Un été de canicule (29) – Une bonne douche…

<< Baisée.. mouillée.. dans sa robe transparente..

 

Il ne faisait pas froid et bien que nous fussions l’un et l’autre trempés, la sensation n’était pas déplaisante, bien au contraire.

Enlacés l’un à l’autre, il nous semblait que nos vêtements collés laissaient mieux percevoir le contact de nos corps, presque comme si nous étions nus, peau contre peau, tout en étant habillés pour l’extérieur.

Le trajet se déroula sans que nous ne prêtions réellement attention au monde extérieur: Béatrice restait blottie dans mes bras, sa nudité abritée des regards, et sa langue et sa bouche tendrement offerte à la mienne.

Ses automatismes de passagère régulière du métro nous évitèrent de rater la station. Elle se faufila alors sur mon côté pour éviter de trop s’exposer aux regards des passagers de la rame, et nous nous empressâmes de sortir sur le quai, presque désert.

Dehors il pleuvait toujours. Même si l’intensité de l’orage diminuait, le rideau de pluie restait dense, et les trottoirs parsemés de véritables mares, de même que les passages pour piétons.

– Pas la peine de courir, dit Béatrice en prenant ma main, tout en gardant ses escarpins dans l’autre. On se séchera à la maison.

Et c’est ainsi que nous sommes revenus à travers les rues, marchant tranquillement sous la pluie dont le ruissellement sur nos corps possédait une étrange sensualité.

Béatrice, qui marchait pied nus pour préserver ses escarpins était obligée de faire attention à ne pas blesser ses pieds et nous prenions notre temps, quitte à être trempés.

Je me tournai de temps en temps vers Béatrice pour la contempler, émerveillé…

Elle était superbe là où les circonstances auraient du être désastreuses: ses cheveux étaient trempés et plaqués sur sa nuque et ses épaules comme si elle était une nymphe venant de sortir de l’Océan. Et lorsqu’elle sentait mon regard, elle se tournait alors vers moi avec un sourire encore plus lumineux.

Sa robe épousait son corps, moulant la cambrure de ses reins, et comme elle était plaquée à son ventre, elle sculptait sa poitrine avec une arrogance impudique, en faisant saillir ses seins jusqu’à leurs tétons pointés.

L’immeuble était heureusement désert, et nous atteignîmes le palier sans croiser de voisins. Devant l’appartement, Béatrice lâcha ma main et ouvrit avec précaution la porte verrouillée .

Tout était plongé dans l’obscurité, elle alluma et émit un soupir soulagé:

– Solène doit être restée chez son amie, surtout avec cet orage. il n’y a personne! dit-elle en refermant la porte, et en se jetant dans mes bras, couvrant mes lèvres de baisers brûlants et gourmands, comme si ça avait elle l’étudiante rentrant de soirée en catimini de ses parents, et découvrant avec enthousiasme qu’elle avait l’appartement pour elle.

Elle m’entraîna aussitôt dans la salle de bains où nous nous défîmes promptement de nos vêtements pour entrer dans la cabine de douche.

Béatrice nous doucha l’un et l’autre d’un jet chaud bienfaisant, puis fit couler du gel douche dans sa paume et commença à l’étaler sur son corps et le mien.

Un homme et une femme nus sous la douche - photo offerte par DDFLe gel était très moussant et onctueux, il couvrait nos corps de bulles serrées que nous nous amusions à étaler, tantôt pour dissimuler, tantôt pour découvrir le corps de l’autre, tout en nous dévorant de baisers.

Le film de savon rendait nos peaux encore plus lisses et soyeuses sous les caresses des doigts qui en étaient d’autant plus électrisantes… en nous frottant l’un à l’autre, nous nous cognions régulièrement aux parois un peu trop rapprochées de la cabine dont les vitres se couvraient d’une buée qui ne provenait pas seulement de l’eau chaude écoulée.

– Je vais te rincer maintenant, lève les bras! ordonna Béatrice.

Sur ces mots, elle rouvrit la douche dont elle bascula la pomme dans une position de jet massant. Elle dirigeait le jet avec habileté sur mon corps, tout en modulant la pression lorsque la partie ciblée était vraiment trop sensible.

