Un été de canicule (32) – Une fille aussi coquine que sa mère…

<< Jouis ma belle…

 

Je m’éveillais le matin l’esprit clair, dans un sursaut.

J’étais seul dans le lit refroidi. Sur l’oreiller, un mot: quelques lignes manuscrites de Béatrice.

Elle m’avouait avoir eu envie de me réveiller pour faire l’amour lorsqu’elle s’était levée, mais ne pas l’avoir osé pour me permettre de récupérer, en prévision des oraux qui avaient lieu en début d’après-midi.

Il y avait une autre raison, qu’elle abordait aussi, et que ni l’un ni l’autre n’avions préféré regardé en face, l’occultant comme si le lendemain n’avait pas existé: mon train était réservé dans la soirée, nous nous verrions chez elle à son retour du travail, puis il me faudrait partir. Et elle avait du mal à savoir ce qu’elle devait faire…

Cela me paraissait difficile à croire, en lisant ces quelques lignes, mais c’était pourtant la vérité: les oraux ne duraient que sur deux jours en ce qui me concernaient, et j’étais arrivé le week-end.

Le temps m’avait paru suspendu… mais il avait cependant filé comme une flèche. Béatrice n’évoquait pas ce qui se passerait ensuite… après que je serai parti… et me réveillant à peine de cette nuit d’amour, je préférais ne pas me poser la question, tendant mentalement un drap blanc devant le jour suivant, pour m’éviter trop de questions: la journée suffirait bien à m’occuper comme ça.

L’appartement était silencieux, je me levais et enfilais cependant un caleçon et un t-shirt, au cas où je serai tombé nez à nez avec Solène en ouvrant la porte.

La température avait un peu baissé, suite aux précipitations de la nuit probablement, et l’air semblait plus humide, même si la température semblait destinée à remonter sous l’effet du soleil à nouveau radieux – et brûlant.

En sortant, je constatais que la porte de la chambre de Solène était fermée. Aucun bruit n’en provenait, je réprimais mon envie d’aller apposer mon oreille contre le panneau de bois blanc, à l’affût d’un hypothétique bruit. Probablement était-elle déjà repartie chez une amie.

A moins que, durant la nuit, je n’ai cru apercevoir les rais de lumière dessinant le contour de la porte?

Mon souvenir était finalement assez brumeux, et en raison de la confusion des sens où nous avait jetés nos étreintes, je n’étais pas certain de pouvoir apporter un crédit énorme à ce que j’avais cru voir ou entendre. Ce n’aurait pas été la première fois que mes sens m’auraient joué des tours.

Jeune femme dans une cuisine - photo offerte par JoymiiEn entrant dans la cuisine vide, je réalisais soudain l’intensité de l’expérience où m’avait entraîné Béatrice: son absence me procura une impression de vide cruel, sans commune mesure avec le peu de temps qui s’était écoulé depuis notre premier baiser!

Alors que je contemplais l’endroit où je l’avais enlacée, là où elle s’était d’abord dérobée avant de se laisser faire, que mes doigts effleuraient le plateau de cette table sur laquelle je l’avais prise, le besoin d’elle se rappela brutalement à mon corps, par une vague subite de désir accompagnée d’une érection qui fit se gonfler l’étoffe de mon caleçon.

Je fouillais dans les placards pour me préparer mon petit-déjeuner, et m’installais à table, dans un mélange étrange de mélancolie et de désir.

Béatrice était à la fois si présente dans cet appartement, dans tous ces objets que j’effleurai et que ses doigts, son corps avaient touché… et en même temps d’autant plus cruellement absente…

Ce fut alors que j’entendis un bruit de pas derrière moi. Je me retournais vivement, c’était Solène. Je ne l’avais pas entendu ouvrir la porte de sa chambre, ni arriver.

Elle était juste vêtue d’une courte nuisette blanche, qui tranchait sur sa peau, plus mate et bronzée que celle de sa mère, dont elle possédait les yeux clairs. Son visage était maussade et elle avait rapidement attaché ses cheveux blonds avec une pince.

Je me sentais gêné et troublé à plusieurs titres: le souvenir de nos ébats sonores me revenait précisément en cet instant: nos cris avaient du emplir tout l’appartement.

