Un été de canicule (34) – Une fille ardente…

<< Pris sur la chaise de la cuisine

 

Je sentais mon sexe durcir en elle, alors que son ventre se pressait contre le mien, et qu’avec ses coups de reins, elle faisait monter aussi bien son plaisir que le mien. Je saisis entre mes doigts les pointes saillantes à travers l’étoffe douce et soyeuse.

Solène poussa un petit cri de plaisir, et redressant la tête dans un mouvement vif, planta son regard dans le mien juste avant de plaquer sa bouche à la mienne.

Sa langue ardente poussa avec hardiesse contre mes lèvres et s’introduisit dans ma bouche, tandis que m’enlaçant entre ses bras, elle écrasait ses seins contre mon torse.

Temporairement privé du plaisir de caresser ses seins qu’elle frottait contre les miens, juste séparés par le voile fin de sa nuisette, je fis glisser mes mains vers ses hanches. Solène agrippa ma nuque, y plantant ses griffes, pour mieux m’immobiliser tandis que ses mouvements de rein s’accéléraient, et que ses cuisses se contractaient par saccades sur ma taille.

Les pulsations de son vagin écrasaient délicieusement mon sexe tandis que je sentais son plaisir couler doucement le long de ma tige tendue et venir peu à peu mouiller l’intérieur de mes cuisses.

J’allais faire glisser mes mains vers ses fesses lorsque tout à coup, Solène cessa de m’embrasser et saisissant mon visage entre ses deux mains, le renversa en arrière, et planta ses dents à la base de mon cou telle une lamie, ou une succube affamée: accompagnant son geste de petits grognements sourds, elle me maintenait ma nuque en hyper-extension, mon cou ainsi offert à ses simulacres de morsures qui – du moins je l’espérais – n’allaient pas jusqu’au sang…

Alors que ses dents pointues s’enfonçaient dans ma chair, et qu’elle enserrait mon corps entre ses cuisses, écrasant de son torse mon buste bloqué par le dossier de la chaise, mon membre soumis à l’épreuve du feu brûlant du vagin de Solène ne put se contenir plus longtemps. Je sentis tout à coup dans mon sexe tendu monter le frémissement annonciateur.

Je voulus la prévenir de ralentir, mais mon plaisir vint plus vite que mes mots, et un spasme violent me secoua.

Surprise, Solène ne se laissa cependant pas désarçonner, et elle m’écrasa de ses membres vigoureux avec d’autant plus d’ardeur, se soulevant plusieurs fois de suite en se laissant retomber sur mes cuisses.

Je poussai un râle et mon corps perdit son tonus tandis que mon phallus désormais mollissant glissait d’elle.

Solène desserra l’étreinte de ses mains et de ses cuisses, restant assise sur mes genoux. Elle écarta de son visage les mèches en bataille qui voilaient ses yeux dont l’éclat me sembla soudainement plus froid et plus aigu, pendant qu’une moue boudeuse lui faisait retrousser ses lèvres.

Jolie brune nue - photo offerte par Joymii– C’est tout? J’espérais autre chose, après tout ce que vous m’avez fait endurer cette nuit… commenta-t-elle, sur un ton aigre-doux. Remarque, ça me flatte que je te fasse tant d’effet… mais c’est un peu court!

Reprenant mon souffle, je me sentis rougir de confusion. J’étais à la fois atteint dans mon amour-propre, et déçu de sa déception à elle.

Mais je me sentais encore plus gêné de n’avoir d’autre solution, pour corriger cela, que de devoir lui dévoiler ce que Béatrice n’aurait peut-être pas voulu que j’apprenne à sa fille…

– C’est que…commençais-je, hésitant, et m’interrompant devant le regard soudainement incisif de Solène

– Oui? C’est que quoi? demanda-t-elle avec une certaine rudesse impatiente qui semblait la caractériser.

– C’est avec ma bouche que ta mère a pris son plaisir hier soir, lâchai-je avec l’impression de trahir un secret.

