Un été de canicule (17) – Chaleur sur la ligne

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En dépit de cette urgence initiale, nous fîmes l’amour lentement, presque au ralenti. Notre étreinte du matin avait été vive et ardente, et nous avions cette fois le désir de prendre notre temps, de nous savourer mutuellement.

Béatrice s’était allongée, et m’avait accueilli au creux de ses bras et de ses jambes, avant de se refermer doucement sur mon corps… elle sentait délicieusement bon, un léger parfum de chèvrefeuille était resté accroché à sa chevelure, et mon visage était enfoui dans le nid chaud du creux de son cou. Attentif à ne plus la mordre, je l’embrassai délicatement sur sa peau tiède.

Mes mains parcouraient ses flancs, effleuraient les courbes de ses seins écrasés sous mon buste.

Je glissai mes doigts entre nos corps pour en saisir les pointes dures qui perçaient contre moi, ce qui la fit se cambrer en retour, tandis que ses cuisses enserraient plus fortement ma taille, et que ses talons percutaient mes fesses comme un coup d’éperon.

Baise entre un homme et une femme sur leur lit - photo offerte par X-ArtAvec de petits mouvements de bascule de son bassin, dont elle faisait varier l’angle avec lequel elle s’offrait à moi, elle accompagnait les lents aller-retours de mon membre dans sa grotte chaude, humide et palpitante.

Ce fut encore elle qui provoqua ma jouissance lorsque, tout en gémissant doucement, elle commença à accentuer mon érection par de brèves contractions de son vagin sur mon sexe, et me fit expulser à nouveau ma semence chaude en elle tout en m’enserrant emprisonné contre elle, frémissante.

L’après-midi s’écoula ainsi, en une alternance de moments intenses et d’autres composés de câlins et de caresses, souvent en discutant, mais parfois aussi en goûtant simplement le plaisir de la proximité du corps de l’autre, de le sentir reposer contre soi, sur soi…

Je découvrais les limitations qu’impose la nature, mais ces temps ralentis pendant lesquels nous prenions doucement soin l’un de l’autre étaient, à leur façon, tout aussi délicieux que les pics d’intensité.

Alors que la soirée s’approchait, nous n’avions quitté le lit que pour, ainsi que l’avait prédit Béatrice, satisfaire une envie pressante ou aller nous chercher un verre d’eau fraîche que nous buvions d’un trait.

Nous étions à nouveau allongés sur le drap, en train de nous embrasser, quand le téléphone sonna sur la table de chevet de Béatrice. Nous nous interrompîmes et pendant qu’elle décrochait, je me détournais légèrement, dans un geste davantage symbolique qu’efficace de discrétion.

Je n’avais pas l’attention de suivre la conversation, mais ce fut la froideur soudaine dans la voix de Béatrice qui captura mon attention. D’un coup, on aurait dit que la température avait baissé de plusieurs degrés dans la chambre.

– Non. articula Béatrice avec une netteté glaciale. Je ne suis pas disponible ce soir, ni les autres soirs.

J’étais bien involontairement intrigué par ce qui avait pu à ce point modifier la voix de ma belle amante. Je ne tentais pas de discerner ce que disait le correspondant – il me semblait que la voix qui filtrait légèrement à travers l’écouteur, plaqué contre l’oreille de Béatrice, était masculine.

Béatrice resta silencieuse pendant une longue période, puis sembla couper tout à coup sèchement son interlocuteur.

– Il fallait y penser hier. J’ai besoin de temps pour réfléchir maintenant. Au revoir! répondit Béatrice qui reclaqua sèchement le téléphone, et se rejeta brutalement sur le dos dans le lit avec un soupir énervé, témoignant de sa mauvaise humeur comme si je n’étais pas là à côté d’elle.

Je restais interdit, n’osant ni parler, ni esquisser un geste. Béatrice fixait le plafond et respirait rapidement, cherchant manifestement à retrouver une forme de calme, ou tout au moins de contrôle d’elle-même. Je me sentais vaguement intrus, témoin involontaire d’une colère sourde dont les tenants m’échappaient, mais je n’osais pas me manifester en rappelant ma présence à Béatrice.

Je craignais, en attirant son attention, que sa colère n’en soit redirigée sur moi, et je n’étais pas du tout certain d’être en mesure de l’apaiser par des attentions. Ses joues et son regard flambaient, et je me rendais compte qu’elle pouvait mettre autant de force dans la colère que dans l’amour, ce qui me faisait un peu peur…

Ce fut à ce moment que le téléphone sonna à nouveau. Elle se redressa, cette fois ouvertement furieuse, et saisit le combiné, avec une voix où perçait une hargne contenue.

– Il est sourd ou quoi? lâcha-t-elle avant de porter le combiné à sa bouche avec un « Oui? » qui était tout sauf aimable.

