Chloé – Partie II

<< Partie I
La veille, Sandrine s’était rendue dans un sex-shop pour acheter ce qui allait permettre à Chloé de réaliser son fantasme. En plus de ce cadeau, elle avait aussi pris une paire de faux seins en silicone, ceci pour que le soutien-gorge que porterait Eric soit rempli par quelque chose. L’effet, bien que surprenant sur un corps disposant d’attributs masculins, était plutôt satisfaisant. Le jeune homme enfila ensuite le porte-jarretelles et dût demander l’aide de Sandrine pour en effectuer le laçage. Ceci fait, elle lui expliqua comment enfiler les bas avec précautions, pour ne pas les filer, et les lui attacha elle-même aux jarretelles, après qu’il eut mis le string. Elle se recula de quelques pas pour observer l’effet produit et éclata de rire : toujours aussi excité, verge bien droite et bourses gonflées, les attributs d’Eric n’arrivaient pas à tenir correctement dans son carcan de soie.
– Voilà une bosse fort gênante ! s’exclama-t-elle.

– Je sais, répondit penaudement Eric, mais je n’arrive pas à débander !

Sandrine consulta sa montre, puis s’agenouilla devant le jeune homme ; il restait une demi-heure avant que n’arrive Chloé, ce qui lui laissait assez de temps pour remédier au problème du mâle en rut, surtout que cette verge l’attirait de plus en plus, provoquant une douce humidité à l’intérieur de ses cuisses. Sans dire un mot, elle lui descendit le string à mi-cuisses et pris le pénis dans sa bouche. Elle aimait énormément sentir le pouvoir qu’elle avait lorsqu’elle tenait ainsi un homme entre ses lèvres, ses dents. Elle savait parfaitement les amener au bord de l’orgasme pour le freiner brusquement, attendre que la grosse veine se calme, avant de recommencer encore et encore.

Fellation - photo offerte par DDFPar moment, elle s’arrêtait juste à temps pour que seul un petit jet de sperme gicle de l’urètre ; le plus souvent, elle faisait cela avec un homme attaché, pieds et mains, à un lit ou bien une chaise. Elle jouissait intérieurement en entendant son partenaire hurler, la supplier de le libérer, mais elle continuait sa douce torture, allant jusqu’à lui arracher, parfois, des larmes.
Elle aurait voulu faire la même chose avec Eric, mais le temps lui faisait défaut : tout devait être prêt avant l’arrivée de Chloé. Elle sortit un instant la verge de sa bouche ; le gland était devenu rouge vif et, en levant les yeux, elle constata que ceux d’Eric étaient totalement clos : il était entièrement en son pouvoir. Elle humecta son index, puis reprit la verge à pleine bouche.
Eric commençait à ressentir les premiers indicateurs d’une vague sur le point de se soulever. Ondulant doucement des hanches, il poussait de petits soupirs de bonheur et n’avait plus le moindre regret d’avoir accepté cette étrange soirée. Presque involontairement, il se cambra lorsque sa maîtresse promena un doigt entre ses fesses et frémit quand ce même doigt força l’entrée de son anus, se faufilant dans le rectum en s’agitant tel un petit serpent.
Sandrine sentit la grosse veine battre plus vite sur sa langue. Elle agita son doigt plus rapidement dans la grotte étroite et ses oreilles se délectèrent des gémissements d’Eric, à un tel point que sa petite culotte lui collait au vagin tant elle était trempée de cyprine. Le sperme chaud vint la frapper brutalement au fond de la gorge, mais elle continua à pomper sur le membre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule goute qui s’en déverse, tout en continuant à s’activer dans le rectum du jeune homme qui ne contenait plus ses hurlements de plaisirs.

Après quelques minutes, tout était enfin rentré dans l’ordre et Eric put mettre le string en y faisant entrer tous ses attributs. Il acheva d’enfiler le reste des vêtements, puis Sandrine l’aida à se glisser dans les bottillons, en jetant quelques regards furtifs sous la mini-jupe. Le string était noir transparent et l’objet de plaisir, prisonnier de cette soie divine, se devinait très facilement.
Marche un peu, demanda-t-elle en s’éloignant de quelques pas, que je vois ce que cela donne.
Eric obéit aussitôt et éprouva une sensation étrange à évoluer ainsi, en talon haut et mini-jupe. A chacun de ses pas, les bas en soie semblaient lui caresser les jambes en des milliers d’endroits à la fois, lui procurant quelques frissons, et la ficelle du string, bien logée entre ses fesses, lui donnait l’impression de vouloir pénétrer son anus.

