Le cours de natation – 1ere partie

J’aimais le contact avec l’eau, j’aimais la mer, la piscine, mais à mon grand regret, je n’avais jamais appris à nager. Je battais des pieds et des mains dans l’eau, essayant tant bien que mal d’avancer, mais je ne ressemblais à rien, et j’avais conscience, malgré un corps plutôt bien fait, d’avoir l’air ridicule lorsque je nageais.

 

Cette année, j’ai donc pris la décision d’apprendre à nager. J’ai pris quelques leçons, mais tout en travaillant, il était difficile de trouver du temps pour les leçons. Au mois de juin, j’ai posé une semaine de vacances, et n’ayant rien de prévu, j’ai décidé de prendre des cours intensifs, à raison d’une à trois heures de cours par jour.

 

Me voilà donc en route pour la piscine municipale pour réserver mes cours. J’avais rendez-vous avec le professeur pour fixer le planning.

Arrivée sur place, je me présente et indique la raison de ma venue. La jeune fille à l’accueil me guide jusqu’à la porte d’un petit bureau à laquelle elle frappe. Une voix jeune et fraiche répond aussitôt :

– Entrez !

– Bonjour Claire. Voici Madame G. qui souhaite prendre des cours de natation. Je vous laisse, il me faut retourner en caisse ! dit la jeune fille en souriant et faisant demi-tour pour repartir.

– Merci Pauline, à tout à l’heure.

 

J’étais surprise de voir une femme : je ne saurai dire pourquoi mais j’avais imaginé que mon professeur serait un homme.. Je lui tendis la main :

– Bonjour Madame, enchantée, je m’appelle Sonia G.

– Très heureuse Sonia, appelez moi Claire ! dit-elle en me souriant. Et si cela ne vous ennuie pas, on pourrait se tutoyer, ce sera plus simple, surtout si on doit passer du temps ensemble !

– Ce sera avec plaisir Claire, on devrait passer une bonne partie de la semaine prochaine ensemble effectivement..

 

Je lui expliquais donc la situation, et nous fixions le planning pour la semaine suivante, à raison de 2 heures par jour, voir 3 heures à la fin de la semaine selon la confiance que j’aurai acquise. J’avais eu le temps de l’observer alors que nous bavardions, et elle était jolie : grande et athlétique, cela va de soi, rousse, les cheveux ondulés lui tombant sur les épaules, des doigts longs et fins, sa peau était claire, très blanche. J’imagine qu’elle avait du mal à bronzer avec son type de peau.. Habillée d’un tee-shirt et d’un short court, je ne pouvais guère apprécier la qualité de ses formes, mais de ce que je voyais, son corps devait être agréable pour les yeux !

 

Il faut que je vous dise que ma vie, depuis quelques mois, était assez monotone, une aventure d’un soir, ou d’une semaine, mais jamais mieux, et souvent avec des hommes qui se fichaient pas mal de mon plaisir !

L’un était marié, et m’appelait encore de temps à autre pour qu’on se voit. Il s’en sortait bien au lit, et passer un moment avec lui était agréable. Cependant, les moments avec lui étaient assez rares et irréguliers, j’étais donc loin d’être satisfaite, que ce soit sur le plan sentimental ou sur le plan sexuel.

 

Jolie rousse aux jambes longues - photo offerte par JoymiiClaire se leva pour me raccompagner jusqu’à la porte. Elle était belle, ses jambes étaient longues, musclées juste ce qu’il faut pour garder sa féminité. Cette fois-ci, c’est elle qui me tendit la main. Sa peau était douce, et je prolongeais un instant mon geste pour garder en mémoire le grain de sa peau.

– Au revoir Sonia. Repose toi bien ce week-end car lundi, nous attaquons de bonne heure !

– Bon week-end à toi Claire, je serai en forme, ne t’inquiète pas. lui répondis-je en riant.

En effet, lundi matin, nous avions rendez-vous à 8 heures !

 

Le week-end me semblait long, j’avais terriblement envie de commencer mes cours de natation avec la belle Claire ! Heureusement, un barbecue organisé par un ami me permit de me distraire le dimanche. Rentrée chez moi, le dimanche soir, je préparais mes affaires de piscine, et sans manger (nous avions passé l’après-midi à table), je me couchais regardant la télévision avant de m’endormir.

