A la recherche d’un emploi 13 – ..et repentir..

<< Jalousie

– Oui, tu aurais dû ! Tu aurais dû me faire confiance, m’en parler, me demander peut-être.. Tu as fait ça sous mon nez, tu avais tout prévu, Sheryl n’était pas à la réunion et pour cause, elle était avec toi.. Je comprends mieux, je comprends tout.. Et Tristan, il te laisse, il vous laisse quartier libre !

J’étais en colère, j’étais au bord des larmes, j’étais blessée qu’il m’ait menti, qu’il n’ait pas cru assez en moi et en mon amour pour m’en parler. Je retirais ma main de la sienne, il essaya de me retenir, mais d’un pas décidé, j’attrapais mon sac sur mon bureau puis, partant en sens inverse, je quittais mon bureau sans rien dire de plus.. Il me fallait réfléchir, il me fallait digérer tout cela.. Romain, pourquoi n’as-tu pas eu confiance en moi ?

 

Finalement, après avoir erré quelques temps dans les rues autour de mon bureau, je repris le chemin de l’immeuble où moins de quinze jours plus tôt j’entrais et rencontrais Tristan. Ma vie avait changé depuis cette rencontre, énormément.. En si peu de temps, ma vie avait été chamboulée, tant sur le plan professionnel où je m’épanouissais, que sur le plan personnel où… cette promenade m’avait permis de prendre conscience des choses, de faire un point.

Je remontais les étages menant à mon bureau où j’espérais retrouver Tristan, il fallait que je le vois et que je lui parle. J’avais besoin de ses conseils, j’avais besoin de parler avec lui.

Les bureaux étaient encore allumés lorsque j’arrivais à l’accueil, mais tout semblait désert.. Tristan devait être seul maintenant dans les locaux, ce serait parfait pour que l’on parle de tout cela.

J’entrais dans mon bureau déposer mon sac puis frappais à la porte de communication entre nos bureaux respectifs. J’attendis quelques secondes avant que Tristan n’ouvre la porte et me fasse entrer dans son bureau. Seule la lumière du salon était allumée ce qui donnait un air tamisé à la pièce, et il était seul.

– Viens Jenny, entre.. Assieds toi.. dit-il en m’accompagnant jusqu’au canapé, frôlant mon dos de la main. Il s’y installa tourné vers moi, nos genoux se touchant presque.

– Ton mari est sorti d’ici il y a à peine cinq minutes, vous auriez pu vous croiser !

– J’aime autant que ce soit ainsi, lui répondis-je dans un murmure. Puis, relevant les yeux vers lui, je regardais les traits de son visage. Sa bouche charnue, ses yeux à la fois tendres et inquisiteurs en amandes, ses traits marqués, de fines rides à la commissure de ses lèvres, il était séduisant, c’est indéniable, charmant et charmeur aussi..

Je ne le quittais plus du regard, lui-même m’observait en attendant que je ne me confie. Il n’étais pas sans connaître ma réaction puisqu’il avait parlé avec Romain, il savait que j’avais fait une crise de jalousie..

– Tristan, je voulais déjà te remercier pour ce que tu fais.. Tu n’es pas obligé de régler nos problèmes conjugaux, d’avoir à nous écouter, alors merci, merci beaucoup.

Il hocha simplement la tête, et me sourit. Sa main se posa presque paternellement sur la mienne, une caresse qui me semblait bien chaste, alors que j’avais tellement envie de tendresse, de réconfort ! Mon autre main se posa sur la sienne, que j’emprisonnais pour mieux la sentir, la presser et l’emmener jusqu’à ma joue où je la guidais pour qu’il me caresse. Seulement maintenant je fermais les yeux quittant son regard, et m’abandonnais à ce frôlement contre ma joue. Toute la tension que j’avais accumulé était en train de me quitter par ce simple geste que m’offrait Tristan.

– Jenny..

Je murmurais, en lui coupant la parole :

– Attends Tristan, juste un instant.. Profitons de ce moment..

