Un été de canicule (28) – Baisée… mouillée… dans sa robe transparente…

<< L’amour sous le porche..

 

Jamais l’expression « nuit complice » ne m’avait paru aussi appropriée, à elle qui nous dissuadait les passants d’être nombreux et nous abritait sans nous dissimuler dans sa cape faite d’obscurité, de pluie et de vacarme, faisant de nous un couple impudique sans être indécent…

Le roulement de la pluie et le grondement du tonnerre rendaient inaudibles à tout autre que moi les petits cris aigus que poussait Béatrice à chacun de mes coups de boutoirs qui l’écrasaient entre mon corps et le mur.

Ses cuisses se contractaient à chaque fois que je poussais ma queue tendue en elle, m’enserrant les flancs dans une étreinte qui me coupait le souffle, tandis qu’en raison des battements saccadés de ses jambes, ses escarpins martelaient l’arrière de mes cuisses.

Béatrice se cramponnait à mon cou de ses bras nus, et elle était finalement assez facile à porter, appuyée contre le mur, les jambes nouées à ma taille. Je pouvais tout en allant et venant en elle caresser ses cuisses frissonnantes, et glisser mes mains sous ses fesses, là où ma tige s’enfonçait en elle…

Je tâtais de mes doigts l’endroit où sa chair s’ouvrait pour me laisser entrer, ses lèvres épousant le pourtour du membre qui les pénétrait.

L’écoulement de son plaisir était intense et continu, il facilitait encore plus le glissement de ma hampe dans sa grotte si bien lubrifiée…

Je portai mes doigts à ma bouche pour retrouver ce parfum tout en la baisant dans ce recoin sombre de porte cochère…

– Donne m’en aussi, réclama Béatrice, haletante.

Mes doigts retournèrent à la jonction de nos sexes, j’effleurais son périnée trempé, ma tige glissante sous mes doigts, et lui offrit à lécher mes doigts. Béatrice les aspira et les téta en fermant les yeux, à petites succions rapprochées et goulues, me montrant à nouveau combien elle aimait le goût du plaisir qu’elle prenait avec moi…

L’amplitude de mes mouvements en elle s’accroissait de la voir si gourmande, si excitée… ses petits gémissements avaient un côté animal et soumis, lorsque mon ventre et mon torse pressaient son corps tremblant dans l’angle formé par le mur de pierre dure et la porte de bois sombre.

Nous n’étions même plus capables de prêter attention à d’éventuels passants, chacun étant désormais trop absorbé dans la montée du plaisir de l’autre… je me baissais légèrement pour mieux entrer en elle, la prendre plus profondément et elle sa cabra entre mes bras avec un cri étouffé de plaisir, secouée d’un spasme qui la fit s’accrocher à moi de ses bras et jambes noués…

Je jouis tout à coup en elle, en une explosion brutale, semblable à un flash déchirant la nuit… les longues saccades brûlantes de mon plaisir jaillirent en elle, tandis que son plaisir se déclenchait à son tour, faisant naître la chair de poule sur ses fesses à la peau si douce, et lui faisant pousser de petits cris rauques tandis que ses yeux chaviraient…

Le souffle précipité, je restai immobile en Béatrice dont je sentis les membres soudain perdre leur tonus, comme s’ils avaient été des sortes de lianes vivantes dont aurait soudain tranché la racine… ses jambes se dénouèrent et glissèrent le long des miennes en une longue caresse qui s’acheva lorsque ses pieds retrouvèrent le contact du sol avec le petit son clair des talons de ses escarpins percutant la pierre du seuil.

Béatrice, pantelante, passa la main dans ses cheveux… elle semblait un peu ailleurs, le visage étrangement illuminé en dépit de ses paupières mi-closes dont les longs cils me voilaient l’éclat de ses pupilles… nos bouches se joignirent en un long baiser… je sentis qu’elle rajustait sa robe, la faisant redescendre sur ses jambes, puis prenant mon sexe désormais flasque entre ses doigts, le fit revenir à l’intérieur de mon pantalon, refaisant de nous un couple presque honorable…

Nous restâmes longuement enlacés, profitant de l’abri précaire de la porte… la pluie cependant ne semblait pas devoir cesser, et ce fut Béatrice qui décida la première:

– Si ça continue, il n’y aura plus de métro… il faut qu’on y aille, même si on doit se mouiller un peu… ça ne nous tuera pas, on se séchera chez moi! dit elle

L’averse tombait toujours aussi dru même si le tonnerre et les éclairs avaient cessé, et les longs traits argentés faisaient comme un rideau à la lueur des lampadaires, et les trottoirs étaient à moitié inondés en raison de l’eau trop abondante à certains endroits, que les regards n’arrivaient pas à évacuer.

– Bon, prépare-toi à courir un peu, dit Béatrice, qui se pencha pour se déchausser et prendre ses escarpins dans l’une de ses mains. Elle prit mon autre main dans la sienne, et m’entraîna à l’extérieur à sa suite.

J’eus l’impression d’être entré tout habillé sous une douche. Au bout de 5 mètres, nous étions tellement trempés qu’il semblait inutile de courir, mais cela amusait Béatrice qui riait et courait en même temps, si bien que nous arrivâmes trempés, mais également hors d’haleine à la station de métro où une rame entrait à cet instant.

– Nous avons de la chance! s’écria Béatrice, vite, le suivant est dans longtemps!

Elle descendit quatre à quatre l’escalier, ses doigts étreignant ma main, et nous bondîmes à l’intérieur de la rame, trempés et secoués de fou-rire.

La rame était peu remplie, il n’y avait que quelques voyageurs. Une jeune fille était assise sur un des strapontins installés à côté des portes où nous étions entrés, et nous vîmes son regard tout d’abord indifférent, semblable à celui de tous les regards de passagers du métro, exprimer soudain la stupéfaction en se posant sur Béatrice.

Après un instant d’incompréhension, Béatrice baissa les yeux sur elle et poussa un petit cri étouffé: la pluie avait détrempé sa robe blanche… elle était tout à coup plus nue que nue! L’étoffe ruisselante épousait les courbes de son corps, et on devinait même les cercles sombres des aréoles là où ses seins s’écrasaient contre le tissu. Le tissu se plaquait à son ventre, il collait à ses cuisses rondes et à ses mollets, tandis que de petits filets d’eau coulaient le long de ses jambes, formant une petite flaque à ses pieds… je ne pus m’empêcher de penser que dans cette eau, il y avait un peu de son plaisir et peut-être même du mien…

Les joues subitement cramoisies, elle pivota sur elle-même et se jeta dans mes bras, m’enlaçant contre son corps trempé.

– Garde moi contre-toi… je ne peux pas me montrer comme ça… chuchota-t-elle à mon oreille.

Je pivotai avec elle pour l’abriter dans un angle et la dissimuler de mon corps, car mes mains s’étaient posées sur ses reins et sa croupe, et j’avais senti que là aussi, ses formes étaient tout aussi précisément moulées que l’était sa poitrine de laquelle le tissu du bustier devenu presque transparent soulignait tous les détails.

– Merci… murmura Béatrice en se blottissant contre moi… merci pour tout…

– C’est plutôt à moi de te remercier pour cette soirée! répondis-je à son oreille, tandis que la rame qui démarrait nous emmenait dans le vacarme et l’enfer des tunnels noirs…

 

Une bonne douche… >>

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