– Tu marches comme un mec ! s’exclama Sandrine en riant.
– C’est un peu normal, non ?
– Certes, mais n’oublie pas que pour ce soir, tu es une femme et dois donc adopter des comportements adéquats, moins machos ! Essaie de marcher en croisant les pieds devant toi.

Après une dizaine de minutes d’entrainement, Eric finit par assimiler une démarche qui convint enfin à Sandrine. La mini-jupe s’arrêtait suffisamment haut pour voir qu’il portait des bas maintenus par des jarretelles, ce qui donnait envie d’aller voir encore plus haut. Pour parfaire la tenue, Sandrine lui fit enfiler un chemisier de sa propre garde-robe ; fort heureusement il n’était pas de forte corpulence et le chemisier lui alla parfaitement. Elle se recula pour admirer le résultat final.

 

Jeune femme en soubrette - photo offerte par DDF– Incroyable ! s’exclama-t-elle. L’effet est… saisissant !

La ponctualité étant l’une de ses grandes qualités, Chloé arriva à 21 heures précises. Elle s’extasia aussitôt devant l’ingéniosité déployée par son amie pour la décoration du salon, transformé, pour l’occasion, en une charmante petite salle-à-manger.
– Ma chérie, tu t’es mise en quatre ce coup-ci !
– 40 ans, ma belle, cela se fête dignement, répondit Sandrine, et tu n’as pas encore tout vu ! Installons-nous à table : ce soir, nous avons la chance d’avoir une serveuse… très particulière !
Très intriguée, Chloé prit place sur une chaise en face de son amie et cette dernière agita une petite clochette qui se trouvait posée sur la table. Eric arriva aussitôt, portant un plateau supportant deux coupes de Champagne. Chloé ne put s’empêcher de se frotter les yeux, puis, l’instant de stupeur passée, elle se sentit gagné par une très forte émotion, se souvenant, soudainement, de la scène d’un film bien précis.
– Je te présente Eric, un ami, lui expliqua Sandrine. Ce soir, il est là pour toi, pour ton anniversaire. Il est entièrement à ton service, prêt à satisfaire tes moindres désirs !
– Tu es sérieuse ?
– Eric, je te laisse le soin de répondre à mon amie Chloé.
– Oui, madame, je suis entièrement à votre disposition pour tout le temps que durera cette soirée.
– Wow !

Eric posa les coupes sur la table, puis repartit vers la cuisine, croisant les pieds devant lui comme le lui avait appris Sandrine. Chloé le regarda s’éloigner, déjà très fascinée par le fessier ondulant du jeune homme.

– Bon, fit-elle à l’adresse de son amie, dis-moi tout. Qui est ce gamin ?
– Ton fantasme à portée de main, répondit Sandrine.
– Nous parlons de quel fantasme ?
– Tu le sais très bien ! Ce soir, tu vas enfin pouvoir le réaliser !
– Si je m’attendais à ça… C’est bien la première fois que je n’arrive pas à trouver mes mots.
– Et tu n’as pas encore tout vu !
– Il y a encore autre chose ?
– Bien sûr ! Il manque un petit paquet cadeau, contenant le nécessaire pour aller jusqu’au bout de tes envies !
– Et où est-il ce cadeau ? demanda Chloé en regardant rapidement autour d’elle.
– Patience, ma belle, chaque chose en son temps ; je te le donnerai au moment du dessert !
– Je ne suis pas certaine de tenir jusqu’à là : mon petit minou commence déjà à saliver fortement… si tu vois ce que je veux dire.

Sandrine éclata de rire, imaginant que trop bien ce qu’il pouvait se passer au niveau de la grotte aux merveilles de Chloé. Elle leva sa coupe devant elle et porta un toast :

– Je souhaite que cet anniversaire soit l’un des plus beaux de ta vie !