Il attendit donc, la paume de sa main collée à ma joue, son pouce faisant le tour de mes lèvres, sa main allant de mon oreille à ma bouche.. Je repris mon souffle et ouvris enfin les yeux pour le regarder à nouveau.

– Merci Tristan, j’avais besoin de ces gestes..

Je capturais à nouveau sa main entre les miennes et les ramenais sur ma cuisse.

– Nous allons pouvoir parler maintenant, je me sens plus calme, comme apaisée, grâce à toi..

Il ne disait mot, et continuait à me regarder. Seul son pouce échappant à mon enclave caressait ma main.. Je le laissais faire.

– J’ai mal réagis avec Romain, je ne sais ce qu’il m’a pris, surtout après ce qu’il s’était passé, entre nous et l’autre soir aussi.. Mais il faut croire que je ne contrôle pas encore bien mes émotions..

– Jenny, ce serait plutôt à Romain que tu devrais dire cela.. Tu le feras, n’est-ce pas ? ce soir, en rentrant chez toi.. Libertiner, ce n’est pas détruire son couple, mais au contraire, le souder un peu plus. Ne le vois pas comme une épreuve, allez à votre rythme, prenez votre temps…

C’est trop nouveau, trop récent pour vous, et ta jalousie t’a rattrapé. C’est chose courante, ne t’inquiètes pas. Ce qui est important, c’est ton couple, prends en soin !

– Je comprend Tristan, je comprend tout cela, nous avons peut-être voulu aller trop vite. Romain semblait prêt lui, et je croyais l’être aussi, mais.. j’ai vu rouge cet après-midi alors que j’avais fait pareil si ce n’est pire que lui avec toi..

Nous avons beaucoup à apprendre sur le libertinage, et il nous faudra certainement du temps pour accepter totalement ces situations. Je suis déjà plus calme, et je ne suis plus en colère après Romain et Sheryl, je serais presque heureuse qu’ils aient passé du bon temps ensemble..

Dans le même temps, je serrais un peu plus la main de Tristan, tout en caressant sa cuisse. J’avais très envie qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me serre, qu’il m’embrasse. Je quittais son regard pour pencher ma tête vers lui, comme pour me nicher dans son cou.. et nous nous rapprochâmes.

Tristan posa sa main sur ma nuque, et appuya très doucement pour que je sois totalement contre lui. La tendresse qu’il mettait dans ses gestes, la douceur de cette caresse qu’il m’offrait alors que tout mon corps la réclamait, j’étais apaisée, calme, sereine. Je savais qu’avec Tristan pour me guider, tout serait possible. Nous restâmes un long moment ainsi, sans bouger plus qu’il ne le fallait, lui pour me caresser les cheveux et moi pour malaxer sa cuisse, sans parler.

Le soleil commençait à décliner, il devait être déjà tard.. Combien de temps sommes-nous restés ainsi ? je suis incapable de le dire. Il n’y avait ni excitation, ni désir, simplement des caresses amicales, tendres, j’étais juste heureuse d’être là..

Romain occupait cependant mon esprit : je l’avais quitté avec colère, et il devait aussi s’inquiéter de ne pas me voir rentrer.. J’allais devoir rompre le charme de ce moment si agréable..

Je murmurais plus que je ne parlais :

– Je vais devoir rentrer, Romain doit m’attendre..

Tristan prit mon visage entre ses mains, me regardant dans les yeux :

– Prends soin de ton couple Jenny, et.. je suis là..

Et il m’embrassa, ses lèvres se posant simplement sur les miennes.

Je rentrais chez moi à pieds, la nuit était presque tombée. La journée avait été harassante et je m’apprêtais à avoir une conversation avec mon mari qui risquait de durer plusieurs heures. Il le fallait pourtant, nous en avions besoin l’un et l’autre.

Romain m’attendait dans le canapé du salon, la télévision était éteinte et seule une musique en bruit de fond régnait dans la maison. Le petit devait être couché à cette heure-ci.. Romain semblait anxieux, dans l’attente, inquiet aussi..

