Un été de canicule (11) – La chevauchée fantastique

<< La jouissance de Béatrice

 

Elle avait conclu sa phrase avec un empressement désinvolte. Mais mon estomac s’était noué: moins par l’effet des mots pourtant directs et amers de Béatrice, à la sincérité poignante par son absence d’artifice et de fierté mal placée, que par le dégoût de soi et le chagrin qui avaient brièvement, mais cruellement percé comme une aiguille dans le velours de sa voix au moment de son aveu.

J’étais encore à un âge dans les moments où l’on est porté par l’amour ou par le désir, on en arrive presque à se croire immortel, ou à l’inverse à consentir au sacrifice de sa vie avec la désinvolture dont on ferait preuve pour jeter un vêtement usagé ; dans cette courte parenthèse de la vie entre l’enfance et l’age adulte, pendant laquelle on se croit suffisamment fort pour pouvoir faire guérir n’importe quelle blessure chez l’être aimé.

Ma réaction ne fut pas dictée par l’ignorance ou l’inconscience, les risques de l’imprudence étaient hélas déjà trop connus. Je ne doutais pas un instant de la sincérité de Béatrice, mais l’important n’était pas là :

J’aurais été prêt de toute façon à lui faire l’amour quels qu’en auraient été les risques, rien que pour être certain de bannir à jamais ce dégoût de soi qui avait transparu, tellement incroyable venant d’elle.

Et même plus encore, j’étais suffisamment transporté pour préférer m’imaginer disparaître avec elle, si ce devait être mon destin, et volontairement renoncer à toute protection pour mieux me lier définitivement à elle…

– Non, alors il n’y a pas besoin, répondis-je sans hésiter.

Et comme pour effacer au plus vite les ombres noires qui avaient traversé ces quelques secondes, je la saisis par les épaules pour la repousser doucement sur le lit et l’amener sur le dos, comme j’imaginais que devait le faire un amant prenant l’initiative.

Béatrice poussa un soupir étouffé en se laissant faire, tout en ouvrant ses cuisses en une invitation pressante. Au dessus de la lisière de ses bas résille, le haut de ses cuisses et son ventre se devinaient comme un lac de blancheur dans la pénombre, tandis que mes mains effleuraient le satin de sa peau.

Je me soulevais pour me glisser entre ses cuisses et m’installer au dessus d’elle, en m’appuyant sur mes avant-bras. Je sentais mon membre tendu, brûlant et vibrant de mon désir d’entrer en elle et d’y exploser.

Au moment où je poussais mon bassin en avant, j’eus à peine le temps de me demander si mon gland allait de lui-même trouver son chemin, ou si j’allais devoir m’aider de mes doigts : je la sentis me saisir à pleine main avec une hâte nerveuse, et me faire entrer dans sa grotte trempée, me faisant d’elle-même le don de son corps.

A peine m’eut-elle introduit en elle que Béatrice jeta ses bras autour de moi, et noua ses cuisses autour de ma taille, plaqua ses lèvres aux miennes, forçant à nouveau de sa langue le passage de mes lèvres dans sa hâte à m’embrasser.

Naïvement, je m’attendais à aller et venir en elle, en donnant des coups de reins: c’était elle qui m’écrasait, m’attirait contre elle, m’embrassait à nouveau à pleine bouche avec frénésie, tandis que son bassin semblait doté d’une vie indépendante; je sentais mon sexe saisi et pressé au sein de son vagin avec encore plus de fermeté qu’il ne l’avait été entre ses doigts, tandis qu’elle faisait rouler ses hanches et son ventre pour se frotter à moi, se presser contre moi.

Nos langues étaient enlacées et s’épousaient avec ardeur lorsque Béatrice libéra tout à coup sa bouche, et d’une main amena mon visage au creux de son cou.

Jouissance d'une jolie rousse - photo offerte par Babes– Oh oui… je te sens bien… je la sens bien ta grosse queue… je la veux… oh ce que c’est bon, si tu savais ce que j’en avais envie! haletait-elle, dans un grognement presque animal, tout en m’enserrant entre ses bras et ses jambes verrouillés sur mon corps, ses talons battant contre mes fesses, et son ventre brûlant se pressant contre le mien.

Dans ce tourbillon vertigineux, transporté, perdant pied, je crus un bref instant que j’allais jouir, lorsque je la sentis ouvrir soudain l’étau de ses cuisses, jeter les bras de part et d’autre sur le drap, et renverser la tête en arrière, dans un abandon complet de son corps presque immobile à l’exception des légers frissons qui se devinaient le long de ses muscles et des attaches fines de ses membres.

Alors qu’elle m’avait tout d’abord saisi telle une tornade, elle semblait avoir repris le contrôle d’elle-même afin de mieux me laisser la prendre. Seules ses lèvres m’intimaient ce que j’avais à faire, en ordres brefs et hachés…

– Fais moi l’amour… s’il te plait… prends moi…. baise moi… bourre moi bien jusqu’au fond… donne moi tout… mets moi ta queue… murmurait Béatrice, dont le corps, allongé sous le mien, était secoué de spasmes brefs.