L’inconnu(e) de l’immeuble d’en face.. (3) – L’apéritif

Un récit à 4 mains écrit par Sam et Arlequin

<< Partie 2 : La rencontre

 

Par Sam  : 

Nous nous quittâmes bientôt, Thierry devant se rendre à son rendez-vous.. Je reprenais le chemin en sens inverse, me rendant au tramway le coeur léger. Thierry occupait toutes mes pensées, je m’étais noyée dans ses yeux, sa voix raisonnait encore dans ma tête, son sourire ne me quittait plus.. J’étais tellement heureuse de le revoir dès ce soir, au milieu de notre petite bande de copains. D’habitude, nous passions nos soirées à bavarder, à jouer aux cartes, ou encore à… mais non, ce soir ce ne serait pas possible, ce soir, la soirée serait réservée à Thierry, je comptais bien en apprendre encore plus sur lui, en espérant qu’il viendrait seul et qu’il me confirmerait son célibat…

La journée passa bien plus vite que je ne l’aurai cru de prime abord.
Je m’imaginais que l’attente de le revoir me rendrait le temps long, mais ce fut finalement l’inverse car je voulais rendre mon appartement le plus agréable possible à mes invités, mais aussi prendre soin de moi pour « mon » invité..
Thierry, son prénom me donnait des ailes, j’avais envie d’être plus belle encore pour lui. Ainsi, après avoir rangé et nettoyé mon appartement de fond en comble, je pus m’occuper de moi.

Je commençais par une manucure qui ne serait pas du luxe : mes mains et mes ongles, même si j’en prenais soin, avaient un grand besoin de soins. Après les avoir limés, traités et préparés, je choisis un vernis blanc pailleté, discret mais efficace. Il rendait mes mains plus lumineuse sans en faire trop.

J’entrepris ensuite de me laver les cheveux, de les sécher et de les lisser, en une coiffure très simple, la raie légèrement décalée sur le côté droit. Le dégradé de ma coupe faisait qu’une mèche tombait presque devant mon oeil gauche. Pourtant, j’aimais cette coiffure qui, tout en restant simple et discrète, me correspondait bien.

Vint le tour de ma tenue qu’il fallut choisir.
J’avais parlé d’un dîner « informel ».. Effectivement, avec notre petit groupe composé de 3 personnes en plus de moi, deux hommes et une femme, nous essayions de nous retrouver au moins une fois par mois pour une soirée comme celle-ci où, selon notre envie, nous pouvions bavarder toute la soirée, jouer au carte, voir au strip-poker comme cela nous était arrivé parfois, ou encore coquiner une partie de la soirée, tous les 4 étant libertins. Ce n’était pourtant pas systématique, cependant, nous aimions nous habiller sexy pour les femmes..

Ce soir était pourtant un soir un peu particulier : c’était la première fois où nous faisions rentrer un nouveau « membre » dans nos réunions mensuelles, et il ne serait certainement pas question de coquiner.. pas tout de suite, pas avant qu’il n’apprenne que nous étions libertins et de voir quelle serait sa réaction !

Je décidais donc de m’habiller sexy mais tout en restant « sage » : un ensemble de sous-vêtements rouge composé d’un tanga et d’un soutien-gorge où de minuscules roses de tissu étaient brodées, des bas noirs, une robe en satin noir, courte et légèrement évasée au niveau des cuisses. Elle offrait une vue imprenable sur le galbe de ma poitrine, et sa longueur permettrait à Thierry de mieux apprécier mes jambes. J’avais aperçu ce matin son regard pourtant discret sur mes cuisses alors que je m’asseyais à sa table. Cette robe me semblait raisonnablement « sage » mais pourtant sexy, comme pour une soirée en charmante compagnie.

Je complétais ma tenue par des bottines à talon en cuir noir.
Je soignais aussi mon maquillage, et soulignais un peu plus mon regard par des ombres beiges et grises pailletées.
L’image que me renvoya le miroir me convenait, la soirée allait pouvoir commencer, mes invités arrivant dans moins d’un quart d’heure..