Le lundi matin, j’étais prête de bonne heure, j’avais hâte de commencer les cours, et j’espérais que cette semaine me permettrait de bien apprendre à nager, étant donné que dans deux mois, nous devions partir avec des amis en Espagne où nous avions loué une villa avec piscine.. Ils me connaissaient bien, et seraient surpris de me voir nager aussi bien qu’une sirène ! Je riais seule, en prenant mon petit-déjeuner en pensant à ça.. Une jolie sirène, voilà ce que j’espérais être cet été..

 

La piscine était déserte à cette heure matinale, et à part quelques nageurs, j’étais la seule à être en cours. Claire m’avait prévenue que je serai sa seule élève puisque j’avais opté pour la formule « cours particuliers » mais je n’imaginais pas que je serai aussi pratiquement seule dans la piscine ! Au moins, personne ne pourrait se moquer de moi.

Je rentrais dans l’eau, et faisais quelques mouvements pour m’échauffer, le temps que Claire n’arrive. Je guettais l’entrée du coin de l’oeil, et la vis passer le pédiluve presque aussitôt. Elle était vêtue de la même manière que l’autre jour, un tee-shirt ample et un short court. Je ne pouvais apprécier que ses jambes, mais elles étaient un plaisir pour les yeux ! Elle se déplaçait un peu comme une danseuse, tout en souplesse, ne touchant presque pas le sol. Un sourire sur les lèvres, elle s’approchait de moi. Après m’avoir saluée, elle me demanda si j’étais prête à commencer, si j’étais en forme..

– Je suis fin prête Claire !! Apprend moi à bien nager cette semaine, et je t’invite au resto samedi soir ! lui répondis-je dans un sourire.

– Ca me va, on commence donc ! dit-elle en riant.

 

La séance fut intense, Claire ne me laissait que peu de répit. Elle me suivait sur le bord de la piscine, et à la fin de chaque longueur, elle se penchait sur moi pour corriger mes gestes, me donner des conseils et les consignes pour la longueur suivante. Je craignais de ne pas arriver à tenir les 2 heures de cours, mes muscles me faisant de plus en plus mal. Alors que j’avouais à Claire que je n’en pouvais plus, au bout d’une heure trente de cours, elle me fit passer dans le petit bassin où j’avais pied. On en avait fini avec les longueurs pour aujourd’hui, il me fallait corriger certains gestes en faisant du « sur-place ». Cela me permettrait de reprendre mon souffle et de terminer la séance en douceur.

 

Je la suivis jusqu’au petit bassin, mes jambes ayant un peu de mal à me tenir. J’entrais dans l’eau, et restait près d’elle. Elle m’indiqua vouloir me faire travailler « la brasse » mais uniquement le mouvement de jambes. Je m’accrochais donc au rebords, et commençais les mouvements de jambes, essayant de faire de mon mieux. Claire s’était accroupie près de moi et m’encourageait à voix basse. Sa voix me portait, m’obligeait à aller plus loin, à aller au bout de mes forces. Jusqu’à ce qu’elle me dise que le cours était fini, je poursuivais mes efforts pour ne pas la décevoir. Je savais que ma journée serait compliquée, que j’aurai mal partout, mais je m’étais lancé ce défi, et il fallait que j’y arrive. En prime, la jolie Claire me donnait des ailes, et j’avais envie de lui montrer que j’allais y arriver.

Le cours terminé, Claire me raccompagna jusqu’aux douches se trouvant un peu avant son bureau. Elle me donnait quelques conseils pour éviter d’avoir trop de courbatures, notamment celui de prendre un bon bain chaud cet après-midi ou ce soir pour que mes muscles se détendent, et aussi de boire beaucoup.

– En attendant, commence par prendre une douche bien chaude ici, il y a des douches particulières si tu préfères. Je dois te laisser.. On se voit demain à la même heure, c’est bien ça ?

– C’est ça Claire. Je ne sais pas encore dans quel état je serai, mais je viendrai malgré tout !! dis-je avec un pauvre sourire fatigué.