Les yeux de Solène s’écarquillèrent brièvement, tandis qu’un sourire d’abord incrédule puis amusé se formait sur ses lèvres ourlées. Un sourire qui évoquait d’une façon infiniment troublante sa mère. Un petit sifflement s’échappa de sa bouche.

– Parce qu’elle se fait lécher… et par un gamin… dit-elle, moqueuse. Dis-donc, elle a du te donner un cours accéléré alors… en tous cas, tu vas me montrer ce que tu sais faire…

Solène se releva et dégagea prestement l’espace devant moi sur la table, évacuant mon petit-déjeuner pour se faire une place.

Jolie brune nue dans sa cuisine - photo offerte par JoymiiRetroussant sa nuisette sur sa taille, elle s’assit en me fixant avec un air de défi, puis, s’appuyant sur ses coudes, bascula en position à demi-allongée, relevant doucement ses jambes nues en les repliant vers son corps.

Ce mouvement et cette position dévoilaient, tel un trésor caché soudainement offert à mes yeux, entre les cuisses à la peau dorée, sa vulve encore entrouverte de s’être empalée sur moi, dont les lèvres luisantes laissaient deviner la douce intimité.

Seule une mince bande de peau blanche portait le témoignage d’un maillot minimal. Son pubis était épilé de façon à ce que sa toison dorée épouse le contour triangulaire laissé sur sa peau, et dans son écrin de nudité pâle, mais presque lumineuse par contraste avec sa peau bronzée, son sexe aux lèvres roses paraissait délicatement fragile, d’une façon qui tranchait vivement avec l’ardeur dont elle avait fait preuve.

Solène détendit l’une de ses jambes, et faisant glisser son mollet sur mon épaule nue, elle vint crocheter ma nuque de l’arrière de son pied et de son talon.

– Viens là… murmura-t-elle d’une voix rauque, m’attirant vers elle en ramenant à elle sa jambe tout en me fixant par dessous ses cils recourbés. Viens finir ton petit-déj…

Ce n’était pas une étreinte invincible par sa force physique et j’aurais pu m’en dégager bien aisément… mais elle était cependant irrésistible pour bien d’autres raisons… cédant à la légère pression exercée sur ma nuque, je m’avançai et m’approchai d’elle… et alors que mon visage s’inclinait vers son entrejambe, je soulevai ses cuisses pour les faire reposer sur mes épaules…

Solène se relâcha alors un peu et laissa ses mollets ballants contre mon dos, sans cesser cependant de me fixer, toujours appuyée sur ses coudes… ses talons nus reposaient sur ma peau… ses narines palpitaient légèrement et j’avais l’impression que ses pupilles s’étaient encore rétrécies tandis que ses seins se soulevaient rapidement sous la nuisette qui était remontée un peu au dessus de son nombril…

Mais c’était ses doigts qui manifestaient avec le plus de clarté son impatience, en se contractant et se relâchant sur l’ourlet de sa nuisette relevée…

Un été de canicule (33) – Pris sur la chaise de la cuisine…

<< Une fille aussi coquine que sa mère

 

C’était extrêmement étrange de retrouver des intonations, des mimiques de Béatrice… et même une certaine ressemblance entre leurs corps… même si j’en voyais moins de celui de Solène que ce que je connaissais de Béatrice…

Et elles avaient en commun une même audace, constituée de confiance en soi et de volonté bien affirmée, même si je savais que chez Béatrice, l’apparente assurance pouvait masquer des points de faiblesse. En était-il de même chez sa fille, qui semblait pouvoir être encore plus tranchante qu’elle?

Sous l’effet des pressions exercées par la main de Solène entre mes cuisses, mon sexe avait en tous cas retrouvé une vigueur identique à celle qu’il pouvait éprouver avec Béatrice.

Solène plissa ses lèvres de satisfaction. Je sentais un fourmillement parcourir mes bras et mes jambes, mon corps était tenaillé du désir de la caresser, de l’étreindre, mais je restais pourtant paralysé, incrédule face à la situation imprévue.

