Un été de canicule (16) – Une gourmandise partagée

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– Allez, on déjeune! dit-elle en en me libérant aussi soudainement qu’elle m’avait étreint entre ses jambes.

Je me redressai, haletant. Béatrice roula sur le côté et se laissa glisser de la table.

– Je mangerais bien toute nue… il fait tellement chaud… mais ça risque de te donner trop d’idées, reprit Béatrice, accompagnant sa remarque d’un clin d’œil mutin.

 

Jolie blonde nue dans la cuisine - photo offerte par JoymiiElle ramassa sa ceinture et rajusta son peignoir sur elle, puis me mit d’autorité au travail de façon à ce que j’achève avec elle la préparation du brunch, qui était un concept nouveau pour moi.

Quant à moi, j’éprouvais une étrange jubilation à rester nu tout en vaquant à des occupations autres que la toilette, ce qui était une sensation inhabituelle pour moi (sans parler du fait que cette nudité avait lieu dans la proximité d’une femme magnifique avec qui je venais de découvrir l’amour physique, et que je ressentais également du plaisir à être ainsi à préparer ensemble notre repas).

Je me sentais affamé et aussitôt que nous fûmes attablés, je dévorais avec appétit la nourriture roborative, mélange de sucré et salé qu’elle avait préparée, arrosant le repas de jus d’orange frais et de longues rasades de café noir et fumant. J’allais probablement absorber une dose de caféine qui allait me dispenser de fermer l’œil avant un certain temps…

Béatrice mangeait avec tout autant de gourmandise, raffolant notamment des muffins à la confiture d’orange et des toasts chauds au miel, léchant ses doigts lentement avec un sourire moqueur pour les nettoyer, en me glissant des regards suggestifs sous ses paupières à demi-baissées.

Nous avions repris des forces et notre repas s’achevait lorsqu’elle m’expliqua qu’elle avait prévu de quitter l’appartement l’après-midi et de ne revenir que pour le repas du soir:

– tu as des révisions à faire, dit-elle, et je pense que tu ne vas rien faire du tout si je suis là. Et puis, compléta-t-elle avec une légère hésitation, j’ai besoin de faire un peu le point sur moi-même.

L’idée de la voir disparaître pour l’après-midi me fut insupportable. Je me jetais littéralement à ses pieds, enlaçant ses jambes nues entre mes bras, pressant mon visage contre ses cuisses.

– J’ai déjà révisé tout le programme plusieurs fois, dis-je, et ce n’est pas une après-midi de plus qui changera quelque chose. Tout ce qui risque d’arriver, c’est que je vais me morfondre en pensant à ces heures perdues alors que nous avons si peu de jours ensemble. Demain et après-demain, il y a les épreuves, et toi tu n’es pas en congés… c’est notre seule après-midi libre.

J’étais sincère et de bonne foi dans toutes mes explications et supplications. Béatrice hésitait, m’opposait sa responsabilité envers moi et envers ma mère.

Je la sentais cependant mal assurée, chancelante. Ses arguments semblaient s’adresser autant, sinon plus à elle qu’à moi, et ses doutes, que je devinais derrière ses silences ou son regard à nouveau fuyant renforçaient mon ardeur à la convaincre, à venir à bout de sa résistance qui était loin de posséder toute l’énergie que je lui connaissais.

Agenouillé à ses pieds, je sentais par ailleurs une autre ardeur revenir en moi. Je saisis doucement sa cheville et amenais son pied nu sur mon sexe qui se dressait. Béatrice fut parcourue d’un léger tressaillement.

– Tu utilises des arguments déloyaux, remarqua-t-elle avec douceur, tandis que ses orteils se contractaient légèrement et que son pied pesait sur ma tige tendue.

– Quelle importance s’ils sont vrais? répondis-je. J’ai envie de passer l’après-midi au lit avec toi… et toute la nuit à venir.

– Mmmm… déloyaux mais alléchants, fredonna Béatrice avec légèreté. Sur ses lèvres flottait le demi-sourire malicieux que je commençais à reconnaître. Il faudra peut-être qu’on aille faire pipi et boire un peu d’eau de temps en temps. Et on risque d’avoir à nouveau faim…

Son acceptation était déguisée sous le masque de la plaisanterie, mais c’en était une! De la pointe de son pied, elle jouait à taquiner mon membre qui se redressait, à le faire durcir en le pressant sous sa plante souple et cambrée pour le presser contre ma cuisse.

Je me redressais et la pris par la main. Cette fois, c’était moi qui avait l’initiative. Je l’entraînais dans sa chambre en la prenant par la main, lorsque je fus saisi par le désir de la prendre dans mes bras. Je me retournais et glissais mon bras derrière ses genoux et la soulevais.

Béatrice poussa un petit cri, mi-surpris mi-ravi, et elle accompagna le mouvement en jetant son bras autour de mes épaules et en se blottissant contre moi en nouant son autre main à mon cou.

Mon sexe s’érigea en la sentant pelotonnée contre moi.

L’impression de force virile que j’éprouvais à emporter ainsi cette jolie femme mûre était peut-être l’expression d’une sensualité simpliste et primitive, mais elle correspondait tout à fait à ce que j’avais envie de vivre à l’instant – et semble-t-il, Béatrice était dans le même état d’esprit, à sa façon de se serrer contre moi en ramenant ses jambes pour que je puisse la porter plus facilement.

Son peignoir s’était entrouvert et baillait, m’offrant une vue plongeante sur ses seins somptueux. Elle balançait ses mollets lentement.

 

Couple nu enlacé - photo offerte par Joymii– Toi emmener moi… chéri? demanda-t-elle, en forçant un peu le rauque de sa voix, d’une façon à la fois joueuse et sensuelle.

– Oui ma belle, répondis-je, l’emmenant jusque dans sa chambre où je la déposai sur les draps.

Notre hâte de nous goûter à nouveau nous jeta dans les bras l’un de l’autre, je lui ôtais son peignoir à gestes fiévreux et maladroits pendant qu’elle se contorsionnait dans mes bras pour m’aider à la dévêtir totalement, l’un et l’autre gémissants de la faim du corps de l’autre.

Enfin, nos corps nus purent se presser, s’épouser, au mépris de la chaleur de l’air qui avait à nouveau envahi l’appartement, brûlants et tremblants de désir tout à la fois, nos gémissements désormais étouffés au secret de nos bouches scellées, lèvres contre lèvres.

 

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