De plus, Solène possédait plusieurs des traits qui rendaient Béatrice sexy, et que sa tenue dévoilait plus qu’elle ne les masquait:

sa jolie poitrine se dessinait nettement sous la nuisette même si celle-ci n’était pas translucide, et surtout… elle était tellement courte que non seulement elle laissait parfaitement admirer ses jambes bien dessinées, un peu plus fines et musclées que celle de sa mère, mais l’espace d’un bref instant, j’eus un aperçu fugitif du dessin de ses lèvres intimes, en silhouette dans le contre-jour découpé entre ses cuisses, avant de détourner rapidement la tête.

– Bonjour, lui dis-je, d’une voix aussi neutre que possible.

Solène ne répondit pas, mais s’avançant jusqu’à la table, elle pivota sur elle-même et vint s’installer presque face à moi, s’appuyant du bout des fesses sur la table, ses longues jambes tendues et croisées l’une sur l’autre.

Sa jambe nue effleurait ma cuisse, et sa nuisette qui était remontée juste sous son abricot masquait à peine la fente sombre de son entrejambe.

Jolie jeune femme aux fesses nues - photo offerte par JoymiiElle s’appuya de ses deux mains sur le rebord de la table, en un mouvement qui fit saillir un peu plus ses seins, en projetant son buste vers l’avant.

Je levai les yeux, autant mis mal à l’aise de ne savoir où poser mes yeux sans lui donner inévitablement l’impression de la déshabiller du regard, que par son silence hostile… qu’elle brisa soudainement:

– Alors c’est toi qui te tapes ma mère? siffla-t-elle entre ses dents.

C’était une question qui n’appelait pas réellement de réponse heureusement, car incapable de répondre, je me sentis rougir soudainement.

– On ne peut pas dire que vous ayez été discrets, reprit Solène. Moi qui la croyait plutôt coincée du cul…

A la pensée de la façon dont Solène méconnaissait sa mère, qui m’avait raconté son rôle d’initiatrice auprès de ma mère, sans parler de moi, je ne pus réprimer un léger sourire amusé… en pensant que ce n’était pas le moment et que j’allais le regretter.

– Ouais, ça te fait marrer toi, commenta aigrement Solène. Vous m’avez bien fait chier en tous cas. J’ai même failli débarquer dans sa chambre. A propos, j’imagine que c’est vous deux qui avez baisé dans ma chambre? Et que c’était des bas résille à elle?

Les mains moites collées à mes genoux, incapable d’articuler un mot, je me bornai à hocher la tête.

– Putain, mais je rêve… mon pieu… mon scooter… et ma mère portant des bas résille, s’exclama Solène avec hargne. Remarque, je trouve ça plutôt bien pour elle qu’elle ait pris son pied, depuis le temps… elle n’avait pas du avoir un mec depuis son divorce. C’est bizarre, ajouta-t-elle, parce qu’il me semblait qu’elle était sur un coup depuis quelques semaines, mais je ne pensais pas que c’était avec… ça!

Le commentaire final me fit sursauter. Je n’étais que « ça » dans la bouche de Solène. J’allais lui répondre lorsqu’elle leva la main, apaisante:

– Te vexe pas, ce que je veux dire, c’est que je croyais qu’elle sortait avec un mec de son âge, précisa Solène. C’est pas que ça me choque, ça m’intrigue. C’est drôle, parce que même si tu n’es pas moche, tu n’es pas à tomber par terre… et tu ne me donnes pas l’impression d’être non plus un Casanova… et surtout qu’apparemment, vous vous êtes fait beaucoup de bien, à défaut de me laisser dormir. ajouta-t-elle avec un sourire ironique.

– Désolé… réussis-je enfin à bredouiller, je ne voulais pas vous… en fin te déranger.

J’avais corrigé le vouvoiement qui m’était venu naturellement, après tout Solène était à peine plus âgée que moi! Je ne me voyais par contre pas lui expliquer que c’était plus Béatrice qui m’avait pris que l’inverse, mais heureusement d’une certaine façon, Solène était du genre difficile à interrompre…

– Ce n’est rien, reprit-elle, avec un sourire mi-narquois, mi-amusé qui me troubla brutalement, car un air de Béatrice souriante passa soudain sur son visage.

Agacée, elle lui ressemblait également beaucoup, mais j’avais surtout vu Béatrice souriante, alors que jusqu’à présent, l’ambiance avec Solène avait été toujours électrique. Et là, en cet instant, la mère et la fille se confondirent brièvement…

– En fait, dit Solène, légèrement sarcastique vous entendre tous les deux m’a pas mal excitée… je me demandais presque si c’était si bon que ça, ou si vous en rajoutiez pour me faire chier… moi ou les voisins… et je dois te dire que j’ai plutôt une envie de vérifier par moi-même, dit-elle avec un demi-sourire, en se penchant tout à coup vers moi.