Je fermai les yeux en me laissant faire, obéissant à ses injonctions, découvrant une volupté inconnue à être pris en charge d’une façon délicieusement troublante: au fait de me laisser toiletter le corps – ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps – s’ajoutait la dimension érotique due à la façon dont Béatrice testait les réactions de mon corps:

Elle effaçait d’une main les traces de mousse sur ma peau tout en massant à l’aide du jet tout d’abord mes aisselles, mon torse et mon ventre, puis bientôt la raie de mes fesses où elle glissa une main pour me frictionner tout en orientant le jet sur ma rondelle qu’elle avait déflorée la veille – ce qui me fit frissonner en gémissant de plaisir sans la moindre vergogne, alors que deux jours plus tôt, j’aurais été probablement au moins surpris, sinon choqué à la suggestion que je puisse éprouver un plaisir de nature anale – avant de descendre vers mon périnée, éveillant de sourdes vibrations dans mon sexe encore convalescent de nos agapes dans le parking puis sous le porche.

Une femme nue dans son bain - photo offerte par DDFBéatrice cessa enfin de me rincer. Je pensai qu’elle allait me demander d’en faire autant pour elle, mais elle dirigea elle-même à son tour le jet sur son corps, faisant disparaître rapidement les plaques de mousse blanche pour reparaître à mes yeux dans toute sa splendeur, massant dans le même temps d’une façon plus que suggestive ses seins et son sexe tout en me fixant droit dans les yeux, la pointe de sa langue rose caressant ses lèvres entrouvertes.

Elle ouvrit la cabine dont les vitres étaient désormais couvertes du film translucide de la condensation et en sortit, ses pieds nus claquant sur le carrelage avec un petit bruit mouillé. Béatrice ouvrit une petite commode en bois pour y prendre deux serviettes blanches à l’aspect moelleux.

– Viens te sécher! dit-elle

Je sortis de la cabine, et nous commençâmes à nous sécher l’un l’autre. Les serviettes étaient douces et épaisses, Béatrice s’attardait malicieusement entre mes cuisses comme pour en effacer la moindre goutte d’eau. Comme elle se penchait, j’en profitai quant à moi pour envelopper ses seins lourds dans l’épaisse serviette blanche.

Béatrice poussa un gémissement alors que mes doigts s’enfonçaient dans l’étoffe à travers laquelle ils pétrissaient sa poitrine; ses doigts enserrèrent ma tige à travers la serviette, leur contact atténué par l’épaisseur moelleuse était subtilement sensuel, et infiniment rempli d’excitantes promesses de plaisirs à venir.

Même si notre étreinte était encore trop récente pour me permettre de connaître une érection pleine et entière, je sentais mon membre frémir et s’éveiller aux douces pressions que lui faisait subir Béatrice. Elle releva sur moi un regard soudain pétillant.

– Finis de t’essuyer… et rejoins moi dans 5 minutes dans ma chambre! me souffla-t-elle à l’oreille, resserrant brièvement ses doigts sur ma tige tendue avant de me relâcher.

Elle laissa tomber sa serviette au sol pour s’éclipser avec vivacité, dans le piétinement étouffé de ses pieds nus, et j’entendis s’ouvrir et se refermer la porte de sa chambre.

 

Délice à la source du plaisir >>

Souvenirs d’un grand Amour (Partie 2 – En cachette)

<< La découverte de l’autre

Depuis ce matin-là, nous avons traversé bien des choses ensemble. Comme ce fameux week-end, dans la maison où nos familles se retrouvaient pour les vacances, alors que nous cachions encore notre amour. Ce jour où nous avions peur d’être découverts sous la douche, et où nous en avons découvert d’autres… Ca, je suis sûr que tu n’as pas oublié !

Nous sommes là depuis deux jours, deux jours terribles à ne s’échanger que quelques baisers furtifs entre deux portes, quelques caresses dissimulées sous la table… Difficile de trouver un moment de solitude avec tout ce monde dans la maison. Mes frères, ta sœur, nos mères, ma grand-mère ne nous laissent guère l’occasion de nous retrouver. Mais ce matin, tout le monde va à la piscine. Tu prétextes ne pas pouvoir te baigner, et je fais semblant de dormir. J’entends tout le monde se préparer, dans quelques minutes, nous serons enfin seuls, pour au moins deux heures.