Elle eut un sursaut et son attitude changea du tout au tout. Se retournant vers moi, elle articula silencieusement, sans prononcer les mots « c’est ta mère » ce qu’elle confirma d’un « Oh, bonjour Fabienne! Excuse moi, je croyais que c’était un importun ».

Je me rappelais à cet instant que j’avais totalement oublié de prévenir ma mère de ma bonne arrivée, et que cette dernière avait du finir par se ronger les sangs au point d’appeler pour savoir si rien n’était arrivé à son fils.

Béatrice s’était allongée à nouveau sur le dos, et sa voix avait retrouvé toute sa vivacité enjouée.

– Non non, tout va bien! Il est arrivé hier, et il a oublié de t’appeler, mais je crois qu’il était très concentré par ses révisions, dit-elle, m’adressant un sourire et un clin d’œil coquin.

Je ne saisissais pas ce que disait ma mère, je pouvais juste supposer ce qu’elle disait aux réponses de Béatrice.

– Il est en train de réviser, dit Béatrice, tu veux que j’aille le chercher?

– ….

– Ah bon, d’accord, je ne le dérange pas. En tous cas, ne t’inquiètes pas, je m’occupe bien de lui, reprit-elle en m’adressant à nouveau un sourire mutin en plissant les lèvres.

A la voir ainsi allongée nue à côté de moi, discutant au téléphone avec ma mère tout en m’adressant des œillades complices, je me sentis non seulement amusé par le jeu de Béatrice, mais soudainement troublé et excité.

Un homme caresse les seins nus d'une jolie femme brune - photo offerte par X-ArtJe décidais à mon tour de jouer un peu et alors qu’elle reprenait sa conversation avec ma mère, je glissais doucement ma main sur son sein et en saisit le téton pour le caresser.

Béatrice fronça les sourcils, faussement grondeuse, et me donna une tape sèche sur la main tout en se détournant légèrement. Piqué au jeu, je m’approchais d’elle et tentais à nouveau de caresser le globe doux et pâle.

Béatrice rapprocha son bras et son coude de son buste tout en se tournant de trois-quart, pour me bloquer l’accès à son sein.

Elle continuait dans le même temps à converser avec ma mère comme si de rien n’était. De plus en plus amusé, je me demandais jusqu’où elle pourrait se retenir, et changeais de cible…

Ma main plongea vivement entre ses cuisses, et se plaqua contre sa vulve que j’avais déjà maintes fois pénétrée de mon membre durci, vibrant, et dont les lèvres s’étaient faites à chaque fois tendres et accueillantes.

Béatrice ne put retenir un petit cri étouffé lorsque ma paume s’appuya entre ses cuisses tandis que du majeur, je l’entrouvrais, retrouvant avec excitation l’humidité tiède de son intimité.

– Non, je ne me suis pas fait mal… bredouilla Béatrice, c’est juste que j’ai un petit chaton à la maison et qu’il ne fait que des bêtises… non, pas le nôtre, il est à une amie de Solène qui nous l’a laissé pour quelques jours…

J’étais admiratif et de plus en plus excité par le contrôle dont elle faisait preuve pour broder à la volée, tandis que de sa main libre, elle tentait de me forcer à quitter le giron tiède entre ses cuisses, en me lançant des regards qu’elle voulait joyeusement meurtriers.

Je luttais brièvement, lorsque poussé par une envie à la fois ludique et érotique d’aller plus loin, j’ôtais ma main et me relevais en pivotant pour l’enjamber.

Je me laissais tomber rapidement à genoux, m’asseyant sur son ventre, et enserrai son bassin entre mes cuisses et mes genoux, me tenant le visage tourné vers ses pieds… et vers son ventre par la même occasion.

Prise par surprise, Béatrice était allongée sous moi. Elle se cabra aussitôt pour se dégager, me secouant comme une jument qui tente de désarçonner un cavalier, mais ses efforts étaient entravés par le téléphone qu’elle tenait, qui l’empêchait d’utiliser tout son corps pour me faire basculer, et par le fait qu’elle ne pouvait pas faire trop de bruit incongrus, sauf à interrompre sa conversation.

Elle poussait sur ses jambes tout en me donnant de petites tapes dans le dos de sa main libre, mais cette fois, j’avais le dessus. Je saisis fermement ses jambes derrière les genoux, et les tirais vers moi avec force, la privant de son appui sur le lit.

Béatrice tenta de dégager ses jambes par de vives secousses désordonnées, mais j’enserrais avec force ses cuisses entre mes bras et mon torse, et une fois immobilisée, elle finit par se rendre compte qu’elle ne pourrait pas se libérer ainsi.

Béatrice n’avait pas lâché le téléphone, mais elle répondait à ma mère par monosyllabes. Heureusement pour elle, son amie Fabienne était capable de tenir de grands discours pendant des temps assez longs.

