Un été de canicule (32) – Une fille aussi coquine que sa mère…

<< Jouis ma belle…

 

Je m’éveillais le matin l’esprit clair, dans un sursaut.

J’étais seul dans le lit refroidi. Sur l’oreiller, un mot: quelques lignes manuscrites de Béatrice.

Elle m’avouait avoir eu envie de me réveiller pour faire l’amour lorsqu’elle s’était levée, mais ne pas l’avoir osé pour me permettre de récupérer, en prévision des oraux qui avaient lieu en début d’après-midi.

Il y avait une autre raison, qu’elle abordait aussi, et que ni l’un ni l’autre n’avions préféré regardé en face, l’occultant comme si le lendemain n’avait pas existé: mon train était réservé dans la soirée, nous nous verrions chez elle à son retour du travail, puis il me faudrait partir. Et elle avait du mal à savoir ce qu’elle devait faire…

Cela me paraissait difficile à croire, en lisant ces quelques lignes, mais c’était pourtant la vérité: les oraux ne duraient que sur deux jours en ce qui me concernaient, et j’étais arrivé le week-end.

Le temps m’avait paru suspendu… mais il avait cependant filé comme une flèche. Béatrice n’évoquait pas ce qui se passerait ensuite… après que je serai parti… et me réveillant à peine de cette nuit d’amour, je préférais ne pas me poser la question, tendant mentalement un drap blanc devant le jour suivant, pour m’éviter trop de questions: la journée suffirait bien à m’occuper comme ça.

L’appartement était silencieux, je me levais et enfilais cependant un caleçon et un t-shirt, au cas où je serai tombé nez à nez avec Solène en ouvrant la porte.

La température avait un peu baissé, suite aux précipitations de la nuit probablement, et l’air semblait plus humide, même si la température semblait destinée à remonter sous l’effet du soleil à nouveau radieux – et brûlant.

En sortant, je constatais que la porte de la chambre de Solène était fermée. Aucun bruit n’en provenait, je réprimais mon envie d’aller apposer mon oreille contre le panneau de bois blanc, à l’affût d’un hypothétique bruit. Probablement était-elle déjà repartie chez une amie.

A moins que, durant la nuit, je n’ai cru apercevoir les rais de lumière dessinant le contour de la porte?

Mon souvenir était finalement assez brumeux, et en raison de la confusion des sens où nous avait jetés nos étreintes, je n’étais pas certain de pouvoir apporter un crédit énorme à ce que j’avais cru voir ou entendre. Ce n’aurait pas été la première fois que mes sens m’auraient joué des tours.

Jeune femme dans une cuisine - photo offerte par JoymiiEn entrant dans la cuisine vide, je réalisais soudain l’intensité de l’expérience où m’avait entraîné Béatrice: son absence me procura une impression de vide cruel, sans commune mesure avec le peu de temps qui s’était écoulé depuis notre premier baiser!

Alors que je contemplais l’endroit où je l’avais enlacée, là où elle s’était d’abord dérobée avant de se laisser faire, que mes doigts effleuraient le plateau de cette table sur laquelle je l’avais prise, le besoin d’elle se rappela brutalement à mon corps, par une vague subite de désir accompagnée d’une érection qui fit se gonfler l’étoffe de mon caleçon.

Je fouillais dans les placards pour me préparer mon petit-déjeuner, et m’installais à table, dans un mélange étrange de mélancolie et de désir.

Béatrice était à la fois si présente dans cet appartement, dans tous ces objets que j’effleurai et que ses doigts, son corps avaient touché… et en même temps d’autant plus cruellement absente…

Ce fut alors que j’entendis un bruit de pas derrière moi. Je me retournais vivement, c’était Solène. Je ne l’avais pas entendu ouvrir la porte de sa chambre, ni arriver.

Elle était juste vêtue d’une courte nuisette blanche, qui tranchait sur sa peau, plus mate et bronzée que celle de sa mère, dont elle possédait les yeux clairs. Son visage était maussade et elle avait rapidement attaché ses cheveux blonds avec une pince.