Enfin, plus aucun bruit dans la maison… Ils sont partis ! J’attends sagement que tu me rejoignes dans mon lit. Cinq minutes, dix minutes, un quart d’heure… Mais qu’est-ce que tu fous ? Je me lève pour venir voir, tu n’es pas dans ta chambre, ni dans la salle de bain. Je traverse le long couloir et arrive dans le salon. Tu es là, tu prends ton petit-déj, mais pas seule. Ma grand-mère est confortablement installée sur le fauteuil, vous discutez à voix basse, sans doute pour ne pas me réveiller… Je suis déçu, et désemparé.
« Hé ben, Mémé, tu n’es pas à la piscine ? »
« Ah non, je me repose un peu, ils m’épuisent tes salopiots de frères ! Et toi, t’es déjà levé ? Tu vas pas les rejoindre ?»
« Non, je prends un café et je vais me doucher, la piscine ça me gonfle. »
Je te regarde en buvant mon café, tu es aussi déçue que moi. Tu es belle, même vêtue d’un bas de pyjama trop grand pour toi et de ton petit débardeur. Il faut que je te touche, il faut que je goûte ta peau, que je sente tes mains sur moi. Tes yeux se font brûlants, nos pieds s’emmêlent sous la table, comme si c’était nos langues.

J’essaie de te faire un signe, pour que tu me rejoignes dans la salle de bain. Tu as compris, ton petit sourire coquin ne trompe pas. Je file prendre mes affaires, et je cours sous la douche pour t’attendre. Je retire mon caleçon, et je patiente. Je t’entends dire : « Je vais faire mon lit et ranger ma chambre ». Ca y est, on va pouvoir se retrouver. Je te regarde entrer dans la salle de bain, te déshabiller. Je regarde tes fesses. Dieu, que tu as un beau cul !
« La salle de bain ne ferme pas à clé, tu crois que c’est pas trop risqué ? »
« Mais non, viens, Mémé sait que je suis sous la douche, elle ne viendra pas ! »

Jolie brune nue avec son homme - photo offerte par BabesTu entres et te colles à moi, je sens tes seins contre mon dos, ton bassin contre mes fesses et tes mains glissent sur mon torse imberbe. Tu embrasses mes épaules, ma nuque et mes mains pressent tes fesses pour te plaquer un peu plus contre moi… Je te désire tant… Je me retourne pour te faire face, nos bouches se dévorent, nos langues se mêlent, nos dents s’entrechoquent, j’aspire ta langue… tu te presses un peu plus contre moi et ta main descend le long de mon torse jusqu’à mon pubis, puis mon sexe. Tu commences à le caresser doucement… lentement… Il est en acier, dressé pour toi, uniquement pour toi…
Je recule contre le mur de faïence pour m’y appuyer. Ta bouche explore mon corps… Tu te retrouves vite à genoux, si proche de ma queue que tu pourrais l’avoir en bouche… Mais non… tu prends ton temps. Tu fais monter la pression.

Tu me branles lentement, ton autre main joue sur mes fesses, tes lèvres s’aventurent sur le reste de mon corps, mon bas ventre, tes seins l’effleurent, ta bouche se fait d’une douceur extrême, ta langue me lèche doucement… Puis tu me goûtes du bout de la langue, lentement, tu passes sur la petite fente qui perle…
Tu joues avec mon gland, mon sexe sursaute, je gémis. Mon pouce caresse ta joue, tendrement, délicatement… Avec une extrême douceur, tu me prends en bouche, tu me goûtes enfin…
Je te regarde toujours, la vue est magnifique…Toi à genoux, les cuisses ouvertes, tes fesses offertes, ta bouche me suçant, ta main me branlant… Quel délicieux spectacle !

Fellation offerte par une jolie brune nue - photo offerte par BabesJe caresse tes cheveux sans chercher à te guider. Tu deviens plus sauvage, tu m’aspires, ta salive se fait plus abondante. Tu fais entrer et sortir ma queue de ta bouche, tu la mordilles doucement, ça me rend fou… Tes doigts resserrent leur étau, et tu la quittes pour goûter mes bourses, tu les gobes, les suces, les aspires et je gémis plus fort. Et tu retournes sur mon sexe, le lèches sur toute sa longueur et le remets dans ta bouche. Je suis prêt à exploser, mes mains se crispent dans tes cheveux. Ma respiration se fait plus saccadée, plus irrégulière, plus forte, plus puissante. Je suis en ton pouvoir, c’est toi qui décide de ma jouissance… Tu le sens, et tu accélères, tu me pompes, tu me suces, tu m’aspires… Ta main a resserré son étau, tu me branles un peu plus fort, un peu plus vite. Je me laisse envahir par le plaisir. Je sens ta langue s’activer sur mon frein, tu accélères, tu me fais venir, et tu me retires de ta bouche juste au moment où j’explose, inondant le carrelage de mon sperme. Tu continues à me branler doucement pour me vider jusqu’à la dernière goutte…