J’hésitais un instant avant d’assouvir l’envie qui m’avait saisi, en baissant les yeux vers la jointure de son entrejambe qui m’était désormais exposée dans le « V » formé par ses jambes que je maintenais tendues et écartées… puis je cédais : carpe diem…

Pour pouvoir me baisser plus facilement, je reculai mes fesses sur son buste , ce qui les amena sur sa poitrine chaude et ferme, douce un coussin accueillant. Lâchant alors ses jambes, je fis glisser mes mains sous ses fesses pour les soulever et les amener vers mon visage, tout en me prosternant dans le même mouvement vers son sexe, comme pour une prière ou une supplique.

Alors que je m’inclinais, la fragrance fauve et humide de sa source emplit mes narines tandis que j’approchais mon visage des deux longues lèvres saillantes, à la couleur un peu plus brune que la peau crémeuse de son entrecuisses. Je fermais les yeux, enivré de commencer retrouver la saveur que j’avais appris à tant aimer l’autre soir: le goût de son plaisir.

Un homme lèche la chatte d'une jolie femme - photo offerte par X-ArtJ’apposais délicatement ma bouche sur son sexe, comme pour l’embrasser d’un baiser. Dans mes paumes, je sentis le long frisson qui parcourut soudain la croupe de Béatrice quand ma langue pressa doucement la jointure de son pertuis.

Elle ne luttait plus – ou plutôt, ne jouait plus à lutter. Je sentis sa main libre saisir soudain mon membre encore juste à demi-vigoureux , et le presser lentement. Elle avait toujours le téléphone en main, et continuait à acquiescer aux propos de l’autrice de mes jours, tout en massant doucement mon sexe.

Comme elle avait cessé de se débattre, je pouvais désormais me concentrer sur les caresses plutôt que sur la contention de Béatrice.

D’elle-même, elle avait basculé son bassin pour mieux présenter son sexe à ma bouche, et mes doigts couraient sur ses fesses à la peau lisse et douce, les effleuraient pendant que de la langue, je jouais à parcourir les contours de sa vulve, et de temps à autre, à y darder doucement ma langue comme un sexe miniature.

– Bon… il faut que je te laisse, dit soudain Béatrice d’une voix dont je percevais l’altération, j’ai quelque chose qui brûle sur le feu…oui…. moi aussi je t’embrasse…. à bientôt… et elle raccrocha sur ces mots.

– Mmmmm… soupira Béatrice, c’est très vilain ce que tu me fais faire… raconter ainsi de gros mensonges à ma meilleure amie…

Je ne répondis pas, trop occupé à lécher sa fente parfumée, ou à y enfouir mon visage. Béatrice avait désormais ses deux mains libres pour me caresser, et tandis qu’elle continuait doucement à me branler, son autre main effleurait mes bourses et me caressait de lents mouvements sensuels.

Une de ses caresses atteint mes fesses, et alors que ses doigts glissèrent soudain dans la raie de mes fesses, je fus stupéfait de me saisir senti d’une sensation étrange et excitante…. qui ne passa pas inaperçue auprès de Béatrice.

– Oh… mais c’est de la chair de poule… commenta Béatrice, en effleurant mes fesses du bout des doigts, pour s’assurer de ce qu’elle avait provoqué chez moi.

Manifestement désireuse de confirmer ce qu’il en était, elle parcourut à nouveau ma raie d’un doigt curieux, et je fus à nouveau stupéfait et troublé de sentir mon sexe d’agiter en réaction – ce qui là encore ne pouvait échapper à Béatrice qui le tenait en main – tandis qu’un frisson plus intense me parcourait.

– Haha… on dirait que j’ai trouvé un point sensible…murmura Béatrice. Ne t’en fais pas, reprit-elle, comme si elle voulait anticiper la sensation un peu honteuse que j’éprouvais à ressentir ce plaisir et à constater qu’il était encore plus fort lorsqu’elle explorait la région de mon anus, ça n’a rien d’anormal, beaucoup d’hommes et de femmes aiment qu’on les caresse là… pour moi aussi, c’est sensible…

Je me demandais si je devais prendre cela comme une invitation… et décidais que oui… par curiosité, je me penchais en avant pour mieux voir sa raie… sa rondelle y dessinait comme un discret petit œil clos.

Recommençant à la lécher, j’approchai alors doucement mon doigt de son périnée, électrisé par les caresses de Béatrice sur mon sexe et mes fesses. Je posais la pulpe de mon majeur à mi chemin de son vagin et de son anus… puis, faisant glisser mon doigt, je le menai d’un trait jusqu’à sa petite rondelle.

Béatrice fut secouée d’un sursaut sous moi, mais qui cette fois ne visait plus à me désarçonner….

– Ahhhh… oui… alors ça c’est bon…. ta langue et tes doigts… mmmm…. oui….. continue, j’aime ça, demanda Béatrice d’une voix presque implorante.

 

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