J’avais pris soin, durant l’après-midi, de prévenir mes amis de la venue de Thierry, et j’en avais profité pour demander à mon amie Chantal de choisir une tenue moins provocante que celle qu’elle avait choisie la dernière fois. Je lui expliquais par messages interposés que Thierry ne savait rien de nos activités libertines.

Rémi fut le premier à sonner à mon interphone. Il était ravi de voir un nouveau « membre » entrer dans notre petit groupe. Je lui expliquais en quelques phrases que je ne connaissais que très peu Thierry, et que je ne savais pas si il serait un jour ou non un membre actif.. Cependant, je ne lui cachais pas mon penchant pour lui. Il comprit très rapidement que cette soirée était une peu une découverte pour nous, une sorte de rencontre.
Justin nous rejoignit ensuite : tous deux avaient un bon quart d’heure d’avance, cela me permit de leur expliquer la situation avec un peu plus de détails.

Cependant, nous fûmes interrompu par l’interphone.. Cette fois-ci, c’était Thierry qui serait bientôt là. J’attendais, la porte légèrement entrouverte que l’ascenseur ne s’arrête à notre étage, alors que mes deux amis discutaient dans le salon.

Thierry sortit de l’ascenseur. Sans le savoir, il s’était habillé comme nos amis, gentleman décontracté, chargé d’un bouquet magnifique..et.. il était seul !

J’étais soudainement plus tendue, et mon coeur battait la chamade. J’ouvris la porte en grand, afin de le recevoir, et posant la main sur son bras, je tendais ma joue. Nous échangeâmes donc une bise, comme il était de coutume ici à Brest. Je regrettais nos deux bises lyonnaises, tant le rapprochement avec Thierry, et la douceur de sa joue contre la mienne avaient été furtifs.

– Bonsoir Thierry, je suis vraiment très heureuse de vous revoir si vite ! Mais entrez, je vous en prie !

Il m’offrit un magnifique bouquet de roses baccara  que je m’empressais de placer dans un vase sur la table du salon. Je fis les présentations, et les laissais le temps d’aller ouvrir la porte à notre dernière arrivante, Chantal. Cette dernière avait choisie une robe longue, bordeaux  très échancrée et offrant un très beau spectacle sur sa poitrine généreuse. Sa robe était fendue jusqu’à mi-cuisse, et nous pouvions apprécier ses jambes nues encore finement bronzées.
En entrant, elle me demanda en chuchotant si Thierry s’était bien entendu avec nos amis. Je souris, sachant très bien ce que voulait savoir mon amie et lui répondis que Thierry était à l’aise, mais encore au courant de rien. Je n’avais toujours pas eu confirmation qu’il était célibataire ou bien qu’il était simplement venu seul.. Je confiais à Chantal que je souhaitais bien en apprendre plus ce soir !

Deux très belles femmes - photo offerte par JoymiiAinsi, nous fîmes notre entrée ensemble dans le salon, où les trois hommes cessèrent de parler pour se tourner vers nous et nous admirer. Rémi ne put s’empêcher de s’exclamer :

– Magnifique ! vous êtes superbes Mesdames !

Habituées aux remarques de Rémi, le plus flatteur des deux, nous appréciâmes tout de même le compliment.. Chantal s’approcha de lui, et lui déposa un baiser sur les lèvres :

– Merci mon cher ami pour ton compliment !

Son bras s’échappant de l’emprise de Rémi, elle s’avança vers Justin en riant et l’embrassa sur la joue. Lorsqu’elle se tourna vers Thierry, je fis les présentations :

– Chantal, je te présente Thierry qui est un voisin.. Thierry, voici mon amie Chantal.

Chantal s’éleva sur ses talons pour atteindre la joue de ce dernier, et le bras posé sur le sien pour prendre appui, elle lui fit une bise. Thierry maintenait mon amie par la main et lui confia qu’il était enchanté de faire sa connaissance..