– C’est fou, tu n’es pas vraiment mon type… mais ça me fait tellement mouiller de repenser à cette nuit, murmura-t-elle, en déboutonnant mon caleçon.

Mon sexe jaillit dans l’entrebaillement de l’ouverture, Solène s’en saisit aussitôt et le pressa dans sa paume chaude, aussi douce que celle de sa mère.

Je n’osais regarder vers mon membre, comme si en conservant mon regard rivé à celui de Solène, je réduisais d’une certaine façon l’ampleur de ma faute vis-à-vis de Béatrice.

Jeune femme branlant un homme - photo offerte par DDFSolène ne cillait pas, je la soupçonnais d’être capable de fixer quelqu’un dans les yeux pendant des minutes jusqu’à lui faire baisser le regard.

Mais son regard était plus curieux et amusé que hostile désormais. Son sourire contenu creusait de petites fossettes tout près des commissures de ses lèvres.

– Alors c’est avec ça que tu l’as faite crier…, dit Solène doucement, en massant doucement mon membre. Son intonation trahissait une pointe d’incrédulité.

Un « Attention… » râpeux s’échappa de mes lèvres alors que je sentais mon membre se raidir d’une excitation brutale d’être ainsi branlé dans la main de Solène, dont les lèvres jouaient à se saisir des miennes: chaque fois qu’elle se penchait sur moi, son mouvement était de plus accompagné d’une pression de ses seins sur mon buste, et je pouvais sentir les témoignages jumeaux de son excitation pointer à travers sa nuisette.

Solène s’interrompit aussitôt, comme si elle s’était brûlée. « Oh oh… » commenta-t-elle… « tu es plus sensible que je ne le pensais finalement… ça me flatte, mais pas question que je n’en profite pas là où j’en ai le plus envie… ».

Elle me lâcha tout à coup, et se redressant, allongea le bras pour glisser sa main par dessus le réfrigérateur. Elle tâtonna brièvement, et ramenant sa main, elle tenait un petit carré de carton plastifié qu’elle me tendit.

– Tiens. Couvre-toi. m’ordonna-t-elle.

Je savais ce qu’était un préservatif… mais je n’avais jamais eu l’occasion – et pour cause – de l’utiliser en situation réelle. Ma maladresse n’échappa pas à Solène, qui fronça les sourcils, intriguée.

– Mais… tu sais t’en servir au moins? demanda-t-elle, un peu surprise. Ne me dis pas que… que vous l’avez fait sans?!?

Je hochai la tête pour toute réponse, et voyant s’écarquiller les yeux de Solène, je fus saisi soudainement d’une impression assez proche de celle que devaient ressentir les malheureux attachés au pilori, à l’entrée des villes..

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– Boooon… lâcha Solène avec un sifllement, je pense qu’elle sait ce qu’elle fait… et j’espère que tu le sais, toi, ajouta-t-elle avec un regard soudainement menaçant. C’était la première fois que tu baisais sans capote?

– Oui, bien sûr! me hâtais-je de répondre, trop content de pouvoir également m’exprimer en toute sincérité, même si, par une omission miséricordieuse envers moi-même, je m’abstenais de préciser que le « sans capote » était superflu.

– Tu as intérêt… quand je pense à ce qu’elle a pu me tanner avec ça… et elle avait raison! gronda sourdement Solène. En tous cas, en ce qui me concerne, ça sera avec, reprit-elle, en m’aidant soudainement à enfiler la fine membrane sur mon sexe tendu.

Mon érection qui avait un peu molli lors de ma confusion revint de plus belle lorsque Solène, saisissant mon membre, s’employa à enfiler le préservatif sur mon sexe, et à le lisser soigneusement avec ses doigts.

– Et voilà! commenta-t-elle satisfaite, en frottant ses mains dans un geste un peu suprenant, comme l’aurait fait un artisan satisfait d’une oeuvre accomplie.