Lorsque je pénétrais dans le salon, il se leva me fixant d’un regard un peu terne, presque malheureux. Je posais mon sac et mes clés, enlevais mes chaussures, puis.. je m’approchais de lui.

Je ne le quittais pas non plus du regard, nous étions les yeux dans les yeux.. 2 mètres, 1 mètre, 50 centimètre, j’étais maintenant face à lui, soutenant son regard, mais il finit par baisser les yeux..

Je l’entourais de mes bras, pris sa tête entre mes mains comme Tristan l’avait fait tout à l’heure avec moi, et je l’embrassais.

Femme nue dans les bras d'un homme - photo offerte par X-Art– Je t’aime Romain, quoiqu’il se passe, je t’aime..

Il m’enserra de ses bras, ses mains se promenant dans mon dos très lentement..

Mon baiser se fit plus insistant, je ne voulais plus parler finalement. Ma langue s’immisça entre ses lèvres pour retrouver la sienne, pour que nos salives se mélangent, mes mains descendaient sur ses hanches, sur ses fesses..

Je lui glissais à l’oreille :

– J’espère que tu as gardé un peu d’énergie ?

– Oh ma chérie, je.. je suis désolée, je n’aurai pas…

– Tutututut, le coupais-je. Je n’ai pas envie de parler, tu as bien fait Romain, tu t’es fait plaisir.. Fais moi l’amour maintenant, j’ai envie de toi !

Il s’exécuta, et commença par m’enlever mon chemisier, bouton par bouton, sa bouche embrassant chaque centimètre de peau mise à nue. Nos vêtements tombèrent les uns après les autres, à même le sol de notre salon qui bientôt ressembla à un dressing mal rangé..

Romain se glissa derrière moi, les mains entourant mes seins, sa bouche dans mon cou, embrassant mon oreille, ma joue, mon cou, mon épaule, ses mains malaxant ma poitrine, titillant mes tétons.. je sentais contre mes fesses son membre plein de vigueur, et son envie pressante.

Je me penchais sur le dossier du fauteuil, écartant légèrement les jambes.. Romain comprit de suite ce que j’attendais de lui. Il glissa un doigt entre mes lèvres, les écartant légèrement  puis s’engouffra en moi. Après avoir vérifié mon état d’excitation et l’humidité de mon intimité, il glissa sa verge entre mes jambes.

Son gland prit le même chemin que venait de prendre son doigt, il s’engouffra à son tour, très profondément, m’arrachant un cri. Ses cuisses avaient claqué contre les miennes, son pubis contre mes fesses, il m’avait pénétré jusqu’à la garde. Commencèrent alors ses mouvements du bassin, lents et profonds, parfois brusques alors qu’il tenait mes hanches entre ses mains. Je tentais d’étouffer mes cris mais chaque coup de butoir que m’administrait mon mari m’arrachait un gémissement que je ne pouvais retenir..

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– Encore, plus vite, encore.. Prends moi plus fort encore..

Romain accélérait le rythme, s’engouffrant toujours plus loin, un peu plus violemment qu’il ne l’avait fait jusque là.. il répondait à mes demandes, à mes gémissements, à mes cris que j’étouffais sur mon bras.. Ma main disponible se glissa entre mes jambes pour rejoindre mon clitoris gonflé.. Quelques pressions suffirent du bout du doigt pour que je ressente un violent frisson m’envahir, pour que mon souffle ne soit coupé, que mon vagin ne se contracte sur la queue de mon homme qui poursuivait ses allers-et-venues.. Je m’affaissais un peu plus sur le dossier du fauteuil alors que Romain continuait ses coups de butoir à un rythme effréné, et que mes cris étaient toujours plus forts..

Ses mouvements devinrent plus saccadés, plus profonds, un gémissement sorti de sa bouche « Oh oui… », ses mains s’étaient crispées sur mes hanches.. Il venait de jouir en moi..

Nous nous allongeâmes sur le canapé, nus, blottis l’un contre l’autre, se caressant les cheveux, la bouche, les hanches, le ventre.. Notre complicité, notre amour, on pouvait lire tout cela en nous ce soir..

– Je t’aime chéri..

 

FIN

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