Nous nous assîmes tous les cinq dans mon salon, Chantal entre Rémi et Justin sur le canapé alors que Thierry et moi étions chacun dans un fauteuil. J’avais disposé sur la table basse quelques bouchées pour l’apéritif et commençais à remplir les verres.
Justin et Chantal regardaient la carte du restaurant où nous allions commander et cochaient les plats qu’ils souhaitaient. Rémi, quant à lui, commençait à interroger notre convive.

– Sam nous a confié que vous étiez écrivain ! Quel métier passionnant ! Cependant, elle ne nous en a pas dit plus sur votre écriture.. Vous écrivez dans quel registre ?

Thierry lui confia alors, comme il me l’avait fait ce matin, que bons nombres de passages de ces écrits étaient érotiques.

– Humm, voilà qui est passionnant ! Chantal, tu as entendu ce que vient de dire Thierry ?

Il venait de déposer une main sur la cuisse de notre amie alors qu’il l’apostrophait. J’observais Thierry : il semblait s’amuser de voir l’attitude de Rémi et de Chantal, mais ce qui me plaisait le plus est qu’il semblait être à son aise !

Chantal releva le nez du menu du restaurant et regarda Thierry :

– Il va être nécessaire que vous nous en disiez plus Thierry, nous sommes très très curieux, et surtout lorsque l’on parle d’érotisme..

Son sourire était celui que je connaissais si bien, celui de la femme séduisante ! Je m’amusais de voir combien mes amis ne se cachaient guère malgré mes recommandations, même si je gardais à l’esprit que Thierry pourrait partir au galop lorsqu’il apprendrait nos activités lors de nos rencontres…

Le menu passa de mains en mains et Rémi put bientôt passer commande. Nous serions livrés dans une heure.. Parfait, nous pourrons ainsi bavarder tranquillement en attendant nos plats. Je remarquais que Thierry avait longuement hésité pour sa commande, et je lui demandais donc (enfin !!) si il aimait le japonais. Il nous avoua que ce n’était pas tellement ses mets préférés.

J’en conclus, très simplement mais aussi certainement parce que j’en avais très envie, qu’il était venu pour me voir, pour mieux me connaître, et que je ne lui étais pas indifférente ! Oh, je commençais à divaguer là..

Justin demanda à son tour comment nous nous étions connus. Tour à tour, Thierry et moi racontâmes les quelques mois passés à « se retrouver » chaque matin, puis j’expliquais comment je l’avais suivi ce matin et comment Thierry m’avait repéré et joué un tour à sa façon.
Mon regard passait de mes amis à lui, s’attardant sur ses yeux dont la gentillesse et le charme m’envoûtaient. Nos fauteuils étaient tout proche et j’aurai pu lui prendre la main, la caresser, la poser sur ma joue. J’aurai aussi pu la poser sur sa cuisse, comme Rémi l’avait fait quelques instants plus tôt sur celle de Chantal.

Nos trois amis, d’ailleurs, ne se gênaient guère pour s’embrasser sur la joue, dans le cou, sur les lèvres, les mains de Rémi et de Justin se baladaient sur la nuque de Chantal, sur ses cuisses, mais elle faisait de même..
Thierry observait leurs gestes et semblait s’en amuser.

La sonnette retentit, le repas arrivait. Nous nous mîmes à table, la conversation revenant à la profession de notre convive.. Il nous parla un peu plus des sujets dont il traitait, des romans qu’il avait déjà écrit et du dernier manuscrit qu’il venait de soumettre à son éditeur. Nous écoutions tous les quatre, posant une question deci-delà, Thierry captivant notre attention, le sujet nous intéressant vivement..

 

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Par Arlequin : 

www.laplumedarlequin.com

 

 

Tout en répondant à leurs nombreuses questions, j’observais attentivement le petit jeu auxquels se livraient Justin, Rémi et Chantal. D’abord plus ou moins timides, ils avaient fini par se laisser aller plus librement au fil de la discussion, s’échangeant des regards complices, se touchant d’une manière qui ne laissait aucune équivoque quant à leurs intentions. Je me demandais s’ils formaient un couple à trois, ou bien si les soirées de la belle Samantha étaient plus épicées que je ne l’avais cru. Croisant régulièrement le regard de mon hôtesse, je finis par deviner seul la réponse à cette question.