– Et maintenant… tu vas me rembourser pour la nuit.. et le reste, reprit Solène.

Elle saisit mon t-shirt et tira dessus d’un coup sec vers le haut, je levai spontanément les bras pour lui faciliter la tâche.

M’ayant presque totalement dénudé, elle vint alors, s’approchant de moi comme si elle avait voulu me donner son sexe à lécher, venant positionner ses jambes de part et d’autre de mes cuisses…

Alors que j’allais ouvrir ma bouche et tendre ma langue pour goûter les lèvres que j’entrevoyais sous la bordure frissonnante de la nuisette, elle fléchit ses jambes et saisit mon sexe entre ses doigts de façon à le guider vers sa chatte, tout en s’asseyant sur mes genoux, face à moi.

Une jeune femme se donne du plaisir sur le sexe d'un homme - photo offerte par DDFJe poussai un halètement en la sentant descendre sur mon sexe, s’empalant lentement, mais avec facilité, mon membre glissant profondément dans sa chatte… elle était effectivement bien mouillée… et même trempée…

– Tu peux me caresser tu sais… je ne vais pas te mordre… murmura Solène, en nouant ses bras autour de mon cou, et en approchant à nouveau ses lèvres brillantes des miennes…

Mes mains tremblaient légèrement en se posant sur sa taille, sur le tissu vaporeux de la nuisette… Solène poussa sa langue dans ma bouche, d’une façon presque agressive, provocatrice… comme si elle me mettait au défi de la caresser…

Tout en répondant à son baiser en jouant de ma langue contre la sienne, je soulevai les pans de sa nuisette et remontai lentement le long de ses flancs… je retrouvai un peu du goût de Béatrice dans son baiser… et un peu de sa sensibilité dans le frisson qui parcourut la peau tiède de la belle Solène, dont les cuisses se resserrèrent, tandis que son ventre se pressait contre le mien, me plaquant au dossier de ma chaise…

– Continue… murmura-t-elle en mordillant mes lèvres, ses doigts glissant de mes épaules jusqu’à mon torse, jouant à laisser ses ongles effleurer ma peau…

Obéissantes, mes mains continuèrent à remonter… elles atteignirent enfin les globes ronds et fermes de ses seins, sous l’étoffe de la nuisette… leurs tétons durcis pointaient contre mes paumes…

Solène poussa un petit gémissement, et elle commença doucement à basculer son bassin d’avant en arrière… assise sur mes cuisses, elle m’immobilisait sur ma chaise… et c’était donc exclusivement elle qui contrôlait l’amplitude et la profondeur des va et vients qu’elle provoquait en elle par ses mouvements de bascule….

Un été de canicule (32) – Une fille aussi coquine que sa mère…

<< Jouis ma belle…

 

Je m’éveillais le matin l’esprit clair, dans un sursaut.

J’étais seul dans le lit refroidi. Sur l’oreiller, un mot: quelques lignes manuscrites de Béatrice.

Elle m’avouait avoir eu envie de me réveiller pour faire l’amour lorsqu’elle s’était levée, mais ne pas l’avoir osé pour me permettre de récupérer, en prévision des oraux qui avaient lieu en début d’après-midi.

Il y avait une autre raison, qu’elle abordait aussi, et que ni l’un ni l’autre n’avions préféré regardé en face, l’occultant comme si le lendemain n’avait pas existé: mon train était réservé dans la soirée, nous nous verrions chez elle à son retour du travail, puis il me faudrait partir. Et elle avait du mal à savoir ce qu’elle devait faire…

Cela me paraissait difficile à croire, en lisant ces quelques lignes, mais c’était pourtant la vérité: les oraux ne duraient que sur deux jours en ce qui me concernaient, et j’étais arrivé le week-end.

Le temps m’avait paru suspendu… mais il avait cependant filé comme une flèche. Béatrice n’évoquait pas ce qui se passerait ensuite… après que je serai parti… et me réveillant à peine de cette nuit d’amour, je préférais ne pas me poser la question, tendant mentalement un drap blanc devant le jour suivant, pour m’éviter trop de questions: la journée suffirait bien à m’occuper comme ça.