Je me sentais gêné et troublé à plusieurs titres: le souvenir de nos ébats sonores me revenait précisément en cet instant: nos cris avaient du emplir tout l’appartement.

De plus, Solène possédait plusieurs des traits qui rendaient Béatrice sexy, et que sa tenue dévoilait plus qu’elle ne les masquait:

sa jolie poitrine se dessinait nettement sous la nuisette même si celle-ci n’était pas translucide, et surtout… elle était tellement courte que non seulement elle laissait parfaitement admirer ses jambes bien dessinées, un peu plus fines et musclées que celle de sa mère, mais l’espace d’un bref instant, j’eus un aperçu fugitif du dessin de ses lèvres intimes, en silhouette dans le contre-jour découpé entre ses cuisses, avant de détourner rapidement la tête.

– Bonjour, lui dis-je, d’une voix aussi neutre que possible.

Solène ne répondit pas, mais s’avançant jusqu’à la table, elle pivota sur elle-même et vint s’installer presque face à moi, s’appuyant du bout des fesses sur la table, ses longues jambes tendues et croisées l’une sur l’autre.

Sa jambe nue effleurait ma cuisse, et sa nuisette qui était remontée juste sous son abricot masquait à peine la fente sombre de son entrejambe.

Jolie jeune femme aux fesses nues - photo offerte par JoymiiElle s’appuya de ses deux mains sur le rebord de la table, en un mouvement qui fit saillir un peu plus ses seins, en projetant son buste vers l’avant.

Je levai les yeux, autant mis mal à l’aise de ne savoir où poser mes yeux sans lui donner inévitablement l’impression de la déshabiller du regard, que par son silence hostile… qu’elle brisa soudainement:

– Alors c’est toi qui te tapes ma mère? siffla-t-elle entre ses dents.

C’était une question qui n’appelait pas réellement de réponse heureusement, car incapable de répondre, je me sentis rougir soudainement.

– On ne peut pas dire que vous ayez été discrets, reprit Solène. Moi qui la croyait plutôt coincée du cul…

A la pensée de la façon dont Solène méconnaissait sa mère, qui m’avait raconté son rôle d’initiatrice auprès de ma mère, sans parler de moi, je ne pus réprimer un léger sourire amusé… en pensant que ce n’était pas le moment et que j’allais le regretter.

– Ouais, ça te fait marrer toi, commenta aigrement Solène. Vous m’avez bien fait chier en tous cas. J’ai même failli débarquer dans sa chambre. A propos, j’imagine que c’est vous deux qui avez baisé dans ma chambre? Et que c’était des bas résille à elle?

Les mains moites collées à mes genoux, incapable d’articuler un mot, je me bornai à hocher la tête.

– Putain, mais je rêve… mon pieu… mon scooter… et ma mère portant des bas résille, s’exclama Solène avec hargne. Remarque, je trouve ça plutôt bien pour elle qu’elle ait pris son pied, depuis le temps… elle n’avait pas du avoir un mec depuis son divorce. C’est bizarre, ajouta-t-elle, parce qu’il me semblait qu’elle était sur un coup depuis quelques semaines, mais je ne pensais pas que c’était avec… ça!

Le commentaire final me fit sursauter. Je n’étais que « ça » dans la bouche de Solène. J’allais lui répondre lorsqu’elle leva la main, apaisante:

– Te vexe pas, ce que je veux dire, c’est que je croyais qu’elle sortait avec un mec de son âge, précisa Solène. C’est pas que ça me choque, ça m’intrigue. C’est drôle, parce que même si tu n’es pas moche, tu n’es pas à tomber par terre… et tu ne me donnes pas l’impression d’être non plus un Casanova… et surtout qu’apparemment, vous vous êtes fait beaucoup de bien, à défaut de me laisser dormir. ajouta-t-elle avec un sourire ironique.

– Désolé… réussis-je enfin à bredouiller, je ne voulais pas vous… en fin te déranger.