– J’espère bien !! Au pire, je vais te laisser mon numéro si tu vois que ça ne va vraiment pas.. tu m’appelles et on décale à demain soir pour que ton corps se repose un peu plus. Attends moi là, je vais au bureau chercher de quoi noter.

Je la regardais s’éloigner rapidement, elle me faisait un drôle d’effet, avec ce mini short qui n’avait rien de sexy et qui pourtant me donnait très envie d’elle. De même, son tee-shirt ample qui cachait ses formes, j’aurais aimé l’enlever pour découvrir ce qu’elle portait en dessous..

Claire revint presque aussitôt, un post-it dans la main.

– voici mon numéro, appelles moi si ça ne va pas demain matin, j’ai vérifié et j’ai un créneau demain soir de 18 à 20h. C’est toi qui vois, pour moi, ça revient au même.

– Merci Claire, c’est gentil à toi ! A demain, donc, et je te tiens au courant..

– A demain Sonia, bonne journée.

 

Je rentrais chez moi, et m’allongeais sur mon lit, les muscles mous, le corps fourbu. Je ne sais combien de temps j’ai dormi, mais ce fut un repos bien mérité, peuplé de jolis rêves.. Claire nageait avec moi dans la piscine vidée de son public, elle était totalement nue, son corps collé au mien, et elle tirait sur les ficelles de mon maillot de bain. Bientôt, ce dernier atérissait sur le bord et ses mains sous mes fesses, elle guida mes jambes autour de ses reins. Nos seins se touchaient maintenant, nos tétons en érection se frôlaient à chaque mouvement dans l’eau. J’approchais mes lèvres contre les siennes, déposais un baiser sur sa bouche, puis je laissais glisser mes lèvres sur sa joue, son cou. Je rejetai son buste légèrement en arrière pour pouvoir atteindre ses seins, son mamelon : ma langue tournoyait autour de son téton, le chatouillait, le suçait, le mordillait. Claire poussait de petits soupirs de plaisir, ses mains continuant à me caresser les fesses, ses cuisses, à me serrer contre elle..

Quel beau rêve, j’aurais préféré ne pas me réveiller ! L’après-midi était bien entamé, à 16 heures passées, pourtant je n’avais pas faim, j’étais encore toute excitée par ce doux rêve. Me relevant de mon lit pour aller jusqu’à la salle de bain, je découvrais des muscles dont je n’aurai jamais imaginé l’existence.. J’allais donc faire couler mon bain, comme me l’avait conseiller mon professeur, pour détendre mes muscles.

Tout en sortant mes affaires de mon sac pour les faire sécher, je sortais le numéro de Claire, et m’empressais de le rentrer dans le répertoire de mon téléphone. Je ne sais pourquoi j’appuyais sur la touche « appeler » mais maintenant que c’était fait, je ne pouvais plus reculer !

Claire me répondit à la troisième sonnerie. Je bafouillais une excuse, une mauvaise manipulation pendant que je rentrais son numéro sur mon téléphone… En riant, elle m’indiqua que ce n’était pas grave, qu’elle venait de finir sa journée de travail. Je sautais sur l’occasion et l’invitais à venir prendre un café avec moi, je n’habitais pas loin de la piscine.. Enfin, si elle n’avait rien de mieux à faire !!

 

– Avec plaisir Sonia.. Laisse moi juste le temps de prendre une douche et m’habiller, et j’arrive. Je n’ai rien de prévu sur l’instant, enfin rien que je n’ai très envie de faire en tout cas !

Je lui indiquais comment venir à mon appartement, ainsi que le digicode pour rentrer dans l’immeuble.

Tout en l’attendant, je préparais une cafetière et sortais un paquet de gâteaux du placard.

L’eau coulait toujours dans mon bain, et je coupais le jet d’eau peu avant que l’eau ne déborde.

Claire sonna à ma porte à ce moment là, je laissais tout en plan pour aller lui ouvrir. Je la découvris habillée pour la première fois : elle portait un jeans ajusté et un débardeur moulant. Une veste de sport complétait sa tenue, simple mais qui mettait son corps en valeur.