L’appartement était silencieux, je me levais et enfilais cependant un caleçon et un t-shirt, au cas où je serai tombé nez à nez avec Solène en ouvrant la porte.

La température avait un peu baissé, suite aux précipitations de la nuit probablement, et l’air semblait plus humide, même si la température semblait destinée à remonter sous l’effet du soleil à nouveau radieux – et brûlant.

En sortant, je constatais que la porte de la chambre de Solène était fermée. Aucun bruit n’en provenait, je réprimais mon envie d’aller apposer mon oreille contre le panneau de bois blanc, à l’affût d’un hypothétique bruit. Probablement était-elle déjà repartie chez une amie.

A moins que, durant la nuit, je n’ai cru apercevoir les rais de lumière dessinant le contour de la porte?

Mon souvenir était finalement assez brumeux, et en raison de la confusion des sens où nous avait jetés nos étreintes, je n’étais pas certain de pouvoir apporter un crédit énorme à ce que j’avais cru voir ou entendre. Ce n’aurait pas été la première fois que mes sens m’auraient joué des tours.

Jeune femme dans une cuisine - photo offerte par JoymiiEn entrant dans la cuisine vide, je réalisais soudain l’intensité de l’expérience où m’avait entraîné Béatrice: son absence me procura une impression de vide cruel, sans commune mesure avec le peu de temps qui s’était écoulé depuis notre premier baiser!

Alors que je contemplais l’endroit où je l’avais enlacée, là où elle s’était d’abord dérobée avant de se laisser faire, que mes doigts effleuraient le plateau de cette table sur laquelle je l’avais prise, le besoin d’elle se rappela brutalement à mon corps, par une vague subite de désir accompagnée d’une érection qui fit se gonfler l’étoffe de mon caleçon.

Je fouillais dans les placards pour me préparer mon petit-déjeuner, et m’installais à table, dans un mélange étrange de mélancolie et de désir.

Béatrice était à la fois si présente dans cet appartement, dans tous ces objets que j’effleurai et que ses doigts, son corps avaient touché… et en même temps d’autant plus cruellement absente…

Ce fut alors que j’entendis un bruit de pas derrière moi. Je me retournais vivement, c’était Solène. Je ne l’avais pas entendu ouvrir la porte de sa chambre, ni arriver.

Elle était juste vêtue d’une courte nuisette blanche, qui tranchait sur sa peau, plus mate et bronzée que celle de sa mère, dont elle possédait les yeux clairs. Son visage était maussade et elle avait rapidement attaché ses cheveux blonds avec une pince.

Je me sentais gêné et troublé à plusieurs titres: le souvenir de nos ébats sonores me revenait précisément en cet instant: nos cris avaient du emplir tout l’appartement.

De plus, Solène possédait plusieurs des traits qui rendaient Béatrice sexy, et que sa tenue dévoilait plus qu’elle ne les masquait:

sa jolie poitrine se dessinait nettement sous la nuisette même si celle-ci n’était pas translucide, et surtout… elle était tellement courte que non seulement elle laissait parfaitement admirer ses jambes bien dessinées, un peu plus fines et musclées que celle de sa mère, mais l’espace d’un bref instant, j’eus un aperçu fugitif du dessin de ses lèvres intimes, en silhouette dans le contre-jour découpé entre ses cuisses, avant de détourner rapidement la tête.

– Bonjour, lui dis-je, d’une voix aussi neutre que possible.

Solène ne répondit pas, mais s’avançant jusqu’à la table, elle pivota sur elle-même et vint s’installer presque face à moi, s’appuyant du bout des fesses sur la table, ses longues jambes tendues et croisées l’une sur l’autre.

Sa jambe nue effleurait ma cuisse, et sa nuisette qui était remontée juste sous son abricot masquait à peine la fente sombre de son entrejambe.