J’avais corrigé le vouvoiement qui m’était venu naturellement, après tout Solène était à peine plus âgée que moi! Je ne me voyais par contre pas lui expliquer que c’était plus Béatrice qui m’avait pris que l’inverse, mais heureusement d’une certaine façon, Solène était du genre difficile à interrompre…

– Ce n’est rien, reprit-elle, avec un sourire mi-narquois, mi-amusé qui me troubla brutalement, car un air de Béatrice souriante passa soudain sur son visage.

Agacée, elle lui ressemblait également beaucoup, mais j’avais surtout vu Béatrice souriante, alors que jusqu’à présent, l’ambiance avec Solène avait été toujours électrique. Et là, en cet instant, la mère et la fille se confondirent brièvement…

– En fait, dit Solène, légèrement sarcastique vous entendre tous les deux m’a pas mal excitée… je me demandais presque si c’était si bon que ça, ou si vous en rajoutiez pour me faire chier… moi ou les voisins… et je dois te dire que j’ai plutôt une envie de vérifier par moi-même, dit-elle avec un demi-sourire, en se penchant tout à coup vers moi.

Je pensais avoir mal entendu, et par réflexe, me reculais contre le dossier de la chaise lorsque Solène se pencha vers moi.

Le décolleté de sa nuisette aux fines bretelles s’entrebâilla légèrement sur le haut de sa jolie poitrine ronde; son visage soudainement plus proche, ses canines étaient découvertes par le sourire carnassier qui flottait sur ses lèvres, aussi pulpeuses que celle de sa mère.

– C’est drôle murmura-t-elle… je peux sentir son odeur sur toi… ça me fait bizarre de sentir le parfum de ma mère sur un mec de mon âge… mais ça m’excite aussi…

Elle s’était un peu décalée et sa cuisse nue s’était plaquée à ma jambe.

J’éprouvais une impression de vertige si violente qu’il me semblait que je serais tombé au sol si je n’avais pas été assis.

Mon esprit conscient était heurté que je puisse être troublé par Solène, que je ne la repousse pas avec indignation.

Pourtant, les mots s’arrêtaient dans ma gorge. En voyant un film un jour, j’avais entendu une expression dans laquelle je m’étais retrouvé, à propos d’un personnage, décrit comme « une fille facile version homme: trop timide pour aborder une femme, mais incapable de dire non à une femme qui fait le premier pas! ».

J’étais exactement dans cette situation, et me retrouvai effectivement paralysé, me sentant coupable vis-à-vis de Béatrice, mais incapable de repousser Solène, et me sentant encore plus troublé par ce mélange de culpabilité et de désir.

– Et toi, ajouta-t-elle, qu’est-ce qui t’excite? Ma mère? Ou moi? demanda-t-elle d’une voix un peu sourde, en désignant du doigt mon entrejambe où mon sexe érigeait effectivement une petite tente au niveau de mon caleçon.

Je me sentis cette fois non plus rougir, mais piquer un véritable fard.

C’est alors que, probablement sous l’effet de ma culpabilité confuse envers Béatrice, mon corps me trahit tout à coup – à moins que ce ne fut sa façon de venir à l’aide de ma volonté défaillante – et je sentis soudainement mon érection perdre de sa vigueur, d’une façon qui n’échappa pas à Solène.

– Eh bien? dit-elle intriguée, je te fais moins envie que ma mère? Je sais qu’elle est plutôt bien conservée, mais quand même… et puis, j’ai décidé que j’allais t’essayer… et je n’aime pas qu’on contrarie mes plans…

Solène posa ses mains de part et d’autre de mon buste, sur le dossier, et son visage s’approcha encore du mien, amusé et intrigué à la fois.

Je ne pouvais détacher mon regard de ses pupilles sombres dans ses yeux clairs qui me fixaient. Ma langue me semblait râpeuse dans ma bouche sèche.

– Dis donc… t’as vraiment l’air drôlement intimidé pour un mec qui s’est fait la maîtresse de maison, lâcha Solène, dans un petit rire, avant de m’embrasser soudain à pleine bouche.