Assis très proche de moi, bien que Samantha sembla boire mes paroles, elle ne put s’empêcher, à plusieurs reprises, de jeter des regards inquiets, parfois réprobateurs, à l’adresses de ses amis : sans doute craignait-elle que je ne parte brusquement, choqué par la liberté qu’ils prenaient. Mais, en plus de cette situation de plus en plus cocasse qui m’amusait au plus haut point, je désirai trop découvrir plus intimement ma belle voisine, pour m’en aller ainsi. Sa poitrine, si généreusement découverte, ses longues jambes habillées dans un écrin noir et qu’elle jouait à croiser et décroiser sans cesse, son regard, à la fois tendre et voluptueux, tout avait contribué à faire naître une grande excitation en moi. Ma verge s’éveillait lentement, dans mon caleçon, et j’imaginai combien il serait bon de venir me perdre entre les cuisses de la belle, pour y humer la senteur aphrodisiaque de sa féminité.

Le repas fut livré très rapidement et, tout en entamant joyeusement notre dîner, les questions fusèrent à nouveau concernant mes romans.

– Combien en avez-vous écrit ? me demanda Chantal ?
– Trois, répondis-je en souriant devant la stupéfaction des convives, dont le dernier qui paraîtra d’ici deux mois.
– Et vous arrivez à vivre avec les cachets de deux livres seulement ? s’étonna Samantha.
– Pour tout vous dire, j’ai aussi écrit, pendant pas mal de temps, des textes, plus ou moins courts, pour un site INTERNET spécialisé dans la littérature érotique. C’est grâce à cela, du reste, que j’ai pu quitter mon emploi de salarié, pour me consacrer entièrement à l’écriture.
– Vous faisiez quoi avant ? questionna Justin.
– Je travaillais dans un Parc d’attractions, en région parisienne.
– Et de quoi parle votre premier roman ? me demanda Rémi.
– C’est une histoire en trois volumes. Dans le premier, une femme, mariée à un fonctionnaire de l’Etat, retrouve une amie d’adolescence, un personnage très particulier, adepte du libertinage, qui va l’entraîner dans son monde, où le sexe est à la fois un plaisir, mais aussi une arme de défense.
– Vous êtes en train de parler de « Piège libertin » ! s’exclama brusquement Chantal, les yeux luisant d’une excitation toute nouvelle.
– Vous connaissez ce roman ?
– Et comment ! Je suis fan de votre écriture, raide dingue de Titia !… Vous m’avez faite pleurer avec votre deuxième volume… Dites-moi que Titia n’est pas réellement morte !
– Il est bien difficile de survivre à une telle explosion, répondis-je avec un sourire malicieux.
– J’ai aussi lu les deux premiers volumes ; tu n’écris donc pas sous ton vrai nom ?

Je tournai la tête vers Samantha. Son soudain tutoiement me fit chaud au cœur, car je le pris comme une manière de faire sauter une nouvelle barrière afin de se rapprocher un peu plus de moi.

– En effet, répondis-je en plantant mon regard dans le sien. Pour ma tranquillité personnelle, j’ai préféré être publié sous un pseudonyme.

– Ce qui m’a le plus surprise, surtout dans le premier volume, c’est cette facilité avec laquelle tu écris en te mettant à la place d’une femme. Tu décris le plaisir féminin avec une justesse diabolique, comme si tu l’avais déjà éprouvé toi-même… Tu dois être un amant fabuleux…

– C’est une question, ou bien une affirmation ? demandai-je en riant pour cacher une légère gêne.

– J’espère que cela sera une affirmation, me répondis Samantha d’une voix chaude, avant la fin de cette soirée !

Ma petite gêne s’envola tout aussi rapidement qu’elle était venu et je posai une main sur la cuisse de ma charmante hôtesse. Je la sentis aussitôt frissonner et son regard se troubla légèrement.

– J’espère, ma chère Sam, que je saurai me montrer à la hauteur de ce que tu attends.