Jolie jeune femme aux fesses nues - photo offerte par JoymiiElle s’appuya de ses deux mains sur le rebord de la table, en un mouvement qui fit saillir un peu plus ses seins, en projetant son buste vers l’avant.

Je levai les yeux, autant mis mal à l’aise de ne savoir où poser mes yeux sans lui donner inévitablement l’impression de la déshabiller du regard, que par son silence hostile… qu’elle brisa soudainement:

– Alors c’est toi qui te tapes ma mère? siffla-t-elle entre ses dents.

C’était une question qui n’appelait pas réellement de réponse heureusement, car incapable de répondre, je me sentis rougir soudainement.

– On ne peut pas dire que vous ayez été discrets, reprit Solène. Moi qui la croyait plutôt coincée du cul…

A la pensée de la façon dont Solène méconnaissait sa mère, qui m’avait raconté son rôle d’initiatrice auprès de ma mère, sans parler de moi, je ne pus réprimer un léger sourire amusé… en pensant que ce n’était pas le moment et que j’allais le regretter.

– Ouais, ça te fait marrer toi, commenta aigrement Solène. Vous m’avez bien fait chier en tous cas. J’ai même failli débarquer dans sa chambre. A propos, j’imagine que c’est vous deux qui avez baisé dans ma chambre? Et que c’était des bas résille à elle?

Les mains moites collées à mes genoux, incapable d’articuler un mot, je me bornai à hocher la tête.

– Putain, mais je rêve… mon pieu… mon scooter… et ma mère portant des bas résille, s’exclama Solène avec hargne. Remarque, je trouve ça plutôt bien pour elle qu’elle ait pris son pied, depuis le temps… elle n’avait pas du avoir un mec depuis son divorce. C’est bizarre, ajouta-t-elle, parce qu’il me semblait qu’elle était sur un coup depuis quelques semaines, mais je ne pensais pas que c’était avec… ça!

Le commentaire final me fit sursauter. Je n’étais que « ça » dans la bouche de Solène. J’allais lui répondre lorsqu’elle leva la main, apaisante:

– Te vexe pas, ce que je veux dire, c’est que je croyais qu’elle sortait avec un mec de son âge, précisa Solène. C’est pas que ça me choque, ça m’intrigue. C’est drôle, parce que même si tu n’es pas moche, tu n’es pas à tomber par terre… et tu ne me donnes pas l’impression d’être non plus un Casanova… et surtout qu’apparemment, vous vous êtes fait beaucoup de bien, à défaut de me laisser dormir. ajouta-t-elle avec un sourire ironique.

– Désolé… réussis-je enfin à bredouiller, je ne voulais pas vous… en fin te déranger.

J’avais corrigé le vouvoiement qui m’était venu naturellement, après tout Solène était à peine plus âgée que moi! Je ne me voyais par contre pas lui expliquer que c’était plus Béatrice qui m’avait pris que l’inverse, mais heureusement d’une certaine façon, Solène était du genre difficile à interrompre…

– Ce n’est rien, reprit-elle, avec un sourire mi-narquois, mi-amusé qui me troubla brutalement, car un air de Béatrice souriante passa soudain sur son visage.

Agacée, elle lui ressemblait également beaucoup, mais j’avais surtout vu Béatrice souriante, alors que jusqu’à présent, l’ambiance avec Solène avait été toujours électrique. Et là, en cet instant, la mère et la fille se confondirent brièvement…

– En fait, dit Solène, légèrement sarcastique vous entendre tous les deux m’a pas mal excitée… je me demandais presque si c’était si bon que ça, ou si vous en rajoutiez pour me faire chier… moi ou les voisins… et je dois te dire que j’ai plutôt une envie de vérifier par moi-même, dit-elle avec un demi-sourire, en se penchant tout à coup vers moi.

Je pensais avoir mal entendu, et par réflexe, me reculais contre le dossier de la chaise lorsque Solène se pencha vers moi.

