Un été de canicule (12) – Câlin sur le balcon…

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Nous restâmes un long moment ainsi, mon corps sur le sien, ses bras noués autour de moi, silencieux. Mon visage était enfoui au creux de son cou et je sentais sous mes lèvres son pouls qui s’apaisait.

Je me sentais dans un état de quiétude absolue, et dans la perfection d’un instant que je n’osais pas troubler, même l’envie venait peu à peu de lui parler, et si mille questions me venaient à mon esprit qui commençait à prendre conscience du bonheur inimaginable dont elle m’avait fait don.

Ce fut Béatrice qui parla la première, murmurant à mon oreille:

– Je suis bien comme ça… mais j’ai un peu trop chaud maintenant, avec toi sur moi… dit-elle dans un chuchotement.

Je me laissai rouler sur le côté, et elle se redressa.

– Tu m’autorises à retirer mes bas? demanda-t-elle, retrouvant un ton mutin. Même en résille, ça me tient trop chaud…

La question était de pure forme, mais j’aimais qu’elle joue à me demander une autorisation dont elle n’avait nul besoin. Dans la chambre effectivement, la touffeur pesante de l’air évoquait une ambiance tropicale.

Jolie femme aux bas noirs - photo offerte par Babes– Les bas contre un baiser, répondis-je, me prêtant au jeu.

– Mmmm.. gourmand… tu es un petit coquin… murmura Béatrice, prenant une intonation gentiment grondeuse.

Elle saisit mon visage entre ses mains et, posant ses lèvres sur les miennes, m’embrassa longuement, prenant le temps de savourer le contact moins enfiévré de nos bouches et de nos langues. Puis elle s’interrompit:

– Ceci vous convient comme paiement, monsieur? demanda-t-elle avec une fausse innocence.

A moitié ivre de son baiser, j’acquiesçai de la tête, et elle roula alors sur le dos, allongeant une jambe qu’elle tendit vers le plafond.

Alors que j’en admirais le galbe, la cambrure de son pied, ainsi offerts à ma contemplation, elle dégrafa le bas du porte-jarretelle et le fit glisser en prenant le temps de l’enrouler sensuellement sur sa cuisse pleine, puis sur son mollet arrondi, libérant sa peau claire du voile de résille noir.

Elle jeta le bas ainsi roulé dans un coin de la chambre, puis procéda de même pour l’autre jambe.

– Il faudra que tu me rappelles de les ranger tout à l’heure. Il ne faudrait pas que je les oublie dans la chambre de Solène, elle se poserait des questions, ajouta-t-elle avec un petit rire amusé.

J’avais oublié où nous nous trouvions, et l’idée que Béatrice avait une fille de mon âge, dans le lit de laquelle nous venions de faire l’amour me troubla et m’excita étrangement.

Je contemplais ma belle amante qui ôtait pendant ce temps de sa taille le porte-jarretelles inutile, qui rejoint le coin sombre où elle avait envoyé les bas et dans lequel se devinait un porte-vêtements, ainsi qu’une paire de chaussures de sport.

Béatrice était désormais totalement nue, je tendis la main pour effleurer sa cuisse. Sa peau me parut plus douce encore qu’un pétale de rose. J’eus envie de l’allonger à nouveau sur le lit, mais Béatrice se releva à ce moment.

– Il fait encore trop chaud ici… Viens! m’intima-t-elle, en se levant, et en prenant ma main dans la sienne.

Intrigué, je me laissais mener par elle à travers l’appartement plongé dans la pénombre. Béatrice se dirigea vers la porte-fenêtre vitrée qui donnait sur le balcon et l’ouvrit en grand, puis sortit en m’entraînant avec elle.

Couple nu sur le balcon - photo offerte par Babes– Ouf… on respire mieux, murmura-t-elle avec soulagement.

J’avais eu un pas d’hésitation à sortir ainsi nu sur le balcon, même en pleine nuit. La cour intérieure arborée sur laquelle il donnait était plongée dans l’ombre.

Par dessus les silhouettes des toits, la lueur orangée du ciel de Paris voilait les étoiles les moins lumineuses, mais le ciel était dégagé, sans le moindre voile nuageux. Il faisait chaud mais moins qu’à l’intérieur, et un léger souffle passait sur nos peaux mouillées, infiniment rafraichissant.

Les jolies rondeurs du corps de Béatrice luisaient légèrement de transpiration. Elle s’accouda au balcon.

– On est bien ici, tu ne trouves pas? me demanda Béatrice.

Nous nous trouvions au dernier balcon, et le ciel était visible directement au dessus de nos têtes. Le calme était total, le bruit de la ville réduit à un lointain silence, les immeubles plongés dans l’obscurité… curieusement, nous aurions pu nous croire seuls au monde.

– Oui… murmurai-je, en me glissant derrière elle.

Je me collai contre elle, et écartai ses cheveux pour déposer un baiser dans son cou qui la fit rire et frissonner à la fois.

Puis je l’enlaçai, glissant mes bras autour d’elle pour venir poser mes avant-bras sur le rebord du balcon, sous ses seins lourds.

Béatrice poussa un léger soupir et fit reposer sa poitrine tiède sur mes avant-bras et mes mains.

– Mmmm… merci… c’est plus doux que le béton chuchota-t-elle, en faisant remuer sa croupe ronde et ferme contre mon ventre.

« Tout le monde dort, on dirait… il n’y a que nous », ajouta-t-elle, le cours de ses pensées rejoignant ainsi le mien sans que nous nous soyons concertés.

Mes yeux peu à peu s’habituaient à l’obscurité, et il me sembla distinguer une forme sombre, accoudée à un balcon semblable au nôtre, de l’autre côté de la cour.

En regardant plus attentivement, je distinguai le léger point rouge d’une cigarette, mais la silhouette de la personne se distinguait à peine, il n’était même pas possible de dire s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, voire s’ils étaient deux, enlacés comme nous l’étions.

L’appartement d’en face était également plongé dans l’obscurité, et un rectangle plus sombre se découpait au niveau de la porte-fenêtre.

– On dirait qu’il y a quelqu’un en face, murmurai-je à son oreille.

Béatrice fixa la direction avec attention.

– Oui, on dirait… mais de toute façon, on doit nous voir à peu près autant, répondit-elle.

Nous parlions à voix basse. Je savourais la présence charnelle de Béatrice entre mes bras , qu’il me semblait ainsi posséder pleinement.

Nous commençâmes alors seulement à faire un peu connaissance, après l’ouragan sexuel qui nous avait possédés et jetés l’un dans les bras de l’autre alors que nous ne savions finalement presque rien l’un de l’autre: elle m’expliquant son métier de secrétaire médicale, et moi lui parlant de mes études et de mes espoirs.

 

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