Je caresse ta joue avec une extrême douceur, puis je t’aide à te relever. Je t’attire à moi pour t’embrasser… Que tes lèvres sont douces… Que je t’aime….
Tout à coup, j’entends des voix, la porte de la salle de bain s’ouvre. Pourvu que le rideau de la douche nous cache suffisamment ! C’est ta mère, et la mienne… Elles discutent :
« Mets les maillots dans le panier à linge, on fera la lessive plus tard. »
« Quel enfer la piscine avec mes monstres ! »
« C’est des garçons, ils sont agités, c’est tout ! Et y avait pas le grand pour les occuper.»
« D’ailleurs il est où ? Mémé a dit qu’il était debout.. »
« Ma fille aussi a disparu, je me demande s’ils ne nous cachent pas quelque chose, ces deux-là ! »
« Non, tu crois ? Remarque, ils sont grands, ce serait pas surprenant qu’ils fricotent ! »
« C’est vrai qu’ils sont pratiquement adultes, il faudrait peut être qu’on leur dise la vérité, ils peuvent comprendre, non ? »
Deux femmes qui s'embrassent - photo offerte par Babes« Ta fille sans doute, mais mon fils… tu sais, les garçons mûrissent moins vite. »
« Faudra bien qu’il sache… »

Tout s’agite dans ma tête, encore ému du traitement que tu viens de m’infliger… Quelle vérité ? Pourquoi ne parlent-elles plus ? J’ai peur de comprendre, j’essaie de regarder par l’entrebâillement du rideau. Elles sont en train de s’embrasser. Ma mère et la tienne se roulent un patin langoureux, juste sous nos yeux ! Je suis effaré, mais toi tu souris… Tu savais, bien sûr… comme toujours, tu savais, alors que je ne l’imaginais même pas…

Un été de canicule (4) – Mère… ou fille?

<<  Une douche bienfaisante

 

Dans l’espace exiguë, elle ne pouvait faire autrement que se frotter à moi. Ses seins lourds reposaient contre mes cuisses. Je pris son visage entre mes mains avec douceur et le relevais vers moi.

C’était une sensation étrange et prodigieuse d’exercer ainsi un pouvoir, même si c’était avec tout le consentement et la douceur possible, sur une belle femme mûre qui m’avait fait peut-être assoir sur ses genoux, et pris dans ses bras contre sa poitrine…

Béatrice suivit l’impulsion donnée par les paumes de mes mains et releva les yeux vers moi. Ses cheveux mouillés étaient légèrement collés à son front, tandis que sur ses tempes, ils bouclaient en faisant quelques anglaises.

Quelques gouttes tombaient et glissaient sur ses épaules où elles reposaient comme des perles.

Sans mot dire, elle ouvrit la bouche et engloutit mon sexe sans cesser de me fixer de son regard. Mon membre déjà érigé se redressa encore et emplit sa bouche, et je décidais de l’attirer à moi ainsi que je l’avais vu faire, en la saisissant par la nuque et en l’approchant de moi.

Les yeux brillants de Béatrice s’allumèrent d’étincelles nouvelles alors que je l’empalais sur moi par sa bouche, ses bras étreignirent mes cuisses.

 

Fellation d'une jeune femme - photo offerte par X-ArtJe pensais alors à Solène que j’avais aperçue en photo dans la chambre. Les traits de Béatrice, infiniment nets, se brouillèrent tout à coup et soudain ce fut sa fille, agenouillée à mes pieds, cette fois complètement nue.

Elle était désirable, les photos d’elle en maillot de bain m’avaient également permis de me faire une idée tout à fait précise de son corps… mais je ne la connaissais pas, je ne l’avais pas vue de près, ni entendu sa voix, et ses réactions étaient trop abstraites.

Mon désir rétablit Béatrice avec ses bas, qui se cramponna aussitôt à mes jambes de ses bras et des ses cuisses, écrasant son corps contre mes cuisses, et m’avalant en elle avec gourmandise en gémissant… elle était soudainement si réelle que j’eus à peine la sensation de ma main pressée sur mon membre, serrant juste sous le gland d’une pression qui m’amena soudain à l’apogée du plaisir.