Le visage de Béatrice se superposa brièvement à celui de Solène, mais je fermai les yeux dans l’intensité de son baiser que je n’osais d’abord lui rendre, lui abandonnant simplement ma bouche hors d’état de la repousser.

Solène prit son temps, fouillant ma bouche de sa langue, jouant à saisir mes lèvres entre les siennes… je sentais une palpitation sourde dans mon membre, qui maintenant que Solène était concentrée sur ma bouche, se redressait peu à peu.

– Tu as des lèvres douces… murmura-t-elle… c’est plutôt agréable à embrasser, mais est-ce que ça te plait au moins ce que je te fais?

– Oui… répondis-je sans même réfléchir, mais Solène avait tendu la main entre mes cuisses pour vérifier d’une façon plus directe l’effet de son baiser: elle saisit mon sexe en voie de raffermissement à travers l’étoffe, et ses lèvres s’arquèrent en un sourire à la fois satisfait et possessif.

– Mmmm… on dirait qu’on a eu une petite frayeur, mais que c’est passé… tu sais… je ne vais pas te manger… et je ne dirai rien à ma Maman… ajouta-t-elle, légèrement moqueuse. Mais je suis plutôt du genre curieuse… et gourmande…

Un été de canicule (15) – Coucher sage…et réveil sauvage

<< Une vue imprenable..

 

Le spectacle de Béatrice ainsi soumise à mon désir fut soudainement infiniment trop intense pour que je puisse résister: ma jouissance ne fut précédée que de brefs signes avant-coureurs, trop rapides pour que je puisse me contenir. Mes mollets se tendirent, et mes muscles propulsèrent mon corps en avant, tendu comme un arc.

J’entrai profondément en elle et mon corps fut secoué par la décharge chaude de mon membre au secret de son vagin, puissante et brève, à la différence des long jets qui semblaient ne pas devoir s’arrêter de mon précédent orgasme.

Mon sexe perdit presque aussitôt une partie de sa raideur, et il glissa d’entre ses lèvres trempées, tandis que je titubais légèrement dans l’intensité de mon plaisir.

Avec un gémissement avide, Béatrice se laissa aussitôt tomber sur le sol du balcon, et se retournant, s’agenouilla à mes pieds . Elle saisit mes fesses entre ses mains.

Fellation d'une jolie blonde - photo offerte par Babes– Je veux tout… chuchota-t-elle avec une ardeur affamée, je vais tout prendre…

Sa bouche engloutit mon sexe à demi-dressé qu’elle aspira entre ses lèvres chaudes. Je glissais mes doigts dans les boucles de sa chevelure, et l’attirai encore plus contre moi. Ses succions arrivaient à extraire de moi les ultimes secousses de mon plaisir dont elle se régalait avec de petits ronronnements.

Un soudain regain de sa gourmandise la jeta tout contre moi, me faisant tituber en arrière. Perdant l’équilibre, je fus arrêté par le mur auquel je m’adossai.

Le contact de la surface lisse de béton était presque sensuel, le rayonnement chaud qui irradiait du mur pénétrait mon corps sur sa face arrière,depuis mes épaules jusque mes fesses et mes mollets, tandis qu’une autre chaleur, encore plus brûlante, provenait de l’étreinte de Béatrice qui avait immobilisé mes jambes dans l’angle de ses jambes.

Sa poitrine était pressée sur mes cuisses contre lesquelles ses tétons durcis pointaient comme de petits dards, et elle me nettoyait de sa langue agile qu’elle dardait avec vivacité. Une de ses mains, glissée sous mes bourses, empaumait avec délicatesse mes testicules tout en caressant mon périnée du bout des doigts, l’autre caressait mon ventre, jouait sur mon pubis…

Fellation d'une jolie blonde - photo offerte par Babes– Mmmm…. je vais te faire une toilette complète, pas question d’en perdre une goutte… murmurait ma belle amante.