Le décolleté de sa nuisette aux fines bretelles s’entrebâilla légèrement sur le haut de sa jolie poitrine ronde; son visage soudainement plus proche, ses canines étaient découvertes par le sourire carnassier qui flottait sur ses lèvres, aussi pulpeuses que celle de sa mère.

– C’est drôle murmura-t-elle… je peux sentir son odeur sur toi… ça me fait bizarre de sentir le parfum de ma mère sur un mec de mon âge… mais ça m’excite aussi…

Elle s’était un peu décalée et sa cuisse nue s’était plaquée à ma jambe.

J’éprouvais une impression de vertige si violente qu’il me semblait que je serais tombé au sol si je n’avais pas été assis.

Mon esprit conscient était heurté que je puisse être troublé par Solène, que je ne la repousse pas avec indignation.

Pourtant, les mots s’arrêtaient dans ma gorge. En voyant un film un jour, j’avais entendu une expression dans laquelle je m’étais retrouvé, à propos d’un personnage, décrit comme « une fille facile version homme: trop timide pour aborder une femme, mais incapable de dire non à une femme qui fait le premier pas! ».

J’étais exactement dans cette situation, et me retrouvai effectivement paralysé, me sentant coupable vis-à-vis de Béatrice, mais incapable de repousser Solène, et me sentant encore plus troublé par ce mélange de culpabilité et de désir.

– Et toi, ajouta-t-elle, qu’est-ce qui t’excite? Ma mère? Ou moi? demanda-t-elle d’une voix un peu sourde, en désignant du doigt mon entrejambe où mon sexe érigeait effectivement une petite tente au niveau de mon caleçon.

Je me sentis cette fois non plus rougir, mais piquer un véritable fard.

C’est alors que, probablement sous l’effet de ma culpabilité confuse envers Béatrice, mon corps me trahit tout à coup – à moins que ce ne fut sa façon de venir à l’aide de ma volonté défaillante – et je sentis soudainement mon érection perdre de sa vigueur, d’une façon qui n’échappa pas à Solène.

– Eh bien? dit-elle intriguée, je te fais moins envie que ma mère? Je sais qu’elle est plutôt bien conservée, mais quand même… et puis, j’ai décidé que j’allais t’essayer… et je n’aime pas qu’on contrarie mes plans…

Solène posa ses mains de part et d’autre de mon buste, sur le dossier, et son visage s’approcha encore du mien, amusé et intrigué à la fois.

Je ne pouvais détacher mon regard de ses pupilles sombres dans ses yeux clairs qui me fixaient. Ma langue me semblait râpeuse dans ma bouche sèche.

– Dis donc… t’as vraiment l’air drôlement intimidé pour un mec qui s’est fait la maîtresse de maison, lâcha Solène, dans un petit rire, avant de m’embrasser soudain à pleine bouche.

Le visage de Béatrice se superposa brièvement à celui de Solène, mais je fermai les yeux dans l’intensité de son baiser que je n’osais d’abord lui rendre, lui abandonnant simplement ma bouche hors d’état de la repousser.

Solène prit son temps, fouillant ma bouche de sa langue, jouant à saisir mes lèvres entre les siennes… je sentais une palpitation sourde dans mon membre, qui maintenant que Solène était concentrée sur ma bouche, se redressait peu à peu.

– Tu as des lèvres douces… murmura-t-elle… c’est plutôt agréable à embrasser, mais est-ce que ça te plait au moins ce que je te fais?

– Oui… répondis-je sans même réfléchir, mais Solène avait tendu la main entre mes cuisses pour vérifier d’une façon plus directe l’effet de son baiser: elle saisit mon sexe en voie de raffermissement à travers l’étoffe, et ses lèvres s’arquèrent en un sourire à la fois satisfait et possessif.

– Mmmm… on dirait qu’on a eu une petite frayeur, mais que c’est passé… tu sais… je ne vais pas te manger… et je ne dirai rien à ma Maman… ajouta-t-elle, légèrement moqueuse. Mais je suis plutôt du genre curieuse… et gourmande…