Ses doigts se crispaient convulsivement sur le drap qu’elle chiffonnait, le matelas vibrait du battement impatient de ses pieds et des tremblements de ses cuisses.

Je me redressais sur mes coudes, obscurément excité par le contraste entre sa personne et les mots triviaux, voire obscènes qu’elle employait… mes premiers coups de reins étaient probablement maladroits, mais allongée, offerte, elle m’encourageait avec tellement d’intensité qu’elle me donnait l’impression d’être le prince des amants.

La découverte de la sensation voluptueuse de mon sexe glissant sans effort entre les lèvres trempées de son entrejambe me fit presque jouir à mon premier aller-retour; je compris vite que je n’allais pas pouvoir résister très longtemps, et poussais alors mon bassin en elle aussi fougueusement que possible.

Béatrice se mit à gémir de façon de plus en plus aiguë à chaque fois que je poussais mon membre en elle: ses cris et ses feulements devaient probablement profiter à quelques voisins. Je me sentais heureux et fier de provoquer cela chez elle, et de le faire savoir à tout le voisinage.

Nos chairs produisaient un claquement mouillé lorsque je m’enfonçais en son temple brûlant et palpitant, je frissonnais en voyant les globes de ses seins qui s’étaient un peu aplatis sous leur propre poids, et qui oscillaient au rythme de mes coups de boutoir.

Accouplement d'une jolie rousse et d'un beau brun - photo offerte par BabesBéatrice écarta ses jambes en les tendant vers le plafond, comme si elle avait voulu dessiner un « V » très ouvert, et elle saisit avec souplesse ses chevilles entre ses mains… elle faisait presque un grand écart, et je pouvais pousser complètement mon membre dans sa bouche secrète, jusqu’à la garde… ma peau nue se trempait là où nos corps s’emboîtaient comme deux pièces d’un puzzle qui s’étaient trouvées, tellement elle ruisselait à sa fontaine de plaisir…

– Tu vois, je m’ouvre pour toi… toute entière pour toi… baise, baise moi fort… oui… oui… c’est bon… gémissait Béatrice

Son bassin si ardent quelques instants avant ne bougeait presque plus, sauf lorsqu’il était secoué sous mes coups de reins. La docilité nouvelle de Béatrice me permettait de trouver mon propre rythme, de mieux maitriser mon corps et la façon dont je l’aimais. Béatrice s’offrait à moi, passivement, totalement.

Je me redressais davantage, et le changement d’angle, mettant en tension mon sexe, provoqua soudain ma jouissance.

A peine commençais-je à sentir le prémices de l’orgasme que Béatrice se cabra. Elle réagit en se cramponnant à moi, ses mains lâchèrent ses chevilles, et elle jeta à nouveau ses bras et jambes autour de moi.

Ses mains se saisirent de mes fesses et ses ongles entrèrent presque cruellement dans ma chair, la violence de son désir m’arrachant un gémissement de plaisir inattendu.

Ses jambes de nouèrent autour de mes hanches, tandis qu’elle m’encourageait:

– Viens… viens… donne moi tout… s’écria-t-elle


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Mon corps fit plus que s'exécuter... je sentis ma semence jaillir en elle pendant que tous mes muscles se tendaient, que je ne maîtrisais plus mes mouvements, qu'il me semblait chevaucher une cavale emballée...

Béatrice avait repris l'initiative et donnait des coups de reins au rythme de mes cris de plaisir, qu'elle accompagnait et prolongeait de ses baisers et de ses propres cris tandis que je me vidais à nouveau, surpris de voir combien j'avais récupéré de vigueur, et de la meilleure résistance que cette fois j'avais eue alors que j'avais eu cette fois à la montée du plaisir.

Il me semblait que les secousses de ma jouissance allaient durer éternellement tant chaque coup de griffe, chaque cri, chaque mouvement de bassin de Béatrice les entretenaient: c'était un feu dévorant qu'elle attisait du souffle de ses lèvres adorables et dans lequel je me consumais avec bonheur sur elle.

Ce fut presque à regret que je sentis l'ouragan qui avait secoué mon corps peu à peu s'apaiser, déclinant en quelques instants de la tempête tropicale à une brise apaisée alors que je m'écroulais sur elle, et qu'elle m'enserrait avec tendresse et douceur contre son corps brûlant, parfumé.

- Merci... me murmura-t-elle à l'oreille, en caressant d'une main légère mon dos et mes fesses qui furent parcourues d'un ultime frisson.

Je sentis mon membre, toute vigueur perdue, glisser en dehors d'elle, et elle remua légèrement avec un soupir de plaisir de façon à le presser entre nos ventres joints, désormais petit goujon prisonnier.

Je l'enserrais contre moi, et totalement immobile, savourais le délice de cet instant dans la chambre silencieuse, la volupté harmonieuse de l'entrelacement de nos corps mouillés de transpiration, leurs respirations et les battements de leurs cœurs ralentissant lentement.

 

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