Les yeux mi-clos, je savourais cet instant d’abandon, enveloppé dans le triple cocon de l’air encore tiède, de la chaleur rayonnée par l’immeuble sur lequel je m’appuyais, et de celle du corps de Béatrice, plaqué au mien.

La toilette achevée, ma belle amante se releva, et se dressant sur la pointe des pieds, m’embrassa du bout de lèvres discrètement parfumées de la fragrance enivrante de nos liqueurs mélangées.

– On va aller se coucher maintenant… viens! ordonna-t-elle en me prenant par la main. La douche sera pour demain, de toute façon tu es tout propre désormais, ajouta-t-elle avec une inflexion coquine de sa voix chaude.

Je la suivis dans l’appartement toujours enténébré. Au moment d’entrer à l’intérieur, je jetai un coup d’œil au balcon qui m’avait intrigué. Je ne pus dire s’il était ou non occupé, s’il l’avait été, et si donc nos ébats avaient eu un ou plusieurs témoins, mais l’idée en restait, sourdement excitante.

Je me laissai guider jusqu’à la chambre de Béatrice, comme dans un rêve, passant devant l’ouverture obscure de la chambre de Solène, où quelques heures plus tôt, Béatrice était entrée, venue à moi, et m’avait libéré des chaînes de mon pucelage.

Sans allumer la lumière, elle me guida jusqu’au grand lit sur lequel je m’étendis, et elle vint aussitôt à son tour se presser contre moi.

Nos bouches se cherchèrent encore quelques minutes, nos langues se nouant en de longs baisers apaisés, avant que je ne sombre dans les profondeurs du sommeil, le corps soudainement lourd d’une pesanteur incommensurable, la frontière entre le rêve et la réalité se brouillant tout à coup comme si les garde-frontières de mon esprit l’avaient fait voler en éclats.

 

 

L’odeur délicieuse du café noir mêlée à celle de bacon grillé me parvint aux narines avant que mes yeux ne s’ouvrent. Je m’étirai en savourant le moelleux des draps, et ma main tâtonna à la recherche du corps tiède de Béatrice. La place de son corps était vide, seule subsistait l’empreinte qu’elle avait laissé sur le drap chiffonné, le léger creux dans le matelas.

Je réalisais que j’étais nu dans les draps… la tension matinale de mon sexe était encore plus vigoureuse qu’à l’accoutumée, me procurant un sentiment de vitalité euphorique qu’il me brûlait d’assouvir… j’avais l’impression d’avoir dormi une longue nuit et d’être merveilleusement reposé.

Je roulais sur le flanc et j’enfouis mon visage dans son oreiller où le fantôme de son parfum emplit aussitôt mes narines, ravivant encore le désir que j’avais d’elle. Mon membre pressé contre le matelas, dans la trace même où son corps avait reposé à mes côtés, palpitait sourdement.

Je réalisais soudainement le caractère absolument improbable de la situation où je me trouvais, et ouvris les yeux en grand, persuadé que tout allait soudainement s’évaporer: la nuit de folie érotique que j’avais vécue ne pouvait être vraie… j’allais forcément me réveiller dans la chambre de Solène, le bas-ventre poisseux d’une étreinte fantasmée, comme cela m’arrivait fréquemment lorsque des succubes aux yeux rougeoyants, aux formes voluptueuses et au désir inextinguible venaient se repaître de mon corps au cœur de la nuit.

Une lumière tamisée éclairait la chambre, un ciel d’un bleu chauffé déjà presque à blanc se devinait entre les lamelles du store relevé de quelques centimètres de façon à laisser entrer une douce clarté. Le réveil indiquait onze heures trente, ce qui expliquait l’impression que j’avais d’avoir passé une excellente nuit. Je ne souffrais d’aucune hallucination, et j’étais bien allongé dans le lit double de Béatrice.

Une paire de mules à talon haut gisaient renversées sur la moquette, comme jetées là négligemment par leur propriétaire insouciante. Sur un valet de nuit semblable à celui qu’il me semblait avoir aperçu dans la chambre de Solène, une paire de bas était posée – peut-être ceux dont il me semblait me souvenir qu’elle les avait portés la veille, avant d’accéder à mon désir et d’enfiler ses bas résille?