Baiser libertin - photo offerte par Babes

Comme la scène d’un film passant au ralenti, nos visages se rapprochèrent lentement ; ses lèvres étaient entrouvertes et son souffle plus court, faisant se soulever délicieusement sa poitrine, devant mes yeux émerveillés. Elle décroisa ses jambes et passa un bras autour de mon cou, avant que sa langue, très vivace, ne vienne investir ma bouche. Ma main glissa naturellement un peu plus haut, sur sa cuisse, jusqu’à trouver le contact, doux et chaud, de sa peau nue. Ma verge gonfla encore plus, jusqu’à se retrouver bien à l’étroit, enfermée dans son caleçon.

– A présent, le doute n’est plus permis ! s’exclama Chantal. Notre nouvel ami a aussi un esprit libertin !

Samantha posa à son tour une main sur ma cuisse, qu’elle fit monter très rapidement, pour venir se caler sur la bosse qui déformait mon pantalon et la masser tendrement, tandis que mes doigts atteignaient le dernier rempart les séparant de la douce intimité féminine.

Un été de canicule (29) – Une bonne douche…

<< Baisée.. mouillée.. dans sa robe transparente..

 

Il ne faisait pas froid et bien que nous fussions l’un et l’autre trempés, la sensation n’était pas déplaisante, bien au contraire.

Enlacés l’un à l’autre, il nous semblait que nos vêtements collés laissaient mieux percevoir le contact de nos corps, presque comme si nous étions nus, peau contre peau, tout en étant habillés pour l’extérieur.

Le trajet se déroula sans que nous ne prêtions réellement attention au monde extérieur: Béatrice restait blottie dans mes bras, sa nudité abritée des regards, et sa langue et sa bouche tendrement offerte à la mienne.

Ses automatismes de passagère régulière du métro nous évitèrent de rater la station. Elle se faufila alors sur mon côté pour éviter de trop s’exposer aux regards des passagers de la rame, et nous nous empressâmes de sortir sur le quai, presque désert.

Dehors il pleuvait toujours. Même si l’intensité de l’orage diminuait, le rideau de pluie restait dense, et les trottoirs parsemés de véritables mares, de même que les passages pour piétons.

– Pas la peine de courir, dit Béatrice en prenant ma main, tout en gardant ses escarpins dans l’autre. On se séchera à la maison.

Et c’est ainsi que nous sommes revenus à travers les rues, marchant tranquillement sous la pluie dont le ruissellement sur nos corps possédait une étrange sensualité.

Béatrice, qui marchait pied nus pour préserver ses escarpins était obligée de faire attention à ne pas blesser ses pieds et nous prenions notre temps, quitte à être trempés.

Je me tournai de temps en temps vers Béatrice pour la contempler, émerveillé…

Elle était superbe là où les circonstances auraient du être désastreuses: ses cheveux étaient trempés et plaqués sur sa nuque et ses épaules comme si elle était une nymphe venant de sortir de l’Océan. Et lorsqu’elle sentait mon regard, elle se tournait alors vers moi avec un sourire encore plus lumineux.

Sa robe épousait son corps, moulant la cambrure de ses reins, et comme elle était plaquée à son ventre, elle sculptait sa poitrine avec une arrogance impudique, en faisant saillir ses seins jusqu’à leurs tétons pointés.

L’immeuble était heureusement désert, et nous atteignîmes le palier sans croiser de voisins. Devant l’appartement, Béatrice lâcha ma main et ouvrit avec précaution la porte verrouillée .

Tout était plongé dans l’obscurité, elle alluma et émit un soupir soulagé:

– Solène doit être restée chez son amie, surtout avec cet orage. il n’y a personne! dit-elle en refermant la porte, et en se jetant dans mes bras, couvrant mes lèvres de baisers brûlants et gourmands, comme si ça avait elle l’étudiante rentrant de soirée en catimini de ses parents, et découvrant avec enthousiasme qu’elle avait l’appartement pour elle.

Elle m’entraîna aussitôt dans la salle de bains où nous nous défîmes promptement de nos vêtements pour entrer dans la cabine de douche.

Béatrice nous doucha l’un et l’autre d’un jet chaud bienfaisant, puis fit couler du gel douche dans sa paume et commença à l’étaler sur son corps et le mien.