J’avais réussi à rester sur la corde raide, tendue entre l’envie de jouir et le désir de prolonger sa présence… mais je n’avais plus pu différer cet instant… alors que les spasmes me secouaient, Béatrice redevint subitement la chimère qu’avait conjurée mon esprit, à partir de quelques parfums, de l’écho d’une voix, de la mémoire du grain d’une peau… elle se volatilisa, me laissant à la fois assouvi et frustré, seul dans la cabine sur la paroi de laquelle avait été projetées quelques traces laiteuses.

Je n’avais plus qu’à finir ma toilette tout en nettoyant la cabine : je m’y attelais fiévreusement, effrayé à l’idée de laisser des traces visibles, et inspectait plusieurs fois le verre et le marbre pour m’assurer que je ne pouvais être trahi.

J’allais prendre la serviette que ma charmante hôtesse m’avait mise à disposition, puis avisais son propre peignoir : il était encore humide, mais pouvait néanmoins me sécher, d’autant que la température qui régnait ne me pressait pas outre-mesure à m’essuyer totalement.

J’enfilais le confortable et moelleux peignoir en éponge. De penser qu’elle y avait glissé son corps si peu de temps avant me procura la sensation d’une intimité partagée qui ramena aussitôt quelque vigueur dans ce que je croyais avoir assouvi. Je décidais de ne pas me satisfaire à nouveau et de profiter de cet état de tension heureuse.

Le début de la soirée se passa rapidement entre quelques révisions, allongé sur le lit de Soléne, puis après m’être finalement changé, un repas simple et solitaire et pourtant avalé avec plaisir en pensant aux mains qui avaient préparé ce repas pour moi et que je brûlais du désir de les sentir se poser sur moi.

Si j’avais eu plus de lucidité, j’aurais analysé comme une preuve supplémentaire de la frustration affective que j’avais traversée, la violence subite de ce désir que j’éprouvais pour une femme que je connaissais depuis moins d’une demi-journée, même compte-tenu qu’elle était très attirante, et que de me trouver ainsi introduit chez elle était un facteur fortement amplificateur.

Je me demandais quelle était la soirée qui l’avait ainsi attirée en dehors de son domicile, mais je préférais rapidement ne pas me poser trop de questions à ce sujet, craignant d’être déçu par les réponses que j’allais trouver : étant donné la façon dont elle s’était apprêtée, elle n’allait probablement pas simplement dîner avec une amie.

Vers 22 heures, la fatigue me saisit, et je décidais de m’allonger pour dormir. Je dors habituellement porte close, mais l’air était toujours étouffant, et je décidais donc de tenter de provoquer un léger courant d’air en laissant ouvertes la fenêtre et la porte. La chambre donnait sur une cour intérieure arborée, vaste et plutôt calme, dépourvue de lumières parasites.

Ma tentative pour provoquer un courant d’air n’était guère concluante, l’air était épais comme une soupe, mais au moins psychologiquement, cela me semblait moins étouffant.

Béatrice m’avait laissé une couette dans sa housse, mais la chaleur était insupportable. J’avais beau m’être douché, j’avais l’impression que j’allais cuire à la vapeur, et décidais donc me couvrir au minimum: je bordais ainsi un simple drap, à la fraîcheur agréable sur ma peau nue, ayant du mal à m’endormir totalement découvert.

 

Après m’être tourné et retourné malgré tout pendant un temps qui me parut très long (j’avais préféré ne pas regarder l’heure sur le cadran verdâtre du radio-réveil), je finis par sombrer dans un sommeil sans rêve, très lourd.

Je n’ignorais l’heure qu’il était lorsque tout à coup, je fus réveillé par une interrogation surprise :

– Qu’est-ce-que vous faites dans mon lit?

J’ouvris péniblement les yeux et la reconnus instantanément : c’était Solène, qui portait le jean et le chemisier que j’avais aperçus sur une photo.

Elle se tenait debout à côté du lit, une expression plus surprise que mécontente. Elle avait allumé la lumière dans la chambre, et posé un sac de voyage à côté d’elle.

Solène était très ressemblante à sa mère: le blond était chez elle plus vif, et ses traits et sa peau avaient la netteté de la jeunesse, là où de petites pattes d’oies s’étaient marquées au coin des yeux et des ailes du nez de Béatrice, révélatrices de la fréquence avec laquelle le sourire éclairait son visage.