Je me redressai et réalisant alors que je n’avais rien à me mettre pour sortir de la chambre., me sentis tout à coup confus de mon érection. Mais aussitôt, le souvenir de notre nuit me revenant en une série de flash brûlants: images de nos corps moites, avides, se cherchant, se rejoignant, s’unissant… ce souci me parut aussitôt dérisoire, et pour tout dire enfantin.

Je me levais et sortis de la chambre, pour me diriger vers la cuisine d’où provenaient les bruits typiques de la vaisselle que l’on manipule, tintements et chocs métalliques.

Béatrice me tournait le dos. Elle avait du déjà prendre une douche car ses cheveux semblaient humides, et elle était vêtue d’un peignoir d’été vert pâle, léger et court qui s’arrêtait sous ses fesses. Pieds nus dans la cuisine, elle était en train de cuisiner quelque chose, debout devant la plaque de cuisine.

Je m’arrêtais pour la contempler, conscient du battement saccadé de mon sexe tendu, aspirant silencieusement ma salive. Je contemplai ses mollets fermes et musclés au joli renflement galbé juste sous l’articulation du genou, puis ses cuisses, un peu fortes comme je les aimais, ses boucles qui paraissaient presque brunes d’être mouillées: quelques traces humides se voyaient encore sur ses épaules, là où ses cheveux avaient du terminer de s’égoutter.

Je m’approchais du plus silencieusement que je pus… le ronronnement de la hotte facilitait mon approche… je réduisis doucement la distance, jusqu’à être en mesure de l’enlacer.

J’attendis quelques instants le moment propice où elle reposa la poêle sur la plaque, et glissai mes bras sous les siens, mes mains se posant sous ses seins lourds nichés sous l’étoffe du peignoir tandis que je me plaquai contre elle, mon torse contre son dos, mon ventre contre ses fesses, pressant mon sexe sur le tissu tendu par sa croupe ronde dans ma hâte enthousiaste de lui faire sentir combien j’avais envie d’elle.

Un couple dans la cuisine - photo offerte par BabesBéatrice poussa un petit cri étranglé et pivota entre mes bras au moment où ma bouche descendait vers le creux de son épaule pour déposer un baiser dans sa chevelure humide. Elle esquiva mon baiser et se dégagea d’un mouvement de hanche, sa cuisse frôlant au passage mon sexe tendu, et posa sa main à plat sur mon torse dans un mouvement qui me tenait à distance.

– Non… souffla-t-elle, pardonne moi…

Interloqué, je la regardai fixement: ses yeux brillaient anormalement, et sa lèvre supérieure tremblait légèrement. Je n’avais pas encore eu l’occasion de remarquer qu’elle était légèrement saillante, avec un petit renflement sensuel qui semblait appeler les baisers.. mais si ses lèvres charnues les appelaient, la main de Béatrice me repoussait.

– Mais… pourquoi? bredouillai-je

– Ce n’est pas bien… je ne sais pas ce qui m’a prise… je ne suis pas comme ça normalement, je ne sais pas ce que tu vas penser de moi… répondit Béatrice, d’une voix hachée. Fabienne a confiance en moi… j’ai l’impression d’avoir abusé de toi, et d’avoir trahi sa confiance… ce qui est fait est fait… mais il vaut mieux qu’on s’arrête là…

J’eus l’impression soudain que le sol carrelé s’était mis à tourner à toute allure autour de moi et qu’un creux suffisamment large pour laisser passer le poing d’un champion de boxe poids lourd s’était ouvert dans mon ventre. J’avais le souffle coupé, un uppercut droit au menton m’aurait à peine plus sonné.

Béatrice respirait précipitamment, sans me regarder directement. Sa main tremblait sur ma poitrine. Je me sentis gagné par l’énergie du désespoir: trop souvent, l’échec… je ne voulais pas, cette fois, la laisser sans me battre.

