fouillait la mienne.

Son corps reposait à moitié sur le mien, je percevais la lourdeur sensuelle de sa poitrine pressée contre mon torse sous sa robe et j’étais surpris de la volupté que je ressentais à me sentir plaqué sur le drap par elle, du plaisir et du désir que me procurait la pesanteur de son corps sur le mien.

Sans être en surpoids, Béatrice n’était ni maigre, ni même simplement mince : sa taille était bien dessinée, et elle possédait de jolies formes pleines et fermes, d’une féminité très physique. La sentir reposer sur moi conférait une réalité plus prenante à ce qui se passait, rendait cet instant plus présent, et davantage charnel.

J’avais envie de la saisir entre mes bras, mes mains tremblaient de désir contenu, mais la moiteur de mes paumes était si intense que je craignais qu’elle ne la sente et que cela lui déplaise.

 

Jolie femme dévêtue - photo offerte par BabesElle s’interrompit, tout à coup, et sa voix fut traversée d’une ombre d’inquiétude, perceptible dans l’obscurité, là où son visage plongé dans l’ombre restait indéchiffrable :

– Ca ne te plait pas? demanda-t-elle

– Oh si!!! murmurai-je, je n’ai jamais rien connu de mieux… c’est juste… tellement fort…

Je sentis sa profonde respiration qui gonfla sa poitrine contre moi, et elle eut un petit rire amusé, sans moquerie.

– Alors j’espère que ce que tu viens de dire ne va bientôt plus être vrai… et que tu vas connaître encore mieux que ça… et elle m’embrassa à nouveau.

Cette fois, j’osais répondre davantage de mon corps et l’enlaçais contre moi, de mes mains plaquées sur son dos et ses reins; ma langue se mit à jouer avec la sienne : elles s’enroulaient, se cherchaient. Béatrice jouait avec moi, elle avait souvent l’initiative, mais se laissait faire, me laissant m’enhardir…

Bientôt, ce n’était plus seulement elle qui explorait ma bouche, mais moi qui pénétrais la sienne… mes mains parcouraient la chair nue du décolleté de son dos, glissaient jusqu’à rencontrer, au niveau de la cambrure de ses reins, la lisière de l’étoffe où je devinais le métal d’une fermeture éclair que je brûlais de faire glisser.

Mon membre tendu battait contre sa hanche, traversé d’une pulsation régulière qui s’accélérait lorsque nous nous embrassions plus intensément.

Béatrice s’interrompit soudainement, se redressant à moitié, et demanda à nouveau:

– Tu n’as vraiment pas eu d’autres fois? Tu me le jures?

Je renouvelais mon aveu sans difficulté : cela ne me coûtait pas de me livrer à elle.

– Oui, aucune.

– Alors… je vais en profiter… répondit-elle en se redressant et en libérant mon visage.

Fellation sur un lit - photo offerte par BabesJe sentis soudain mon membre délicatement saisi entre son pouce et son index… et incrédule et comblé, je la vis s’agenouiller sur le lit au niveau de ma taille, se tourner, me présentant ainsi son profil, dégageant de ses mains les mèches qui étaient venues devant son visage…

Sa silhouette se découpait sur le carré légèrement plus clair de la fenêtre ouverte sur le ciel étoilé, évoquant un théâtre d’ombres chinoises…

Béatrice s’inclina alors lentement, ses lèvres s’entrouvrirent, je vis sa poitrine se soulever alors qu’elle inspirait.

Elle se pencha davantage, ses cheveux effleurèrent mon ventre dans une caresse soyeuse, juste avant qu’elle n’avale entièrement la tige chaude et vibrante, qu’elle tenait juste à deux doigts par sa base.

 

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