– Excusez-moi lui répondis-je, confus. C’est elle qui m’a fait installer ici, elle pensait que vous alliez être absente pour plusieurs jours. Mais je vais sortir et vous laisser vous reposer, je crois qu’il y a un matelas gonflable.

Tout en lui disant cela, je vis son regard parcourir le lit et un sourire amusé se former soudainement sur ses lèvres charnues.

Je suivis son regard et piquais alors un fard car son regard s’était posé sur une éminence pyramidale au dessus de mon bas-ventre, fortement révélatrice.

– Elle s’est trompée en effet, répondit Solène. Mais il n’y a pas de mal… ajouta-t-elle, d’une voix langoureuse.

J’étais comme paralysé dans le lit, les membres lourds comme si j’étais attaché. Solène s’approcha et s’assit du coin d’une fesse sur le bord du lit.

 

Branlette faite par une jolie femme - photo offerte par X-ArtJe vis sa main se glisser vivement, tel un petit animal, sous le drap.

– Je vois que vous êtes dans de drôles de dispositions d’esprit en tous cas… est-ce moi.. ou ma maman qui vous inspire ces pensées? demanda-t-elle avec un sourire mutin, et en saisissant tout à coup le mât du petit chapiteau qui était formé par le drap.

Je souhaitais lui répondre, mais ma langue se trouvait aussi pâteuse que mes bras et jambes. En fait, toute ma vitalité semblait concentrée dans ma tige dressée, que la main de Solène avait fermement empoignée, et sur laquelle elle commençait de lents mouvements de va-et-vient, tout en me fixant narquoisement.

J’allais avaler ma salive pour lui répondre lorsque mes yeux s’ouvrirent tout à coup.

L’obscurité régnait dans la chambre. Je n’étais pas seul, mais ce n’étais pas Solène qui était dans la pièce. Béatrice était assise à l’exact emplacement où mon rêve avait situé Solène, et le drap était rejeté sur le côté. Elle portait toujours la robe qu’elle avait revêtue pour sortir, et avait juste ôté ses escarpins.

L’état de mon membre était quant à lui tel qu’il l’était dans mes songes… et la main de Béatrice l’enveloppait et le parcourait comme le faisait celle de sa fille.

Mon sursaut alerta Béatrice que j’étais réveillé : dans l’obscurité, j’avais du mal à distinguer ses traits, sa voix avait un timbre un peu rauque par rapport à mon souvenir.

– Oh, pardonne moi ! me dit-elle. J’ai jeté un coup d’oeil par la porte… j’ai vu que tu semblais parti dans un beau rêve… et j’ai eu trop envie de t’y rejoindre…

Comme dans mon rêve, j’avais du mal à articuler, j’allais bredouiller quelque chose mais elle ajouta :

– Tu as une copine? demanda-t-elle

– Non, réussis-je à articuler

Sa main se resserra un peu plus, comme par réflexe, sur ma tige brûlante à cette réponse.

– Et… tu l’as déjà fait?

Je me demandais brièvement si c’était un soupçon d’hésitation qu’il y avait eu dans sa voix.

Je n’hésitais quant à moi qu’un instant pour répondre : en la matière, je savais que la forfanterie était ridicule et ne pouvais abuser personne, sauf à se trouver deux à être puceaux.

– Non, dis-je tout simplement.

Je sentis tout son corps se tendre, et sa main m’enserrer si fort que je craignis un instant de jouir.

 

Deux femmes pour un homme - photo offerte par X-ArtElle se pencha vivement vers moi, et à son parfum s’étaient mêlés les arômes d’une nuit de sortie : un léger voile de tabac blond flottait sur elle, et une odeur plus fauve, probablement de transpiration, mais absolument pas déplaisante… chaude et excitante au contraire : cela me rappelait des slows de fin de soirée, collé à ma partenaire… et cela me donnait l’impression que Béatrice m’avait emmené avec elle en boîte.

Son visage s’approcha du mien, et elle murmura rapidement, à voix basse, comme s’il y avait eu quelqu’un d’autre pour nous épier :

– Alors pardonne moi… j’ai trop envie…

Posant ses mains sur mes joues, elle saisit mon visage et scella ma bouche d’un baiser avant que j’ai pu lui répondre qu’il n’y avait rien qui nécessitât d’être pardonné…

Ses lèvres chaudes, pulpeuses se posèrent sur les miennes et sa langue vive força le passage de mes lèvres encore ensommeillées et surprises, trop lentes à s’entrouvrir.

 

Un réveil voluptueux >>