Sa poitrine était menue mais bien faite et certainement bien ferme, un petit 85B ou C à mon avis, que j’aurais bien tenu dans mes mains.

 

Je crois qu’elle avait compris que je la détaillais, et elle en faisait de même. Ce fut elle qui parla la première :

– J’espère que je te plais aussi en étant habillée ?

– Humm.. (elle m’avait vraiment surprise là !) Oui, tu es encore plus jolie ainsi.. Ton tee-shirt ne me permettait pas d’apprécier tes formes à leur juste valeur !

Elle eut un sourire coquin, et me frôlant, entra dans mon salon.

 

(la suite très vite…)

Une première expérience entre femmes

Cela faisait bien longtemps qu’une idée occupait mon esprit : avoir une relation sexuelle avec une autre femme. Au départ, j’avais pensé qu’il s’agissait d’un simple fantasme, mais, au fil du temps, cela était devenu une véritable obsession, un désir occupant mon esprit continuellement, peuplant régulièrement mes rêves. Pourtant, étant parfaitement épanouie, dans tous les sens du terme, avec l’homme partageant ma vie depuis 10 ans, je savais que je n’étais pas lesbienne et je me souvenais d’un temps, pas si lointain, où je ne comprenais pas que l’on puisse avoir une attirance physique pour une personne du même sexe. Bien sûr, un peu comme beaucoup, j’avais eu des copines lesbiennes ou bisexuelles ; j’avais abordé, assez souvent, ce sujet avec elles, écoutant leurs confidences, mais sans jamais éprouver le moindre désir de tenter l’expérience.

Le temps avait passé ; j’avais perdu mes copines de vue et avait trouvé ma moitié, un homme bon et généreux. Notre couple étant basé sur la confiance, j’avais fini par lui parler de mon envie, non sans une certaine crainte de sa réaction. Au final, je fus agréablement surprise, non seulement par sa compréhension, mais aussi par son désir de m’accompagner, du mieux qu’il le pourrait, dans la réalisation de mon fantasme. Bien sûr, je sais ce que vous allez penser : tous les hommes rêvent de voir deux femmes faire l’amour entre elles et, sans doute, y-a-t-il une part de vérité en cela. Pourtant, concernant mon homme, cela n’était pas le cas. Il m’expliqua qu’il ferait tout pour m’aider, mais qu’il ne souhaitait pas, toutefois, être présent le jour où j’assouvirai enfin mon désir.

Bien que forte de son soutien, je me rendis vite compte qu’il ne serait pas simple de satisfaire mon obsession. Outre le fait d’assumer complètement mon envie, il me fallait aussi trouver la bonne partenaire et je ne savais pas trop comment m’y prendre, où chercher. Je passai du temps, de longues heures, sur différents sites spécialisés sur INTERNET, trouvai facilement des personnes traitant du sujet, certaines me faisant des propositions, mais je ne me voyais pas faire une telle expérience avec une parfaite inconnue. Cependant, je me sentais de plus en plus excitée, de plus en plus prisonnière de mon désir et, alors que je commençais à désespérer, une porte s’ouvrit à moi sans que je m’y attende.

Un vendredi après-midi, alors que je quittais mon travail très tôt, RTT oblige, Aline, une de mes collègues, me proposa d’aller profiter de la douceur printanière à la terrasse d’un café, proposition que j’acceptai bien volontiers et sans aucune arrière-pensée. Elle était très jolie, rigolote et nous nous entendions bien, mais elle était mariée et je n’imaginais pas, une seule seconde, qu’il puisse y avoir quelque chose entre nous.

Alors que nous discutions de choses très variées, par toujours des plus intéressantes, je remarquai qu’elle répondait régulièrement à ce que je supposai être des SMS.

– Ton mari est toujours aussi amoureux! dis-je en riant.
– Oui, sauf que, pour le coup, il ne s’agit pas de lui, mais de mon amant virtuel !

Ce fut au tour d’Aline de rire aux éclats en voyant la mine dubitative que j’affichai.

– Ne fais pas cette tête ! C’est purement cérébral… mais qu’est-ce c’est bon !

Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais abordé, avec elle, de sujet traitant de sexe, de près ou de loin, et, l’effet de surprise passé, je sentis un trouble certain me gagner.

– Qu’entends-tu exactement par virtuel ? demandai-je presque dans un murmure.
– Un homme avec qui j’ai des échanges, par courriels, textos ou messageries instantanées, très sulfureux !
– Et ton mari est au courant ?
– Bien sûr que non ! Mon amant est mon jardin secret !
– Et comment l’as-tu rencontré ?
– Sur un forum où il y a, entre autres choses, des publications de récits érotiques. C’est en le lisant que j’ai eu une envie irrépressible de faire plus ample connaissance avec lui… Et je ne le regrette vraiment pas !

Aline jeta un coup d’œil à sa montre, sembla réfléchir un court instant, puis me lança :

– Il est encore très tôt ; nos hommes ont quelques heures de travail devant eux.
– Veux-tu venir chez moi ? Je te montrerai le site en question.
– J’avoue que tu as piqué ma curiosité.
– Alors c’est dit ! Je paye les consommations et on y va !

Arrivées chez elle, Aline mit d’abord un café à couler, puis installa une chaise pour moi  devant son bureau et alluma son PC. Elle lança son navigateur, en monde privé, et afficha un site aux couleurs roses ; après s’être loguée, elle alla directement sur la page des récits érotiques.

– Voici tous ses textes, me dit-elle après quelques clics rapides. Je te laisse en lire quelques-uns, le temps que je me mette à l’aise et nous serve un café.

Je me lançai dans la lecture, d’abord intriguée, curieuse, puis de plus en plus excitée. A présent, je comprenais mieux qu’Aline puisse avoir certaines envies, tant la façon d’écrire de cet inconnu me transporta aisément dans son monde de plaisir. Perdue dans mes lectures, j’en oubliai presque le temps qui passait et le lieu où je me trouvais et sursauta quand ma collègue refit irruption dans le salon.

– As-tu lu des choses passionnantes ? me demanda-t-elle en posant deux tasses de café sur le bureau.

Deux femmes nues - photo offerte par X-ArtAline s’était effectivement mise à son aise : elle avait retiré tous ses vêtements pour revêtir un tee-shirt long, sans doute à son mari, qui la couvrait jusqu’à mi-cuisses. Venant juste de terminer un récit traitant, comme par hasard, de mon fantasme, la vue de ma collègue, ainsi accoutrée, porta à son comble le trouble qui m’habitait.

– Oui, répondis-je d’une voix un peu trop rauque et en tentant de détacher mon regard de ses jambes délicieusement hâlée.
– Et qu’en penses-tu ? me demanda-t-elle en s’asseyant près de moi.
– Sa façon d’écrire est particulièrement envoûtante. C’est un romancier ?
– Il tente de le devenir ; il a écrit un premier roman et cherche un éditeur.
– Au vu du peu que j’ai lu, j’imagine, sans peine, qu’il devrait en trouver un rapidement.
– Je te sens troublée ? me dit-elle en m’observant attentivement. Qu’étais-tu en train de lire ?

Elle se pencha sur l’écran et, son tee-shirt étant très ample en plus d’être long, je pus voir que sa poitrine n’était pas prisonnière d’un soutien-gorge. Entre mes cuisses, je sentais parfaitement s’installer une forte humidité ; ma gorge se noua brutalement et mon désir monta en flèche. Pour la première fois, je sortais de mon fantasme, pour désirer ardemment une personne physique, ma collègue de travail. Mon esprit s’emballa et, presque comme dans un rêve, je posai une main sur son genou. Son regard se planta aussitôt dans le mien ; elle n’avait pas sursauté, n’avait pas esquissé le plus petit mouvement de recul, se contentant simplement de me regarder, les yeux brillants.