– Abuser de moi. bredouillais-je? Mais… ce que tu m’as donné… c’était fabuleux! Tu n’as pas aimé? Tu n’as plus envie?

– Ce n’est pas la question, répondit Béatrice, avec un tressaillement de ses épaules. Toi et moi… c’est une histoire qui ne peut pas durer… alors autant l’arrêter, plus ça dure et plus ça fait mal… j’ai l’impression d’avoir profité d’une situation…

– Pour l’instant, dis-je, avec des mots qui se heurtaient au sortir de ma bouche comme si j’avais parlé avec des galets entre mes dents, c’est là que ça me fait mal… tu n’as pas profité ou abusé, nous étions deux à avoir envie… et ça s’arrêtera peut-être un jour, mais on peut profiter de ce qu’on a, maintenant… j’ai vu le Cercle des poètes disparus, ajoutai-je avec un brin de naïveté… c’était la devise: carpe diem… oui, peut-être que ça ne durera pas toujours, mais prenons ce qu’on a maintenant?

Je n’étais pas totalement sincère dans cette dernière question, car en fait, j’espérai contre toute raison que ce qui avait commencé durerait éternellement: j’étais prêt à partir au bout du monde s’il le fallait, à abandonner famille et amis… mais cela me semblait trop mélodramatique à avouer.

De son côté, Béatrice ne put retenir un fragile sourire, aussitôt réprimé.

– Moi aussi je l’ai vu. C’était un beau film, admit-elle. Mais tu as des révisions… tu es là pour travailler, tu as des épreuves importantes… je ne veux pas que tu gâches tes chances à cause de moi!

Je saisis aussitôt la perche qu’elle m’avait tendue sans le vouloir:

– Justement, dis-je dans un souffle. C’est si tu me jettes comme ça, maintenant, que tu me mets par terre. J’ai l’impression que tout s’écroule, que plus rien n’a de sens. Si tu penses que j’aurai la tête à passer des concours…

Béatrice ne répondait rien. Son regard était fuyant, mais ses lèvres tremblaient, et sa poitrine se soulevait rapidement au rythme de ses inspirations brèves. Je tentai de pousser mon avantage, mais avec la crainte d’incendier mes bateaux dans une tentative qui risquait bien d’être l’ultime.

– Si vraiment tu n’as pas envie, si tu ne veux plus de moi, là maintenant, alors je ferai ce que tu veux. Mais je ne resterai pas ici. Je ne pourrai pas supporter de passer à côté de toi, ou même de loger chez toi comme ça, après cette nuit. Mais sois juste sincère: si c’est ça, dis moi que tu n’as pas envie… parce que moi, j’ai tellement envie de toi!

Béatrice releva le visage vers moi. Sa main retomba lentement vers son ventre, se posa sur le nœud de la ceinture vert pastel. Sans même regarder ce que faisaient ses doigts – ses yeux qui m’évitaient jusqu’à présent étaient verrouillés dans les miens – elle tira sur les boucles.

– Je ne vais pas te dire que je n’ai pas envie… murmura-t-elle, d’une voix rauque, parce que oui, j’ai envie… je suis folle… mais je ne veux pas que tu t’en ailles, là maintenant… que tu me laisses toute seule avec mes regrets, à me caresser… prends moi…

La ceinture dénouée tomba au sol entre ses pieds nus, et son peignoir s’ouvrit, dévoilant son corps dans toute sa plénitude: libérés, les deux globes jumeaux de ses seins aux aréoles rose sombre, nettement marquées, repoussaient les deux pans de son peignoir qu’ils maintenaient écartés.

Mon regard les enveloppa comme s’il pouvait projeter sur eux une bouffée du désir que j’avais de les presser entre mes mains, puis descendit vers son ventre légèrement arrondi, au centre duquel son nombril était délicatement formé, glissa encore jusqu’à son triangle bouclé, nettement dessiné, en dessous duquel je devinais, dissimulée, la caverne de délices qui m’attirait et faisait durcir mon membre tendu.