Je pensais avoir mal entendu, et par réflexe, me reculais contre le dossier de la chaise lorsque Solène se pencha vers moi.

Le décolleté de sa nuisette aux fines bretelles s’entrebâilla légèrement sur le haut de sa jolie poitrine ronde; son visage soudainement plus proche, ses canines étaient découvertes par le sourire carnassier qui flottait sur ses lèvres, aussi pulpeuses que celle de sa mère.

– C’est drôle murmura-t-elle… je peux sentir son odeur sur toi… ça me fait bizarre de sentir le parfum de ma mère sur un mec de mon âge… mais ça m’excite aussi…

Elle s’était un peu décalée et sa cuisse nue s’était plaquée à ma jambe.

J’éprouvais une impression de vertige si violente qu’il me semblait que je serais tombé au sol si je n’avais pas été assis.

Mon esprit conscient était heurté que je puisse être troublé par Solène, que je ne la repousse pas avec indignation.

Pourtant, les mots s’arrêtaient dans ma gorge. En voyant un film un jour, j’avais entendu une expression dans laquelle je m’étais retrouvé, à propos d’un personnage, décrit comme « une fille facile version homme: trop timide pour aborder une femme, mais incapable de dire non à une femme qui fait le premier pas! ».

J’étais exactement dans cette situation, et me retrouvai effectivement paralysé, me sentant coupable vis-à-vis de Béatrice, mais incapable de repousser Solène, et me sentant encore plus troublé par ce mélange de culpabilité et de désir.

– Et toi, ajouta-t-elle, qu’est-ce qui t’excite? Ma mère? Ou moi? demanda-t-elle d’une voix un peu sourde, en désignant du doigt mon entrejambe où mon sexe érigeait effectivement une petite tente au niveau de mon caleçon.

Je me sentis cette fois non plus rougir, mais piquer un véritable fard.

C’est alors que, probablement sous l’effet de ma culpabilité confuse envers Béatrice, mon corps me trahit tout à coup – à moins que ce ne fut sa façon de venir à l’aide de ma volonté défaillante – et je sentis soudainement mon érection perdre de sa vigueur, d’une façon qui n’échappa pas à Solène.

– Eh bien? dit-elle intriguée, je te fais moins envie que ma mère? Je sais qu’elle est plutôt bien conservée, mais quand même… et puis, j’ai décidé que j’allais t’essayer… et je n’aime pas qu’on contrarie mes plans…

Solène posa ses mains de part et d’autre de mon buste, sur le dossier, et son visage s’approcha encore du mien, amusé et intrigué à la fois.

Je ne pouvais détacher mon regard de ses pupilles sombres dans ses yeux clairs qui me fixaient. Ma langue me semblait râpeuse dans ma bouche sèche.

– Dis donc… t’as vraiment l’air drôlement intimidé pour un mec qui s’est fait la maîtresse de maison, lâcha Solène, dans un petit rire, avant de m’embrasser soudain à pleine bouche.

Le visage de Béatrice se superposa brièvement à celui de Solène, mais je fermai les yeux dans l’intensité de son baiser que je n’osais d’abord lui rendre, lui abandonnant simplement ma bouche hors d’état de la repousser.

Solène prit son temps, fouillant ma bouche de sa langue, jouant à saisir mes lèvres entre les siennes… je sentais une palpitation sourde dans mon membre, qui maintenant que Solène était concentrée sur ma bouche, se redressait peu à peu.

– Tu as des lèvres douces… murmura-t-elle… c’est plutôt agréable à embrasser, mais est-ce que ça te plait au moins ce que je te fais?

– Oui… répondis-je sans même réfléchir, mais Solène avait tendu la main entre mes cuisses pour vérifier d’une façon plus directe l’effet de son baiser: elle saisit mon sexe en voie de raffermissement à travers l’étoffe, et ses lèvres s’arquèrent en un sourire à la fois satisfait et possessif.

– Mmmm… on dirait qu’on a eu une petite frayeur, mais que c’est passé… tu sais… je ne vais pas te manger… et je ne dirai rien à ma Maman… ajouta-t-elle, légèrement moqueuse. Mais je suis plutôt du genre curieuse… et gourmande…

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