Deux femmes nues - photo offerte par X-ArtInterprétant ses signes comme étant une forme d’approbation, je fis remonter ma main vers l’intérieur de sa cuisse, me surprenant d’être capable d’une telle hardiesse. Je n’osais dire un mot, de peur de rompre cet instant magique et, avec une certaine lenteur, j’approchais mon visage du sien. Mon cœur se mit à battre si fort, que j’eus l’impression que l’on pouvait l’entendre résonner dans toute la pièce ; il me sembla éclater en un splendide feu d’artifice, lorsque mes lèvres goûtèrent aux siennes. A peine nos langues se rencontrèrent-elles, que je me sentis partir dans un monde de délices enivrants ; c’était le premier baiser que j’échangeais avec une femme et, tout aussi surprenant cela puisse être, je le trouvai plus doux, plus suave, plus sensuel que tous ceux que j’avais connu, avec des hommes, jusqu’à présent.

Aline se leva brusquement et j’eus peur, un bref instant, qu’elle ne se ressaisisse, qu’elle ne me repousse, qu’elle me dise qu’elle avait succombé à un moment d’égarement, qu’elle ne mangeait pas de ce pain-là. Au lieu de cela, elle enleva son tee-shirt et m’offrit la vue de sa nudité dans toute sa splendeur ; seule son intimité restait voilée par un tanga noir en fine dentelle. Elle s’approcha de moi, posa ses mains autour de ma tête et livra son corps, sentant la lavande, à mes baisers. Elle frissonna au contact de mes lèvres, soupira sous la douceur de mon souffle ; ses mains me caressaient tendrement les cheveux. Je quittai mon siège pour m’agenouiller devant elle. Je fis courir la pointe de ma langue sur ses cuisses, l’une après l’autre, et arrivai au niveau du tanga. C’est alors qu’elle me fit me relever ; son regard était aussi troublé par le désir que devait l’être le mien. Avec des gestes d’une infinie douceur, elle dégrafa mon chemisier, fit sauter la bretelle de mon soutien-gorge et fit se dresser mes tétons de la pointe de sa langue. Lentement, ses lèvres glissèrent plus bas, s’arrêtèrent sur mon nombril. Elle fit déboutonna ma jupe qui tomba très vite à mes chevilles ; se visage se plaqua contre mon string.

– Tu sens bon, me dit-elle.

Deux femmes nues - photo offerte par X-ArtA mon tour, je me mis à genoux ; à nouveau, nos lèvres se scellèrent. Ce baiser fut bien plus fougueux que le premier, encore plus délicieux. Sans vraiment m’en rendre compte, nous nous retrouvâmes complètement allongées sur le sol, moi sur elle, continuant à profiter du jeu de sa langue. Nos corps se trémoussaient ; nos seins s’entrechoquaient en des frôlements qui électrisèrent mes sens. N’y tenant plus, je lui retirai son tanga et plongeai sur sa féminité tout aussi humide que la mienne. Je trouvai le contact très doux, la liqueur divine. Plus ou moins adroitement, ma langue s’infiltra plus loin entre ses grandes lèvres, pénétra son antre et je me sentis transportée au Paradis en entendant ses premiers râles de plaisir. Je m’attaquai alors à son clitoris, gonflé de désir, et me mis à le lécher goulument, faisant danser le corps d’Aline à un rythme de plus en plus soutenu, de plus en plus endiablé et lui tirant des gémissements plus prononcés.

Elle me repoussa au porte de son orgasme, me fit m’allonger sur le dos, retira mon string et ses doigts s’insinuèrent dans mon intimité, me caressèrent avec une grande douceur ; très vite, je ressentis comme de petites décharges électriques et se fut à mon tour de gémir, de valser sous la douceur du contact.

Alors que je sentais se soulever une grande vague en moi, elle arrêta sa caresse, pour se rallonger sur le dos, en face de moi. Nos jambes s’entremêlèrent, nos vagins se rencontrèrent, nos grands lèvres se joignirent ;  je perdis complètement la tête, le contrôle de mon corps et me laisser aller à ce nouveau plaisir, aux contacts de nos vulves, de nos clitoris. Mes hanches ondulèrent au même tempo que celles d’Aline et très vite, trop vite, je sentis un raz-de-marée se soulever dans le creux de mon ventre. Mes poings se crispèrent, mes muscles se tendirent, ma bouche s’ouvrit en grand : je criai mon orgasme en même temps qu’elle laissait exploser le sien.