J’avançai d’un pas vers Béatrice et saisit son visage entre mes mains, faisant glisser doucement ma langue entre ses lèvres. Elle frissonna et son corps se pressa contre le mien. Elle ne m’avait pas menti quant à son désir, dont je sentais les pointes dures contre mes propres seins.

Je la saisis par la taille, et elle pivota à nouveau, mais cette fois sans se dérober.J’avançai d’un pas, elle fut bloquée par la table de la cuisine sur laquelle elle s’assit d’un mouvement de fesses. Je m’approchai d’elle et l’embrassai à nouveau. Ses cuisses frissonnantes enserraient mes jambes. Sa main se porta à mon sexe, tendu, qui battait contre son ventre.

– Comme tu as envie… ça me fait tellement plaisir de te sentir dans ma main, bander pour moi… murmura-t-elle

Je l’embrassai dans le cou et elle eut un petit rire qui me fit plaisir: je retrouvai la Béatrice qui m’avait conquis par sa sensualité et sa joie de vivre.

– Attention! m’avertit-elle, tu m’as fait des traces cette nuit… Je pourrai en cacher un peu, mais si j’ai la gorge toute marbrée, on va croire que j’ai été attaquée par des vampires!

Retenant mon envie de la mordiller, je baisais alors délicatement la peau tendre à la naissance de son cou. Béatrice se laissa basculer en arrière sur la table, allongée sur son peignoir ouvert. Elle replia ses jambes pour les ramener vers elle, et les tendit de façon à faire reposer ses pieds sur mes épaules.

Jolie brune prise sur la table de la cuisine - photo offerte par Babes– Prends moi… là, sur la table… tout de suite… gémit-elle en saisissant ses seins entre ses mains et en les pressant pour les faire saillir.

Je verrouillai ses jambes contre moi en coinçant ses cuisses avec mes bras, et en saisissant ses chevilles entre mes mains. Béatrice lâcha brièvement l’un de ses seins pour saisir mon sexe tendu, qui battait sur son pubis, et le faire glisser entre ses lèvres trempées.

Nous poussâmes tous deux un cri de plaisir au moment où j’entrai en elle. Je bandai mes muscles pour la maintenir, et me lançai dans un martèlement endiablé de sa chatte. Dans cette position, j’avais l’impression que chacun de mes coups de reins me faisait atteindre le fond de son vagin.

Béatrice se cambrait, elle gémissait, ses pieds se tendaient et se croisaient derrière ma nuque. Elle me prenait complètement en elle, et ses halètements s’accéléraient furieusement. Mes bras et mes mains bloquaient ses jambes nues, et elle me donnait à voir ses seins qu’elle pétrissait, pressait, caressait.

– Oui….. oui….oui…ouiouiouioui… hurla-t-elle tout à coup dans la cuisine, son visage soudain trempé de transpiration.

J’eus soudainement l’impresson que son vagin se resserrait sur mon sexe, qu’il le comprimait, le pressait et je jouis une nouvelle fois en elle, de plusieurs secousses brutales qui me procurèrent un quasi-éblouissement.

Reprenant mon souffle, je relâchai ses jambes qu’elle replia à nouveau, de façon à pouvoir cette fois les nouer autour de ma taille et m’attirer contre elle. Je me laissais entraîner et, toujours debout au bord de la table, me penchais jusqu’à ce que mon buste repose sur le sien. J’étais toujours fiché profondément en elle, Béatrice caressait ma nuque et mon dos du bout des doigts…

– J’étais en train de préparer un brunch… chuchota-t-elle à mon oreille, parce que pour le petit-déjeuner, ce n’est plus trop l’heure. On pourra reprendre des forces. Par contre, j’ai fait ma toilette pour rien… j’étais propre comme un sou neuf avant que tu me baises comme une bête… ajouta-t-elle avec un rire malicieux, resserrant tout à coup ses cuisses sur moi comme si elle allait m’écraser contre elle.

 

Une gourmandise partagée >>