Un été de canicule (29) – Une bonne douche…

<< Baisée.. mouillée.. dans sa robe transparente..

 

Il ne faisait pas froid et bien que nous fussions l’un et l’autre trempés, la sensation n’était pas déplaisante, bien au contraire.

Enlacés l’un à l’autre, il nous semblait que nos vêtements collés laissaient mieux percevoir le contact de nos corps, presque comme si nous étions nus, peau contre peau, tout en étant habillés pour l’extérieur.

Le trajet se déroula sans que nous ne prêtions réellement attention au monde extérieur: Béatrice restait blottie dans mes bras, sa nudité abritée des regards, et sa langue et sa bouche tendrement offerte à la mienne.

Ses automatismes de passagère régulière du métro nous évitèrent de rater la station. Elle se faufila alors sur mon côté pour éviter de trop s’exposer aux regards des passagers de la rame, et nous nous empressâmes de sortir sur le quai, presque désert.

Dehors il pleuvait toujours. Même si l’intensité de l’orage diminuait, le rideau de pluie restait dense, et les trottoirs parsemés de véritables mares, de même que les passages pour piétons.

– Pas la peine de courir, dit Béatrice en prenant ma main, tout en gardant ses escarpins dans l’autre. On se séchera à la maison.

Et c’est ainsi que nous sommes revenus à travers les rues, marchant tranquillement sous la pluie dont le ruissellement sur nos corps possédait une étrange sensualité.

Béatrice, qui marchait pied nus pour préserver ses escarpins était obligée de faire attention à ne pas blesser ses pieds et nous prenions notre temps, quitte à être trempés.

Je me tournai de temps en temps vers Béatrice pour la contempler, émerveillé…

Elle était superbe là où les circonstances auraient du être désastreuses: ses cheveux étaient trempés et plaqués sur sa nuque et ses épaules comme si elle était une nymphe venant de sortir de l’Océan. Et lorsqu’elle sentait mon regard, elle se tournait alors vers moi avec un sourire encore plus lumineux.

Sa robe épousait son corps, moulant la cambrure de ses reins, et comme elle était plaquée à son ventre, elle sculptait sa poitrine avec une arrogance impudique, en faisant saillir ses seins jusqu’à leurs tétons pointés.

L’immeuble était heureusement désert, et nous atteignîmes le palier sans croiser de voisins. Devant l’appartement, Béatrice lâcha ma main et ouvrit avec précaution la porte verrouillée .

Tout était plongé dans l’obscurité, elle alluma et émit un soupir soulagé:

– Solène doit être restée chez son amie, surtout avec cet orage. il n’y a personne! dit-elle en refermant la porte, et en se jetant dans mes bras, couvrant mes lèvres de baisers brûlants et gourmands, comme si ça avait elle l’étudiante rentrant de soirée en catimini de ses parents, et découvrant avec enthousiasme qu’elle avait l’appartement pour elle.

Elle m’entraîna aussitôt dans la salle de bains où nous nous défîmes promptement de nos vêtements pour entrer dans la cabine de douche.

Béatrice nous doucha l’un et l’autre d’un jet chaud bienfaisant, puis fit couler du gel douche dans sa paume et commença à l’étaler sur son corps et le mien.

Un homme et une femme nus sous la douche - photo offerte par DDFLe gel était très moussant et onctueux, il couvrait nos corps de bulles serrées que nous nous amusions à étaler, tantôt pour dissimuler, tantôt pour découvrir le corps de l’autre, tout en nous dévorant de baisers.

Le film de savon rendait nos peaux encore plus lisses et soyeuses sous les caresses des doigts qui en étaient d’autant plus électrisantes… en nous frottant l’un à l’autre, nous nous cognions régulièrement aux parois un peu trop rapprochées de la cabine dont les vitres se couvraient d’une buée qui ne provenait pas seulement de l’eau chaude écoulée.

– Je vais te rincer maintenant, lève les bras! ordonna Béatrice.

Sur ces mots, elle rouvrit la douche dont elle bascula la pomme dans une position de jet massant. Elle dirigeait le jet avec habileté sur mon corps, tout en modulant la pression lorsque la partie ciblée était vraiment trop sensible.

Je fermai les yeux en me laissant faire, obéissant à ses injonctions, découvrant une volupté inconnue à être pris en charge d’une façon délicieusement troublante: au fait de me laisser toiletter le corps – ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps – s’ajoutait la dimension érotique due à la façon dont Béatrice testait les réactions de mon corps:

Elle effaçait d’une main les traces de mousse sur ma peau tout en massant à l’aide du jet tout d’abord mes aisselles, mon torse et mon ventre, puis bientôt la raie de mes fesses où elle glissa une main pour me frictionner tout en orientant le jet sur ma rondelle qu’elle avait déflorée la veille – ce qui me fit frissonner en gémissant de plaisir sans la moindre vergogne, alors que deux jours plus tôt, j’aurais été probablement au moins surpris, sinon choqué à la suggestion que je puisse éprouver un plaisir de nature anale – avant de descendre vers mon périnée, éveillant de sourdes vibrations dans mon sexe encore convalescent de nos agapes dans le parking puis sous le porche.

Une femme nue dans son bain - photo offerte par DDFBéatrice cessa enfin de me rincer. Je pensai qu’elle allait me demander d’en faire autant pour elle, mais elle dirigea elle-même à son tour le jet sur son corps, faisant disparaître rapidement les plaques de mousse blanche pour reparaître à mes yeux dans toute sa splendeur, massant dans le même temps d’une façon plus que suggestive ses seins et son sexe tout en me fixant droit dans les yeux, la pointe de sa langue rose caressant ses lèvres entrouvertes.

Elle ouvrit la cabine dont les vitres étaient désormais couvertes du film translucide de la condensation et en sortit, ses pieds nus claquant sur le carrelage avec un petit bruit mouillé. Béatrice ouvrit une petite commode en bois pour y prendre deux serviettes blanches à l’aspect moelleux.

– Viens te sécher! dit-elle

Je sortis de la cabine, et nous commençâmes à nous sécher l’un l’autre. Les serviettes étaient douces et épaisses, Béatrice s’attardait malicieusement entre mes cuisses comme pour en effacer la moindre goutte d’eau. Comme elle se penchait, j’en profitai quant à moi pour envelopper ses seins lourds dans l’épaisse serviette blanche.

Béatrice poussa un gémissement alors que mes doigts s’enfonçaient dans l’étoffe à travers laquelle ils pétrissaient sa poitrine; ses doigts enserrèrent ma tige à travers la serviette, leur contact atténué par l’épaisseur moelleuse était subtilement sensuel, et infiniment rempli d’excitantes promesses de plaisirs à venir.

Même si notre étreinte était encore trop récente pour me permettre de connaître une érection pleine et entière, je sentais mon membre frémir et s’éveiller aux douces pressions que lui faisait subir Béatrice. Elle releva sur moi un regard soudain pétillant.

– Finis de t’essuyer… et rejoins moi dans 5 minutes dans ma chambre! me souffla-t-elle à l’oreille, resserrant brièvement ses doigts sur ma tige tendue avant de me relâcher.

Elle laissa tomber sa serviette au sol pour s’éclipser avec vivacité, dans le piétinement étouffé de ses pieds nus, et j’entendis s’ouvrir et se refermer la porte de sa chambre.

 

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