Un homme et une femme nus sous la douche - photo offerte par DDFLe gel était très moussant et onctueux, il couvrait nos corps de bulles serrées que nous nous amusions à étaler, tantôt pour dissimuler, tantôt pour découvrir le corps de l’autre, tout en nous dévorant de baisers.

Le film de savon rendait nos peaux encore plus lisses et soyeuses sous les caresses des doigts qui en étaient d’autant plus électrisantes… en nous frottant l’un à l’autre, nous nous cognions régulièrement aux parois un peu trop rapprochées de la cabine dont les vitres se couvraient d’une buée qui ne provenait pas seulement de l’eau chaude écoulée.

– Je vais te rincer maintenant, lève les bras! ordonna Béatrice.

Sur ces mots, elle rouvrit la douche dont elle bascula la pomme dans une position de jet massant. Elle dirigeait le jet avec habileté sur mon corps, tout en modulant la pression lorsque la partie ciblée était vraiment trop sensible.

Je fermai les yeux en me laissant faire, obéissant à ses injonctions, découvrant une volupté inconnue à être pris en charge d’une façon délicieusement troublante: au fait de me laisser toiletter le corps – ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps – s’ajoutait la dimension érotique due à la façon dont Béatrice testait les réactions de mon corps:

Elle effaçait d’une main les traces de mousse sur ma peau tout en massant à l’aide du jet tout d’abord mes aisselles, mon torse et mon ventre, puis bientôt la raie de mes fesses où elle glissa une main pour me frictionner tout en orientant le jet sur ma rondelle qu’elle avait déflorée la veille – ce qui me fit frissonner en gémissant de plaisir sans la moindre vergogne, alors que deux jours plus tôt, j’aurais été probablement au moins surpris, sinon choqué à la suggestion que je puisse éprouver un plaisir de nature anale – avant de descendre vers mon périnée, éveillant de sourdes vibrations dans mon sexe encore convalescent de nos agapes dans le parking puis sous le porche.

Une femme nue dans son bain - photo offerte par DDFBéatrice cessa enfin de me rincer. Je pensai qu’elle allait me demander d’en faire autant pour elle, mais elle dirigea elle-même à son tour le jet sur son corps, faisant disparaître rapidement les plaques de mousse blanche pour reparaître à mes yeux dans toute sa splendeur, massant dans le même temps d’une façon plus que suggestive ses seins et son sexe tout en me fixant droit dans les yeux, la pointe de sa langue rose caressant ses lèvres entrouvertes.

Elle ouvrit la cabine dont les vitres étaient désormais couvertes du film translucide de la condensation et en sortit, ses pieds nus claquant sur le carrelage avec un petit bruit mouillé. Béatrice ouvrit une petite commode en bois pour y prendre deux serviettes blanches à l’aspect moelleux.

– Viens te sécher! dit-elle

Je sortis de la cabine, et nous commençâmes à nous sécher l’un l’autre. Les serviettes étaient douces et épaisses, Béatrice s’attardait malicieusement entre mes cuisses comme pour en effacer la moindre goutte d’eau. Comme elle se penchait, j’en profitai quant à moi pour envelopper ses seins lourds dans l’épaisse serviette blanche.

Béatrice poussa un gémissement alors que mes doigts s’enfonçaient dans l’étoffe à travers laquelle ils pétrissaient sa poitrine; ses doigts enserrèrent ma tige à travers la serviette, leur contact atténué par l’épaisseur moelleuse était subtilement sensuel, et infiniment rempli d’excitantes promesses de plaisirs à venir.

Même si notre étreinte était encore trop récente pour me permettre de connaître une érection pleine et entière, je sentais mon membre frémir et s’éveiller aux douces pressions que lui faisait subir Béatrice. Elle releva sur moi un regard soudain pétillant.

– Finis de t’essuyer… et rejoins moi dans 5 minutes dans ma chambre! me souffla-t-elle à l’oreille, resserrant brièvement ses doigts sur ma tige tendue avant de me relâcher.

Elle laissa tomber sa serviette au sol pour s’éclipser avec vivacité, dans le piétinement étouffé de ses pieds nus, et j’entendis s’ouvrir et se refermer la porte de sa chambre.

 

Délice à la source du plaisir >>